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et les courants dominants sont défavorables. Dès que la pollution est résorbée, les
végétaux semblent se réinstaller.
Les embruns pollués chargés de tensio-actifs atteignent les végétations
halophile et halorésistante. Leurs effets se traduisent par des nécroses plus ou
moins accusées allant de la mort de quelques feuilles à celle de quelques rameaux
voire de quelques individus. Les dégâts varient avec l'exposition aux vents
dominants, le profil de la côte mais aussi d'une année sur l'autre, tant au niveau de
leur intensité que de leur extension spatiale. Toutes les associations mentionnées
dans ce paragraphe sont concernées ou susceptibles de l'être.
La surfréquentation du littoral constitue certainement la menace la plus
grave pour ces ensembles littoraux. Par leur position sur les rochers juxta-littoraux
et les falaises, les syntaxons halophiles sont moins touchés par le piétinement, le
passage répété et croissant des véhicules tout-terrain, le camping organisé ou
sauvage, le dépôt de matériaux,.... comme le sont les associations halorésistantes
plus en retrait, y compris celles se développant sur des espaces acquis par le
Conservatoire du littoral.
Saginetea maritimae Westh. et al. 1961
Ce sont les groupements de pelouses halonitratophiles dominées par les
végétaux annuels. Soumises à une alternance de saturation en eau et de
dessèchement total en été, elles correspondent à des conditions édaphiques
relativement sévères et sont associées à des sols à texture limono-sableuse, argilosableuse ou argilo-limoneuse.
Les espèces y sont variées (30 à 40 par individu d'association) ; ce sont
essentiellement des thérophytes adaptées à une humidité prolongée et à une forte
sécheresse estivale. On doit en particulier mentionner divers Frankenia
(intermedia, laevis et pulverulenta subsp. pulverulenta), Spergularia (macrorhiza,
heldreichii), Sagina et diverses Poacées (genres Parapholis, Hordeum,....).
Il s'agit d'une unité phytosociologique encore relativement mal connue en
France méditerranéenne, mais se rattachent cependant à cette classe diverses
associations décrites de Corse par GAMISANS (1991) - Spergulario macrorhizae
-Frankenietum laevis, Evacetum rotundatae, Polygonetum subspathacei et
Centaureo tenuiflori-Hordeetum gussoniani. Il est vraisemblable que doivent lui
être également intégrés l'association à Camphorosma monspeliaca et Frankenia
intermedia MOLINIER (1934) des côtes de Provence calcaire et les peuplements à
Frankenia pl. sp. de la région hyéroise (Var).
Thero -Salicornietea Pign. 1953 em. Tx in Tx et Oberd. 1958
Cette classe réunit les formations souvent plus ou moins linéaires, occupant
les sols vaseux en bordure des étangs littoraux. Dominées par les Salicornes
annuelles, elles se distinguent des groupements rattachés à la classe des
Arthrocnemetea fruticosi (cf. infra) par la durée plus grande de l'immersion des
substrats, qui s'oppose à l'installation des Salicornes et autres végétaux vivaces.
Cet ensemble est représenté du Languedoc au Var et en Corse ; il réunit
diverses associations dont VArthrocnemo macrostachyi-Salicornietum emerici, le
Suaedo-Salicornietum patulae, le Salicornietum ramosissimae,....
Le nombre d'espèces et le recouvrement sont en général faibles
(recouvrement inférieur à 50 %).
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