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1979). Ces travaux, jusqu'à présent, ont concerné surtout le milieu terrestre. La
méthode de Mc HARG a été adaptée en Provence par FALQUE (1972).
La méthode préconisée consiste à prendre en compte l'ensemble des facteurs
physiques, chimiques et biologiques qui caractérisent la zone étudiée, selon une
trame aussi serrée que possible, et à traduire synthétiquement cet ensemble de
données sur des cartes de descripteurs : sensibilité, nuisances, beauté des fonds, à
l'échelle de 1/50 000e comprenant cinq niveaux de valeurs de sensibilité croissante.
Le débouché de nombreux émissaires se fait souvent dans des zones
sensibles (exemples : La Ciotat, Bandol, Sanary dans le Var ; Cortiou à Marseille).
Le classement des peuplements en fonction de leur sensibilité aux
agressions est réalisé essentiellement en fonction de la sensibilité spécifique du
peuplement vis-à-vis des facteurs agressifs. Il est tenu compte, dans certains cas
(pour les baies, en particulier) des conditions écologiques et hydrologiques (régime
des courants, en particulier) susceptibles d'aggraver l'action des agents de
dégradation.
Sur le littoral provençal de nombreuses régions présentent des surfaces
sensibles très étendues (exemple : la rade du Brusc, la baie de la Ciotat et la baie de
Cassis). Ces régions doivent faire l'objet d'une vigilance soutenue.
De nombreux autres secteurs présentent une sensibilité importante aux
agressions, en particulier partout ou l'herbier de posidonies et les peuplements du
coralligène sont bien développés : calanques de Cassis, littoral de la montagne de la
Canaille, secteur de l'Ile Verte à La Ciotat, île de Bendor, baie de Sanary, littoral du
massif de Sicié, ...
Il convient par ailleurs de mettre en garde l'utilisation contre le danger
d'interprétation que pourrait représenter ces classements de sensibilité. Les zones
classées très peu sensibles ou peu sensibles ne doivent pas être considérées comme
des portions de littoral où l'on peut se livrer à n'importe quelle activité destructrice.
Les animaux et les végétaux qui peuplent des fonds, même s'ils sont moins
sensibles que d'autres aux mauvaises conditions du milieu, n'en demeurent pas
moins des être vivants dont la résistance a des limites.
D'ailleurs, si les conditions de vie pouvaient être améliorées dans ces zones
(diminution de la charge polluante, assainissement des eaux portuaires...), le milieu
pourrait devenir favorable à l'installation des peuplements originels plus
productifs.
Un tel travail peut être réalisé grâce aux études et à l'expérience de
nombreux scientifiques travaillant sur le littoral et à l'aide de prises de vue
aériennes et de travaux scientifiques publiés dans des domaines aussi variés que la
géologie, l'écologie, la molysmologie, l'hydrologie, la microbiologie, la zoologie, la
botanique, la biologie et la biocénotique marine.
Il convient néanmoins de souligner que les travaux scientifiques réalisés
jusqu'ici sont encore trop souvent fragmentaires et incomplets, quelquefois même
périmés dans divers domaines et, en particulier, en ce qui concerne la composition
et la répartition des biocénoses ainsi que l'inventaire et l'impact des nuisances.
Cette déficience appelle de nouvelles études de terrains si l'on désire réaliser
un travail plus précis dans des secteurs particuliers.
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