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LA CONSERVATION DES ECOSYSTEMES CÔTiERS
ET MARINS MÉDITERRANÉENS : François RAMADE et Nardo VICENTE
Les écosystèmes propres aux zones littorales (côtières et marines)
méditerranéennes figurent parmi les plus menacés. En conséquence leurs
biocénoses sont elles-mêmes en voie de régression dans la plus grande partie de
l'aire biogéographique méditerranéenne et renferment un grand nombre d'espèces
rares voire vulnérables sinon pour l'instant en danger d'extinction immédiate
(RAMADE, 1991 ; VICENTE, 1990).
C'est d'ailleurs à partir d'un tel constat sur les menaces multiples
d'altération - en particulier dues à une importante pollution - auxquelles était (et
demeure) exposée la mer Méditerranée en tant que telle, que fut signée la
Convention de Barcelone. En effet, les États riverains, de plus en plus préoccupés
par l'état de dégradation de l'antique Mare Nostrum qui constitue une part
essentielle de leur patrimoine commun et le trait d'union qui les lie tous, réunis à
Barcelone en 1975, prirent l'initiative de lancer sous l'égide du Programme des
Nations Unies pour l'Environnement une convention pour la Protection de la
Méditerranée.
Cette convention constitue un document de base essentiel pour l'avenir de
la conservation des écosystèmes méditerranéens. En effet elle a été assortie d'un
ensemble de protocoles destinés à prévenir diverses pollutions notamment par les
hydrocarbures ainsi qu'à établir un réseau de Réserves côtières et marines.
De cette convention est également issu un Plan d'Action spécial pour la
Méditerranée (PAM) dont l'Unité de coordination implantée à Athènes a pour objet
de faciliter la mise en oeuvre des protocoles inclus dans cette dernière.
Compte tenu de l'interdépendance entre les écosystèmes marins et
continentaux, il est apparu très vite que les activités terrestres de la plupart des pays
riverains étaient la cause d'importantes dégradations marines, d'où extension du
PAM au milieu continental.
Dans le même temps étaient mis en place le "Plan Bleu" dont le siège est à
Sophia Antipolis près d'Antibes, dont la finalité est l'analyse des systèmes et
l'élaboration de prospectives appliquées à l'ensemble des problèmes
méditerranéens y inclus ceux relatifs à la protection des écosystèmes
méditerranéens (RAMADE, 1991).
A partir des divers travaux réalisés par ces Organisations internationales, il
est dès à présent possible de faire un diagnostic sur les principales menaces
auxquelles sont exposées les biocénoses marines et littorales méditerranéennes,
leurs causes de dégradation et d'établir les mesures nécessaires à leur conservation.
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