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4. Conséquences de la pollution des eaux côtières et marines
La dégradation des écosystèmes aquatiques côtiers et marins provient de la
conjugaison des rejets d'eaux polluées par des matières organiques fermentescibles
des agglomérations littorales et de ceux d'émissaires industriels chargés de
nombreux contaminants xénobiotiques minéraux ou organiques, enfin, de
pollutions diffuses d'origine agricole par lessivage des sols.
A plusieurs reprises des mortalités importantes d'oiseaux aquatiques et de
poissons ont ainsi été observées dans le Parc National du Goto Donanma suite à
l'usage de certains insecticides dans les zones de culture avoisinantes. De même, en
Camargue, les concentrations anormalement élevées en mercure observées chez les
Flamants roses doivent être mises en rapport avec l'usage de fongicides
organomercuriels pour l'enrobage des semences de riz (COSSON et al., 1988).
Cette utilisation massive de fertilisants et de pesticides est une cause
générale d'altération des biocénoses d'eaux douces ou lagunaires littorales sur tout
le pourtour du bassin.
Par ailleurs l'accroissement de la charge des eaux continentales en matières
fertilisantes d'origine agricole est responsable de la dystrophie des eaux marines
côtières qui peut donner lieu au phénomène des marées jaunes comme cela a été
observé au cours des dernières années en Adriatique par exemple. Celle-ci affecte
également les lagunes littorales comme cela s'observe dans l'étang de Leucate
(BOUTIÈRE et al., 1982) et de la plupart des étangs languedociens.
La pollution des eaux littorales a par ailleurs provoqué une contamination
des animaux marins d'intérêt économique, dans certains cas même une baisse de
productivité secondaire, mais en outre une dégradation de riches communautés
inféodées aux étages médiolittoraux, infralittoraux voire circalittoraux et cela sur de
vastes étendues (golfe de Gabés, baie d'Izmir, côte d'Alexandrie...).
Les rejets d'égouts, sans aucun traitement préalable, des grandes cités
littorales méditerranéennes ont des effets catastrophiques sur les biocénoses
néritiques depuis de nombreuses décennies (BELLAN et PÉRÈS, 1972). Ceux de
l'émissaire de Marseille à Cortiou avant la mise en service de la station d'épuration
de Marseille (novembre 1987) et ses effets sur le peuplement à Cystoseira stricta, (cf.
ARNOUX et BELLAN-SANTINI 1972 en particulier), constituent même un cas
d'École!
En réalité on pourrait répéter ces exemples pour chaque grande ville côtière
méditerranéenne.
Une autre cause de déséquilibre voire d'altération des peuplements et
même de biocénoses marines littorales toutes entières, tient en l'augmentation de
la pollution thermique par les centrales électriques situées en bord de mer. Mal
coordonné, un réseau de centrales thermiques peut créer des zones d'échauffement
excessif des eaux marines aux effets néfastes sur les peuplements algaux et la faune
benthique littorale. Le fait que la Méditerranée soit une mer assez chaude, loin
d être un facteur favorisant est au contraire un indice présomptif de sensibilité des
communautés affectées comme l'ont montré d'autres recherches effectuées dans
des régions tropicales du monde.
4. Conséquences de la pollution des eaux côtières et marines
La dégradation des écosystèmes aquatiques côtiers et marins provient de la
conjugaison des rejets d'eaux polluées par des matières organiques fermentescibles
des agglomérations littorales et de ceux d'émissaires industriels chargés de
nombreux contaminants xénobiotiques minéraux ou organiques, enfin, de
pollutions diffuses d'origine agricole par lessivage des sols.
A plusieurs reprises des mortalités importantes d'oiseaux aquatiques et de
poissons ont ainsi été observées dans le Parc National du Goto Donanma suite à
l'usage de certains insecticides dans les zones de culture avoisinantes. De même, en
Camargue, les concentrations anormalement élevées en mercure observées chez les
Flamants roses doivent être mises en rapport avec l'usage de fongicides
organomercuriels pour l'enrobage des semences de riz (COSSON et al., 1988).
Cette utilisation massive de fertilisants et de pesticides est une cause
générale d'altération des biocénoses d'eaux douces ou lagunaires littorales sur tout
le pourtour du bassin.
Par ailleurs l'accroissement de la charge des eaux continentales en matières
fertilisantes d'origine agricole est responsable de la dystrophie des eaux marines
côtières qui peut donner lieu au phénomène des marées jaunes comme cela a été
observé au cours des dernières années en Adriatique par exemple. Celle-ci affecte
également les lagunes littorales comme cela s'observe dans l'étang de Leucate
(BOUTIÈRE et al., 1982) et de la plupart des étangs languedociens.
La pollution des eaux littorales a par ailleurs provoqué une contamination
des animaux marins d'intérêt économique, dans certains cas même une baisse de
productivité secondaire, mais en outre une dégradation de riches communautés
inféodées aux étages médiolittoraux, infralittoraux voire circalittoraux et cela sur de
vastes étendues (golfe de Gabés, baie d'Izmir, côte d'Alexandrie...).
Les rejets d'égouts, sans aucun traitement préalable, des grandes cités
littorales méditerranéennes ont des effets catastrophiques sur les biocénoses
néritiques depuis de nombreuses décennies (BELLAN et PÉRÈS, 1972). Ceux de
l'émissaire de Marseille à Cortiou avant la mise en service de la station d'épuration
de Marseille (novembre 1987) et ses effets sur le peuplement à Cystoseira stricta, (cf.
ARNOUX et BELLAN-SANTINI 1972 en particulier), constituent même un cas
d'École!
En réalité on pourrait répéter ces exemples pour chaque grande ville côtière
méditerranéenne.
Une autre cause de déséquilibre voire d'altération des peuplements et
même de biocénoses marines littorales toutes entières, tient en l'augmentation de
la pollution thermique par les centrales électriques situées en bord de mer. Mal
coordonné, un réseau de centrales thermiques peut créer des zones d'échauffement
excessif des eaux marines aux effets néfastes sur les peuplements algaux et la faune
benthique littorale. Le fait que la Méditerranée soit une mer assez chaude, loin
d être un facteur favorisant est au contraire un indice présomptif de sensibilité des
communautés affectées comme l'ont montré d'autres recherches effectuées dans
des régions tropicales du monde.
