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Dominés par les hémicryptophytes et diverses espèces de Poacées, Juncacées
et Cypéracées, les groupements rattachés à cette classe présentent une physionomie
très différente de celle des formations à Salicorne ; ce sont les "prés salés"
développés sur sols profonds, moins salés que ceux de la sansouire. Les formations
se différencient les unes des autres par la texture fine des sols qui peut être
sablonneuse, limono-argileuse,....
Riches en espèces (30 à 50 par individu d'association), les groupements de
cette unité synsystématique sont bien représentés en Corse, Languedoc, Camargue et
Provence. Ils occupent à la fois les bordures des étangs salés et les dépressions
interdunaires comme cela est assez fréquemment le cas en Corse et en Provence par
exemple où ils recouvrent densément le sol (recouvrement de 80 à 90 %).
Les taxons les plus fréquemment observés appartiennent au genre Juncus (J.
acutus, maritimus, gerardi, subulatus,....), associés à divers Carex, Triglochin,
Elymus, Puccinellia, Parapholis, Schoenus nigricans, Limonium vulgare subsp.
serotinum, ....
Plusieurs associations ont été décrites ; citons notamment :
- en Corse les Puccinellio festuciformis-Juncetum maritimi, SpartinoJuncetum maritimi, Puccinellio festuciformis-Aelureopetum littoralis,
Schoeno-Plantaginetum
crassifoliae, Junco acuti-Schoenetum
nigricantis ;
- en France continentale, outre certains des syntaxons précédents, le
Caricetum divisae présent en Camargue et Languedoc, VElymo pycnanthi
-Trifolietum maritimi dont l'aire s'étend du Languedoc au Var.
Les aménagements des étangs et des lagunes, l'isolement des plans d'eau de
l'influence de la mer, l'abandon des activités au niveau des salins ou au contraire
l'extension importante de ceux-ci, sont les facteurs principaux de la régression des
associations des Thero-Salicornietea, des Arthrocnemetea fruticosi et des Juncetea
maritimi et en particulier de celles de la première de ces trois classes, dont les aires
de répartition sont de plus en plus disjointes et en voie de régression.
Ammophiletea Br.-Bl. et Tx 1943
La végétation vivace des dunes mobiles est intégrée à cette classe.
La spécificité du milieu constitue un facteur sélectif des cortèges floristiques :
les végétaux observés sont souvent des xérophytes, plus ou moins halorésistants et
aptes à se maintenir sur un substrat en perpétuel mouvement (système souterrain
rampant de l'Oyat, ou encore profondément ancré pour atteindre les réserves d'eau
profondes quand elles existent).
Par suite de cette sélection très sévère, les espèces caractéristiques de ce type
de végétation sont relativement peu nombreuses et généralement peu couvrantes
(ce sont les appareils souterrains qui montrent une relative densité) ; à côté des très
classiques Ammophila arenaria et Elymus farctus, s'observent Calystegia soldanella,
Eryngium maritimum, Echinophora spinosa, Medicago littoralis, Euphorbia
paralias, Sporobolus pungens, Otanthus maritimus, Polygonum maritimum, ....
sans oublier en Provence et en Corse le rare Matthiola tricuspidata.
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