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A. LES CAUSES DE DÉGRADATION DES BIOCÉNOSES MARINES ET
LITTORALES MÉDITERRANÉENNES
1. La pression démographique
L'accroissement démographique constitue sans doute la plus importante
cause de dégradation des écosystèmes littoraux et marins méditerranéens dans
l'ensemble du Bassin, dont les effets atteignent leur climax sur les franges littorales.
Elle résulte de la conjonction de deux phénomènes dont l'impact s'est
considérablement accru au cours des dernières décennies :
1) le maintien d'un taux de fertilité très élevé en Afrique septentrionale et
au Proche-Orient qui a pour conséquence des taux de croissance démentiels de la
population des pays concernés excédant en règle générale 3 % par an soit des temps
de doublement proche de 20 ans de leurs effectifs ;
2) d'importants flux migratoires saisonniers et permanents qui conduisent à
une croissance incessante des effectifs des zones situées en bord de mer.
En effet, tant dans le Nord que dans le Sud du bassin, l'industrialisation a
favorisé les régions littorales avec un afflux de population vers les côtes.
A cela s'ajoute dans les pays en voie de développement de la région un
exode rural dans le même sens en provenance des arrière-pays ruraux et souvent
marginalisés, lié au très considérable accroissement démographique de ces zones
intérieures sans emploi par suite du manque absolu de terres cultivables et déjà
surpeuplées.
Enfin "last but not least" une autre cause majeure d'immigration dans les
pays du Bassin tient au développement impressionnant du tourisme saisonnier
qu'a connu la zone au cours des dernières décennies.
La vocation touristique de la région n'est pas à rappeler quand on sait que la
notion même de tourisme a été créée au siècle dernier en rapport avec la
Méditerranée. Bien des pays de la zone tirent d'ailleurs de celui-ci une part
significative voire prépondérante de leur PNB.
En définitive, la région méditerranéenne passera de 360 millions d'habitants
permanents en 1985 à 523 en 2020. A cela doit être ajoutée l'immigration
touristique. Alors que l'on dénombrait 170 millions de touristes sur les rives de la
Méditerranée en 1985 selon le Plan Bleu ce nombre passerait à 350 millions en 2025
dont près de 200 millions de touristes internationaux. Cela signifie que dans
quelques trois décennies, près d'un milliard d'hommes vivraient de façon
épisodique ou transitoire sur les rives de la Méditerranée.
Les conséquences d'une telle surpopulation humaine seront évidemment
désastreuses pour l'ensemble des écosystèmes littoraux et marins.
2. L'urbanisation
La majorité de cette population sera concentrée dans les régions côtières
avec pour corollaire une urbanisation anarchique de ces dernières.
Dès à présent, à cause du relief tourmenté des pays riverains concernés par
1 explosion démographique la plupart du surcroît d'effectif s'entasse dans les
A. LES CAUSES DE DÉGRADATION DES BIOCÉNOSES MARINES ET
LITTORALES MÉDITERRANÉENNES
1. La pression démographique
L'accroissement démographique constitue sans doute la plus importante
cause de dégradation des écosystèmes littoraux et marins méditerranéens dans
l'ensemble du Bassin, dont les effets atteignent leur climax sur les franges littorales.
Elle résulte de la conjonction de deux phénomènes dont l'impact s'est
considérablement accru au cours des dernières décennies :
1) le maintien d'un taux de fertilité très élevé en Afrique septentrionale et
au Proche-Orient qui a pour conséquence des taux de croissance démentiels de la
population des pays concernés excédant en règle générale 3 % par an soit des temps
de doublement proche de 20 ans de leurs effectifs ;
2) d'importants flux migratoires saisonniers et permanents qui conduisent à
une croissance incessante des effectifs des zones situées en bord de mer.
En effet, tant dans le Nord que dans le Sud du bassin, l'industrialisation a
favorisé les régions littorales avec un afflux de population vers les côtes.
A cela s'ajoute dans les pays en voie de développement de la région un
exode rural dans le même sens en provenance des arrière-pays ruraux et souvent
marginalisés, lié au très considérable accroissement démographique de ces zones
intérieures sans emploi par suite du manque absolu de terres cultivables et déjà
surpeuplées.
Enfin "last but not least" une autre cause majeure d'immigration dans les
pays du Bassin tient au développement impressionnant du tourisme saisonnier
qu'a connu la zone au cours des dernières décennies.
La vocation touristique de la région n'est pas à rappeler quand on sait que la
notion même de tourisme a été créée au siècle dernier en rapport avec la
Méditerranée. Bien des pays de la zone tirent d'ailleurs de celui-ci une part
significative voire prépondérante de leur PNB.
En définitive, la région méditerranéenne passera de 360 millions d'habitants
permanents en 1985 à 523 en 2020. A cela doit être ajoutée l'immigration
touristique. Alors que l'on dénombrait 170 millions de touristes sur les rives de la
Méditerranée en 1985 selon le Plan Bleu ce nombre passerait à 350 millions en 2025
dont près de 200 millions de touristes internationaux. Cela signifie que dans
quelques trois décennies, près d'un milliard d'hommes vivraient de façon
épisodique ou transitoire sur les rives de la Méditerranée.
Les conséquences d'une telle surpopulation humaine seront évidemment
désastreuses pour l'ensemble des écosystèmes littoraux et marins.
2. L'urbanisation
La majorité de cette population sera concentrée dans les régions côtières
avec pour corollaire une urbanisation anarchique de ces dernières.
Dès à présent, à cause du relief tourmenté des pays riverains concernés par
1 explosion démographique la plupart du surcroît d'effectif s'entasse dans les
