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Les autres compartiments (necton, plancton) ont aussi, du point de vue
qualitatif, une répartition spécifique zonale qui globalement se calque sur l'échelle
précédente mais se délimite moins nettement dans la mesure où il s'agit de
populations planctoniques, supportées par les courants, à courte durée de vie, qui
réagissent rapidement aux variations mineures des conditions environnementales
ou au contraire de populations nectoniques dont l'indépendance vis a vis du milieu
est plus grande.
Du point de vue quantitatif, en ne considérant que le "Proche Paralique", un
certain nombre de paramètres varient en fonction du confinement (GUELORGET et
PERTHUISOT, 1983).
La richesse spécifique diminue pour tous les compartiments tandis que la
densité des individus augmente depuis la mer vers les confins paraliques.
Paralèllement, la taille moyenne des espèces et, dans la plupart des cas, des
individus diminue de façon significative.
Le point fondamental, dont dépend le fonctionnement et la valorisation, des
écosystèmes paraliques, est le fait que la biomasse de la macrofaune benthique, c'est à
dire des consommateurs, est maximale en zone III, tandis que la biomasse
phytoplanctonique (qui constitue l’essentiel de la production primaire) est maximale
en zones IV et V (Fig. 33) ainsi, les zones confinées (IV et V) apparaissent comme à
l'origine de la richesse potentielle des écosystèmes paraliques; leur réduction ou leur
disparition est susceptible d'entraîner une réduction ou une disparition des
peuplements des zones moins confinées. Inversement, la réduction des zones peu
confinées (II et III), en limitant la consommation de la production primaire tend à
eutrophiser les systèmes paraliques éventuellement concernés.
Le "Paralique lointain" comporte deux branches. La branche dulçaquicole
n'est pratiquement pas représentée sur les côtes méditerranéennes françaises eu
égard aux débits importants d'eau douce vers les systèmes paraliques vis-à-vis de leur
taille. Cette branche se développe bien dans les grands systèmes paraliques
intertropicaux. Sur les côtes méditerranéennes françaises, la branche évaporitique
n'est représentée que dans les marais salants. Elle se caractérise par la dominance
totale des associations procaryotiques et par la présence de quelques espèces
spécialisées adaptées aux salures élevées comme Artemia salina , la chlorophycée
planctonique Dunaliella salina et quelques insectes.
Au total, les systèmes paraliques sont des exportateurs de biomasse : toute
atteinte à leur organisation, et par la-même à leur fonctionnement, ne peut que
porter atteinte à l'équilibre des aires littorales adjacentes (AMANIEU et LASSERRE,
1981).
C) Les menaces sur les écosystèmes paraliques méditerranéens.
Nous entendons par menaces les éventuelles actions ou modifications
d origine interne ou externe au domaine paralique qui risquent de perturber
localement ou globalement une population, un peuplement ou un écosystème dans
son ensemble.
Les écosystèmes paraliques, comme tout autre écosystème, subissent une
évolution naturelle liée à leur dynamique biogéologique propre, qui se manifeste
clairement à 1 échelle d'une vie humaine. Ces systèmes sont donc constamment
mo i les à a fois par leur situation évolutive naturelle mais aussi sous l'effet
agressions extérieures diverses, au rang desquelles les agressions anthropiques
igurent en premier lieu. Néanmoins, les écosystèmes paraliques apparaissent
comme particu lerement robustes, dans la mesure où les peuplements biologiques
Les autres compartiments (necton, plancton) ont aussi, du point de vue
qualitatif, une répartition spécifique zonale qui globalement se calque sur l'échelle
précédente mais se délimite moins nettement dans la mesure où il s'agit de
populations planctoniques, supportées par les courants, à courte durée de vie, qui
réagissent rapidement aux variations mineures des conditions environnementales
ou au contraire de populations nectoniques dont l'indépendance vis a vis du milieu
est plus grande.
Du point de vue quantitatif, en ne considérant que le "Proche Paralique", un
certain nombre de paramètres varient en fonction du confinement (GUELORGET et
PERTHUISOT, 1983).
La richesse spécifique diminue pour tous les compartiments tandis que la
densité des individus augmente depuis la mer vers les confins paraliques.
Paralèllement, la taille moyenne des espèces et, dans la plupart des cas, des
individus diminue de façon significative.
Le point fondamental, dont dépend le fonctionnement et la valorisation, des
écosystèmes paraliques, est le fait que la biomasse de la macrofaune benthique, c'est à
dire des consommateurs, est maximale en zone III, tandis que la biomasse
phytoplanctonique (qui constitue l’essentiel de la production primaire) est maximale
en zones IV et V (Fig. 33) ainsi, les zones confinées (IV et V) apparaissent comme à
l'origine de la richesse potentielle des écosystèmes paraliques; leur réduction ou leur
disparition est susceptible d'entraîner une réduction ou une disparition des
peuplements des zones moins confinées. Inversement, la réduction des zones peu
confinées (II et III), en limitant la consommation de la production primaire tend à
eutrophiser les systèmes paraliques éventuellement concernés.
Le "Paralique lointain" comporte deux branches. La branche dulçaquicole
n'est pratiquement pas représentée sur les côtes méditerranéennes françaises eu
égard aux débits importants d'eau douce vers les systèmes paraliques vis-à-vis de leur
taille. Cette branche se développe bien dans les grands systèmes paraliques
intertropicaux. Sur les côtes méditerranéennes françaises, la branche évaporitique
n'est représentée que dans les marais salants. Elle se caractérise par la dominance
totale des associations procaryotiques et par la présence de quelques espèces
spécialisées adaptées aux salures élevées comme Artemia salina , la chlorophycée
planctonique Dunaliella salina et quelques insectes.
Au total, les systèmes paraliques sont des exportateurs de biomasse : toute
atteinte à leur organisation, et par la-même à leur fonctionnement, ne peut que
porter atteinte à l'équilibre des aires littorales adjacentes (AMANIEU et LASSERRE,
1981).
C) Les menaces sur les écosystèmes paraliques méditerranéens.
Nous entendons par menaces les éventuelles actions ou modifications
d origine interne ou externe au domaine paralique qui risquent de perturber
localement ou globalement une population, un peuplement ou un écosystème dans
son ensemble.
Les écosystèmes paraliques, comme tout autre écosystème, subissent une
évolution naturelle liée à leur dynamique biogéologique propre, qui se manifeste
clairement à 1 échelle d'une vie humaine. Ces systèmes sont donc constamment
mo i les à a fois par leur situation évolutive naturelle mais aussi sous l'effet
agressions extérieures diverses, au rang desquelles les agressions anthropiques
igurent en premier lieu. Néanmoins, les écosystèmes paraliques apparaissent
comme particu lerement robustes, dans la mesure où les peuplements biologiques
