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physiologique). En ce qui concerne les phénomènes physiologiques complexes
relevant de l'halophilie et de l’halorésistance, le lecteur pourra consulter le numéro
spécial du Bulletin de la Société Botanique de France consacré aux "Aspects
physiologiques de l'halophilie et de la résistance aux sels", (1978).
C) LES PHYTOCÉNOSES
Des synthèses récentes sont proposées par GÉHU (1991) et GAMISANS
(1991).
Les syntaxons développés sur le littoral méditerranéen français
appartiennent aux classes de végétation suivantes.
Posidonietea Den Hartog 1976
Cette unité syntaxonomique n'est pas, en général, étudiée par les
phytoécologues terrestres car elle réunit les formations à Posidonie développées
entre 2 et 40 mètres de profondeur.
Halodulo-Thalassietea Den Hartog 1976
Ce sont les groupements organisés autour de Cymodocea nodosa, Zostera
nana et Zostera noltii que l'on observe à faible profondeur (de 0, 5 à 8 mètres) sur les
fonds vaseux et sablo-vaseux des étangs et lagunes de Corse, Camargue,....
Ruppietea maritimae J. Tx 1960
Les eaux saumâtres peu profondes de divers étangs depuis le Languedoc
jusqu'aux Alpes-Maritimes et la Corse permettent l'éclosion du ChaetomorphoRuppietum réunissant entre autres Ruppia maritima et le rare Althenia filiformis
(Corse, Camargue).
Ces trois ensembles de végétation phanérogamique aquatique marine sont
particulièrement menacés dans leur répartition par les pollutions des eaux mais
aussi par l'extension des drainages, voire la suppression des milieux pour
l'urbanisme et les loisirs.
Crithmo-Limonietea Br.-Bl. 1947
Avec cette classe sont abordés les groupements végétaux terrestres ; elle
réunit en effet toutes les associations végétales phanérogamiques halophiles ou
halorésistantes des rochers et rocailles exposés à l'action permanente ou
intermittente des embruns salés.
Les principales espèces caractéristiques de cet ensemble sont Crithmum
maritimum, Asteriscus maritimus, Limonium minutum, Sonchus glaucescens,
Daucus carota subsp. hispanicus, Euphorbia pithyusa subsp. pithyusa, Lotus
cytisoides,....
Immédiatement au contact de la mer, la végétation phanérogamique ne
peut se développer sur une hauteur variant de 3 à 5 mètres en fonction du relief et
du découpage de la côte,.le choc des vagues paraissant être un obstacle à son
installation (MOLINIER, 1934).
Au-dessus se distinguent habituellement deux ceintures de végétation.
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