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B) CARACTÉRISTIQUE MORPHO-PHYSIOLOGIQUE DES VÉGÉTAUX
LITTORAUX TERRESTRES
Les végétaux se développant sur le littoral méditerranéen sont soumis à
l'action de la sécheresse, du vent et du sel, l'importance de chacun de ces facteurs
écologiques variant avec les biotopes.
- Les principales adaptations morphologiques permettant aux plantes de
résister à la sécheresse sont diverses :
• appareil racinaire développé en surface et/ou en profondeur ;
• réduction des surfaces évaporantes et de la circulation de l'air au niveau
des feuilles : diminution du nombre des feuilles et de leur surface,
développement de feuilles aciculaires, d'une cuticule épaisse et d'une
pilosité importante conférant une couleur plus ou moins grise à
l'appareil végétatif de certaines espèces, enroulement des limbes
foliaires,...;
• succulence des appareils végétatifs...
- Le vent est à l'origine de morphoses particulières au niveau des végétaux :
port en "drapeau" des arbres, faible croissance en hauteur des ligneux qui restent
plaqués au sol et acquièrent souvent un port en "dune" caractéristique.
Le vent, par sa fréquence et sa violence, accentue les conditions de
sécheresse mais sert également de vecteur aux sels marins et en particulier au
chlorure de sodium.
- Les embruns salés peuvent atteindre, quand le relief de la côte s'y prête, de
grandes distances (plusieurs centaines de mètres) et atteignent ainsi des végétaux ne
supportant pas le sel. Ces glycophytes (STOCKER, 1924) montrent des brûlures liées
au dépôt de sel à la surface des organes vivants ; la plasmolyse des cellules
épidermiques et sous-épidermiques est irréversible et les organes meurent. L'apport
du sel par les embruns, s'il n'est pas trop conséquent, s'ajoute à l'action mécanique
du vent et conforte le port en "dune" des végétaux non résistants (les parties
tournées vers la mer dépérissent). Périodiquement le sel déposé sur ces plantes et
les rochers est entraîné par les eaux de pluie dans le sol où sa concentration
provoque la mort de ces végétaux.
Seules peuvent vivre dans ces conditions les halophytes (PALLAS, 1803) au
sein desquelles il convient de distinguer les espèces halorésistantes qui résistent à
certaines concentrations de sel mais peuvent se développer en l'absence de cet
élément, et les espèces halophiles dont la biologie et particulièrement la croissance
sont favorisées par la présence de sel dans le sol.
Les halophiles et les halorésistants présentent très souvent une succulence
accusée de leur appareil végétatif aérien voire de leur appareil reproducteur.
Cette succulence est associée à une pression osmotique intracellulaire élevée
et supérieure à celle de la solution de sol, assurant ainsi l'alimentation en eau des
végétaux. Si la concentration en sel des solutions cellulaires est inférieure à celle de
la solution de sol, 1 alimentation en eau n'est plus possible (situation de sécheresse
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