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La zone III. Cette zone est dominée par des espèces que nous avons qualifiées
de mixtes (GUELORGET et PERTHUISOT, 1983) Il s'agit d'espèces des milieux
paraliques que l'on peut rencontrer en mer ou inversement sans que la possibilité
d'une différence génétique puisse être écartée entre les populations thalassiques et
les populations paraliques. Il est possible que le statut ambigu de ces espèces, traduise
en fait une évolution en cours et la colonisation du domaine marin par des lignées
issues du domaine paralique et/ou l'inverse. L'extension localisée de zones III au
delà du trait de côte, vers le milieu marin ouvert, suggère le sens de cette évolution
et ne peut que la favoriser.
Parmi les espèces les plus représentatives de la macrofaune benthique de
substrat meuble, on retiendra : les mollusques Ruditapes decussatus, R. aureus,
Scrobicularia plana, Corbula gibba, Loripes lacteus, Gastrana fragilis, Akera bullata;
les polychètes Nephthys hombergii, Glycera convoluta; le crustacé Upogebia
littoralis. En substrat dur, on n'omettra pas de citer les espèces d'intérêt économique
telles que Ostrea edulis et Mytilus galloprovincialis. La macroflore est dominée par
les herbiers à Zostera noltii. La limite de la zone III correspond a la disparition des
espèces thalassiques.
La zone IV. Cette zone, ainsi que les suivantes, est colonisée par des espèces
strictement paraliques telles que les mollusques Abra ouata, Cerastoderma glaucum,
Hydrobia acuta, les polychètes Nereis diversicolor, Mercierella enigmatica, les
Crustacés Gammarus gr. locusta., Corophium insidiosum. La macroflore est
caractérisée par les herbiers à Ruppia spiralis et des algues Chlorophycées telles que
Ulva sp. et Enteromorpha gr. intestinalis.
La zone V. Cette zone se caractérise par la colonisation visible des surfaces
sédimentaires par des recouvrements cyanobactériens. En outre le sédiment est
toujours extrêmement chargé en matière organique et il n'y a plus de macrofaune
strictement endogée. Le peuplement est essentiellement constitué d'une faune
vagile necto-benthique comprenant des crustacés détritivores (Sphaeroma hookeri,
S. rugicauda, Idothea baltica, des gastéropodes brouteurs (Hydrobia acuta, H.
ventrosa. Potamides conicus, des larves de Chironomidés et même des pélécypodes
(Cerastoderma exiguum). Dans les milieux très sous-salés apparaissent les premiers
éléments de la faune dulçaquicole tolérante (oligochètes, Insectes). Les herbiers,
lorsqu'ils existent sont dominés soit par Potamogeton pectinatus, soit par des
Characées.
La zone VI. Cette zone représente le passage au "Paralique lointain" soit
dulçaquicole, soit évaporitique et se caractérise habituellement par la colonisation
quasi totale du substrat par les tapis cyanobactériens.
Le passage à l'eau douce se marque par la colonisation massive d'espèces
dulçaquicoles strictes et par la persistance de quelques espèces paraliques vagiles.
L'extension de cette zone dépend fondamentalement du débit des eaux douces et, si
celui-ci est important, elle peut être presque totalement occultée.
En revanche dans les milieux subévaporitiques cette zone s étend
pratiquement jusqu'au début des aires où précipite le gypse. La macrofaune
benthique finit par disparaître totalement tandis que se développent les populations
d'Artemia salina. Aux confins de cette zone s'arrête le Proche Paralique avec la
disparition des foraminifères.
La zone III. Cette zone est dominée par des espèces que nous avons qualifiées
de mixtes (GUELORGET et PERTHUISOT, 1983) Il s'agit d'espèces des milieux
paraliques que l'on peut rencontrer en mer ou inversement sans que la possibilité
d'une différence génétique puisse être écartée entre les populations thalassiques et
les populations paraliques. Il est possible que le statut ambigu de ces espèces, traduise
en fait une évolution en cours et la colonisation du domaine marin par des lignées
issues du domaine paralique et/ou l'inverse. L'extension localisée de zones III au
delà du trait de côte, vers le milieu marin ouvert, suggère le sens de cette évolution
et ne peut que la favoriser.
Parmi les espèces les plus représentatives de la macrofaune benthique de
substrat meuble, on retiendra : les mollusques Ruditapes decussatus, R. aureus,
Scrobicularia plana, Corbula gibba, Loripes lacteus, Gastrana fragilis, Akera bullata;
les polychètes Nephthys hombergii, Glycera convoluta; le crustacé Upogebia
littoralis. En substrat dur, on n'omettra pas de citer les espèces d'intérêt économique
telles que Ostrea edulis et Mytilus galloprovincialis. La macroflore est dominée par
les herbiers à Zostera noltii. La limite de la zone III correspond a la disparition des
espèces thalassiques.
La zone IV. Cette zone, ainsi que les suivantes, est colonisée par des espèces
strictement paraliques telles que les mollusques Abra ouata, Cerastoderma glaucum,
Hydrobia acuta, les polychètes Nereis diversicolor, Mercierella enigmatica, les
Crustacés Gammarus gr. locusta., Corophium insidiosum. La macroflore est
caractérisée par les herbiers à Ruppia spiralis et des algues Chlorophycées telles que
Ulva sp. et Enteromorpha gr. intestinalis.
La zone V. Cette zone se caractérise par la colonisation visible des surfaces
sédimentaires par des recouvrements cyanobactériens. En outre le sédiment est
toujours extrêmement chargé en matière organique et il n'y a plus de macrofaune
strictement endogée. Le peuplement est essentiellement constitué d'une faune
vagile necto-benthique comprenant des crustacés détritivores (Sphaeroma hookeri,
S. rugicauda, Idothea baltica, des gastéropodes brouteurs (Hydrobia acuta, H.
ventrosa. Potamides conicus, des larves de Chironomidés et même des pélécypodes
(Cerastoderma exiguum). Dans les milieux très sous-salés apparaissent les premiers
éléments de la faune dulçaquicole tolérante (oligochètes, Insectes). Les herbiers,
lorsqu'ils existent sont dominés soit par Potamogeton pectinatus, soit par des
Characées.
La zone VI. Cette zone représente le passage au "Paralique lointain" soit
dulçaquicole, soit évaporitique et se caractérise habituellement par la colonisation
quasi totale du substrat par les tapis cyanobactériens.
Le passage à l'eau douce se marque par la colonisation massive d'espèces
dulçaquicoles strictes et par la persistance de quelques espèces paraliques vagiles.
L'extension de cette zone dépend fondamentalement du débit des eaux douces et, si
celui-ci est important, elle peut être presque totalement occultée.
En revanche dans les milieux subévaporitiques cette zone s étend
pratiquement jusqu'au début des aires où précipite le gypse. La macrofaune
benthique finit par disparaître totalement tandis que se développent les populations
d'Artemia salina. Aux confins de cette zone s'arrête le Proche Paralique avec la
disparition des foraminifères.
