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B. PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE DU MILIEU LITTORAL MÉDITERRANÉEN.
Les positions des différents utilisateurs de la mer vis-à-vis de ces problèmes
de dégradation du milieu marin sont assez contradictoires. A la pratique laxiste
considérant les masses océanes comme un milieu infini dans lequel on peut
disperser n'importe.quoi, en n'importe quelle quantité, s'oppose l'attitude rigoriste
qui n'admet aucun rejet ni aménagement.
Cet état d'esprit est général puisqu'on le trouve appliqué dans
l'aménagement de l'espace terrestre comme dans celui de l'espace marin littoral. Le
plan et les lois établis par la nature sont, la plupart du temps, ignorés, mal connus
ou mal interprétés par l'homme qui abuse ainsi de ses pouvoirs sans se préoccuper
des limitations et des interdictions naturellement inscrites dans les milieux inertes
et vivants. Cette déficience de notre société industrielle, masquée par l'espoir d'un
avenir meilleur grâce aux remèdes parfois trompeurs ou plus souvent mal conduits
du progrès technique, a placé l'homme dans une impasse où il ne peut que mesurer
son impuissance à enrayer la détérioration de son environnement.
Il est plus réaliste, plus commode et plus utile pour la suite d'intégrer, au
départ les connaissances concernant les deux domaines (pélagique et benthique) en
définissant pour chaque point de l'espace maritime une ambiance générale locale.
Cette ambiance générale locale dont on va enregistrer les modifications en
fonction de sa localisation spatiale, constitue l'unité de base d'une étude
cartographique qui concerne surtout les peuplements benthiques et, là encore, ceuxci doivent être envisagés dans le contexte des écosystèmes évolutifs auxquels ils
participent (rapports trophiques) et qui comprend nécessairement des rapports
étroits avec le pélagos et l'ambiance pélagique.
Pour apprécier les contraintes du milieu marin, plusieurs méthodes sont
utilisées ; certaines d'entre elles ont même fait l'objet de normalisations. Nous
citerons parmi celles-ci le volume de la mission interministérielle pour la
protection et l'aménagement de l'espace naturel méditerranéen "Guide pour
l'étude du milieu marin" (Ministère de l'Environnement, 1982) dans lequel sont
étudiés surtout les protocoles d'étude du milieu marin en vue du rejet en mer et
qui a été traduit en anglais (QUETIN et de ROUVILLE, 1986) ainsi que les
publications issues du Colloque pluridisciplinaire de la CIESM et réunies sous le
titre "Recherche fondamentale et études d'impact (1992)", dans lequel sept
communications : GIACCONE et BELLAN (1992), BELLAN-SANTINI et BELLAN
(1992), CALMET (1992), Di GERONIMO et al. (1992), AMBROGI et VITALE (1992),
ROSE et ROMÉRO (1992) et FRASCARI et al. (1992), font un point assez complet de
la question. Nous ajouterons enfin une méthode mise au point pour le milieu
terrestre et qui peut être appliquée au milieu marin : la planification écologique.
Les différentes méthodes préconisées représentent l'un des moyens de sortir
de 1 impasse où nous ont conduit les problèmes de pollution et de dégradation du
littoral, sans qu'il soit besoin, pour autant, de renoncer aux avantages apportés par
le progrès technique. Les essais prometteurs réalisés depuis quelques années aux
Etats-Unis par 1 application de la méthode mise au point, notamment par Mc
HARG, dès 1965, ont permis d'utiliser les données scientifiques du milieu sous une
forme mieux adaptée, plus compréhensible et directement exploitable pour les
problèmes d’aménagement et d'utilisation du milieu marin (AUGIER et VICENTE,
B. PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE DU MILIEU LITTORAL MÉDITERRANÉEN.
Les positions des différents utilisateurs de la mer vis-à-vis de ces problèmes
de dégradation du milieu marin sont assez contradictoires. A la pratique laxiste
considérant les masses océanes comme un milieu infini dans lequel on peut
disperser n'importe.quoi, en n'importe quelle quantité, s'oppose l'attitude rigoriste
qui n'admet aucun rejet ni aménagement.
Cet état d'esprit est général puisqu'on le trouve appliqué dans
l'aménagement de l'espace terrestre comme dans celui de l'espace marin littoral. Le
plan et les lois établis par la nature sont, la plupart du temps, ignorés, mal connus
ou mal interprétés par l'homme qui abuse ainsi de ses pouvoirs sans se préoccuper
des limitations et des interdictions naturellement inscrites dans les milieux inertes
et vivants. Cette déficience de notre société industrielle, masquée par l'espoir d'un
avenir meilleur grâce aux remèdes parfois trompeurs ou plus souvent mal conduits
du progrès technique, a placé l'homme dans une impasse où il ne peut que mesurer
son impuissance à enrayer la détérioration de son environnement.
Il est plus réaliste, plus commode et plus utile pour la suite d'intégrer, au
départ les connaissances concernant les deux domaines (pélagique et benthique) en
définissant pour chaque point de l'espace maritime une ambiance générale locale.
Cette ambiance générale locale dont on va enregistrer les modifications en
fonction de sa localisation spatiale, constitue l'unité de base d'une étude
cartographique qui concerne surtout les peuplements benthiques et, là encore, ceuxci doivent être envisagés dans le contexte des écosystèmes évolutifs auxquels ils
participent (rapports trophiques) et qui comprend nécessairement des rapports
étroits avec le pélagos et l'ambiance pélagique.
Pour apprécier les contraintes du milieu marin, plusieurs méthodes sont
utilisées ; certaines d'entre elles ont même fait l'objet de normalisations. Nous
citerons parmi celles-ci le volume de la mission interministérielle pour la
protection et l'aménagement de l'espace naturel méditerranéen "Guide pour
l'étude du milieu marin" (Ministère de l'Environnement, 1982) dans lequel sont
étudiés surtout les protocoles d'étude du milieu marin en vue du rejet en mer et
qui a été traduit en anglais (QUETIN et de ROUVILLE, 1986) ainsi que les
publications issues du Colloque pluridisciplinaire de la CIESM et réunies sous le
titre "Recherche fondamentale et études d'impact (1992)", dans lequel sept
communications : GIACCONE et BELLAN (1992), BELLAN-SANTINI et BELLAN
(1992), CALMET (1992), Di GERONIMO et al. (1992), AMBROGI et VITALE (1992),
ROSE et ROMÉRO (1992) et FRASCARI et al. (1992), font un point assez complet de
la question. Nous ajouterons enfin une méthode mise au point pour le milieu
terrestre et qui peut être appliquée au milieu marin : la planification écologique.
Les différentes méthodes préconisées représentent l'un des moyens de sortir
de 1 impasse où nous ont conduit les problèmes de pollution et de dégradation du
littoral, sans qu'il soit besoin, pour autant, de renoncer aux avantages apportés par
le progrès technique. Les essais prometteurs réalisés depuis quelques années aux
Etats-Unis par 1 application de la méthode mise au point, notamment par Mc
HARG, dès 1965, ont permis d'utiliser les données scientifiques du milieu sous une
forme mieux adaptée, plus compréhensible et directement exploitable pour les
problèmes d’aménagement et d'utilisation du milieu marin (AUGIER et VICENTE,
