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a été découvert. N'est pas ancienne, non plus, la découverte de l'extraordinaire
faune associée aux cheminées hydrothermales des dorsales océaniques.
A la diversité inégalée des types d'organismes marins s'ajoute
l'extraordinaire diversité des biologies des micro-organismes, des végétaux et des
animaux. Du seul point de vue des sciences fondamentales, les organismes marins
sont ainsi d'une importance considérable, qu'il s'agisse de comprendre la marche de
l'évolution ou le fonctionnement des grands cycles biogéochimiques.
Dans leur frange terrestre, les espaces littoraux accueillent des espèces
végétales continentales qui ont évolué en acquérant de multiples adaptations aux
contraintes écologiques particulières d'habitats marqués, directement ou
indirectement, par la présence de la mer. Toute une faune, parfois très spéciale, y est
également inféodée. Enfin, ces espaces sont essentiels pour une avifaune très variée
qui y trouve, saisonnièrement ou en permanence, des ressources trophiques,
benthiques ou pélagiques.
Pour les hommes eux-mêmes, la forte productivité des plateaux
continentaux et des zones d'up-welling a été depuis très longtemps une ressource
importante, et des sociétés maritimes, aux cultures originales et diverses, se sont
développées, parfois à structure religieuse stricte, contribuant à la mise en place
d'un patrimoine culturel trop souvent négligé. Cependant le développement de
l'économie maritime, puis, plus encore celui du tourisme et de ses conséquences,
en termes d'urbanisation et d'aménagement de structures de loisir, font
aujourd'hui du littoral le lieu d'une inquiétante confrontation entre l'expansion
humaine et des systèmes écologiques qui assurent à la fois l'existence d'un héritage
exceptionnel de l'évolution biologique et la production de ressources alimentaires
importantes. ”
Depuis de nombreuses années déjà, mais avec une ampleur croissante
depuis peu, l'on s'inquiète de l'érosion accélérée de la diversité biologique
provoquée par l'emprise croissante des hommes sur les systèmes écologiques (voir
par exemple Mc NEELY et al., 1990). D'ambitieux programmes de recherche
internationaux voient le jour, pour que l'on connaisse mieux cette "biodiversité",
qu'on en comprenne rapidement la signification fonctionnelle et évolutive et
qu'on en tire les conséquences pour élaborer une gestion plus raisonnée des
ressources naturelles (SOLBRIG, 1991). Cette préoccupation, depuis longtemps très
forte en ce qui concerne les forêts tropicales, est devenue récemment aussi vive
dans le cas des milieux littoraux et marins, et l'urgence de programmes de
recherches visant à comprendre les relations entre biodiversité et fonctionnement
des systèmes écologiques a été soulignée il y a peu (GRASSLE et al., 1991 ; RAY et
GRASSLE, 1991). Il est en effet nécessaire de comprendre pourquoi une biodiversité
plus ou moins élevée pourrait se traduire par des différences de fonctionnement
essentielles vis à vis de la durabilité des systèmes écologiques
L'urgence, malheureusement, interdit d'attendre sans rien faire les résultats
de recherches nécessairement longues. D'ailleurs, il existe déjà sur les espaces
littoraux un corpus de connaissances considérable, et les scientifiques ont de longue
date mis leur savoir à la disposition des collectivités territoriales pour éclairer les
prises de décisions. Mais le coup par coup ne suffit plus, il faut développer une
véritable politique de protection des systèmes écologiques littoraux et marins,
politique qui doit s'inscrire dans une démarche intégrée de gestion raisonnée des
milieux.
a été découvert. N'est pas ancienne, non plus, la découverte de l'extraordinaire
faune associée aux cheminées hydrothermales des dorsales océaniques.
A la diversité inégalée des types d'organismes marins s'ajoute
l'extraordinaire diversité des biologies des micro-organismes, des végétaux et des
animaux. Du seul point de vue des sciences fondamentales, les organismes marins
sont ainsi d'une importance considérable, qu'il s'agisse de comprendre la marche de
l'évolution ou le fonctionnement des grands cycles biogéochimiques.
Dans leur frange terrestre, les espaces littoraux accueillent des espèces
végétales continentales qui ont évolué en acquérant de multiples adaptations aux
contraintes écologiques particulières d'habitats marqués, directement ou
indirectement, par la présence de la mer. Toute une faune, parfois très spéciale, y est
également inféodée. Enfin, ces espaces sont essentiels pour une avifaune très variée
qui y trouve, saisonnièrement ou en permanence, des ressources trophiques,
benthiques ou pélagiques.
Pour les hommes eux-mêmes, la forte productivité des plateaux
continentaux et des zones d'up-welling a été depuis très longtemps une ressource
importante, et des sociétés maritimes, aux cultures originales et diverses, se sont
développées, parfois à structure religieuse stricte, contribuant à la mise en place
d'un patrimoine culturel trop souvent négligé. Cependant le développement de
l'économie maritime, puis, plus encore celui du tourisme et de ses conséquences,
en termes d'urbanisation et d'aménagement de structures de loisir, font
aujourd'hui du littoral le lieu d'une inquiétante confrontation entre l'expansion
humaine et des systèmes écologiques qui assurent à la fois l'existence d'un héritage
exceptionnel de l'évolution biologique et la production de ressources alimentaires
importantes. ”
Depuis de nombreuses années déjà, mais avec une ampleur croissante
depuis peu, l'on s'inquiète de l'érosion accélérée de la diversité biologique
provoquée par l'emprise croissante des hommes sur les systèmes écologiques (voir
par exemple Mc NEELY et al., 1990). D'ambitieux programmes de recherche
internationaux voient le jour, pour que l'on connaisse mieux cette "biodiversité",
qu'on en comprenne rapidement la signification fonctionnelle et évolutive et
qu'on en tire les conséquences pour élaborer une gestion plus raisonnée des
ressources naturelles (SOLBRIG, 1991). Cette préoccupation, depuis longtemps très
forte en ce qui concerne les forêts tropicales, est devenue récemment aussi vive
dans le cas des milieux littoraux et marins, et l'urgence de programmes de
recherches visant à comprendre les relations entre biodiversité et fonctionnement
des systèmes écologiques a été soulignée il y a peu (GRASSLE et al., 1991 ; RAY et
GRASSLE, 1991). Il est en effet nécessaire de comprendre pourquoi une biodiversité
plus ou moins élevée pourrait se traduire par des différences de fonctionnement
essentielles vis à vis de la durabilité des systèmes écologiques
L'urgence, malheureusement, interdit d'attendre sans rien faire les résultats
de recherches nécessairement longues. D'ailleurs, il existe déjà sur les espaces
littoraux un corpus de connaissances considérable, et les scientifiques ont de longue
date mis leur savoir à la disposition des collectivités territoriales pour éclairer les
prises de décisions. Mais le coup par coup ne suffit plus, il faut développer une
véritable politique de protection des systèmes écologiques littoraux et marins,
politique qui doit s'inscrire dans une démarche intégrée de gestion raisonnée des
milieux.
