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Arthrocnemetea (= Sarcocornietea) fruticosi Br.-Bl. et Tx 1943 corr. O. de Bolos
1957
Ce sont les phytocénoses halophiles organisées autour des Salicornes
vivaces chaméphytiques ou nanophanérophytiques ; elles correspondent aux
sansouires méditerranéennes bien analysées par BRAUN-BLANQUET lui-même
(1957) et René MOLINIER et TALLON (1965). Quand la salinité décroît, les
Salicornes halophiles ne trouvent plus les conditions optimales de leur
développement et cèdent la place aux espèces hémicryptophytiques moins
exigeantes quant au sel et caractéristiques de la classe des Juncetea maritimi (cf.
infra).
Développées sur des sols limoneux très salés, trois unités majeures ont été
décrites ; elles correspondent chacune à une Salicorne dominante, à un taux de
salinité et à une durée d'inondation différents.
Le Puccinellio festuciformis-Sarcocornietum perennis est l'association
supportant la plus longue submersion et correspondant au taux de chlorure le
moins élevé.
Couvrant de vastes espaces au bord des étangs du Languedoc au Var et en
Corse, le Puccinellio festuciformis-Sarcocornietum fruticosi borde directement
l'association précédente ; il colonise des sols plus riches en sel, plus rapidement
exondés et montrant en été de profondes crevasses. La diversité spécifique est plus
grande au niveau de cette association - 25-30 taxons - contre une dizaine dans le
Puccinellio-Sarcocornietum perennis, le recouvrement y est plus important (80 à
100 % contre 30 à 60 %).
Enfin, sur des buttes peu élevées mais cependant encore moins longtemps
immergées et plus riches en sel, se développe le Puccinellio festuciformisArthrocnemetum macrostachyi. Cette phytocénose est vraisemblablement la moins
répandue des trois car fréquemment, comme le souligne GAMISANS (1991), cette
Salicorne nanophanérophytique existe à l'état dispersé dans le précédent
groupement sans que l'association qu'elle individualise soit pour autant nettement
différenciée comme cela est le cas en Languedoc, Camargue et quelques stations en
Corse.
Les principales espèces recensées au niveau de ces trois syntaxons sont
souvent des Chénopodiacées (remarquable exemple phylogénétique d'adaptation au
sel) avec notamment, outre les Salicornes, Atriplex portulacoides, Suaeda
maritima,.... auxquels s'associent Limonium vulgare et d'autres végétaux
halophiles.
En Languedoc et en Camargue existe un autre groupement - Elymo elongatiInuletum crithmoidis - qui s'identifie à des sols sensiblement plus secs que ceux sur
lesquels se développent les individus d'association du Puccinellio festuciformisSarcocornietum fruticosi.
GEHU (1991) mentionne enfin une alliance Limonastrion qui, endémique
de la région de Narbonne (entre La Clape et le Cap Leucate), réunirait diverses
associations dont le Limoniastro-Limonietum lychnidifoliae décrit par BRAUNBLANQUET et al. (1951).
Juncetea maritimi Br. -Bl. 1952
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