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B) Les herbiers à Phanérogames marines : Charles-François BOUDOURESQUE,
Alexandre MEINESZ, Michel LEDOYER et Pierre VITIELLO
Les Phanérogames marines constituent un tout petit groupe (une
soixantaine d'espèces) dont les ancêtres, terrestres, sont retournés au milieu marin,
il y a 100 millions d'années environ. Malgré leur petit nombre, les Phanérogames
marines jouent dans le milieu marin un rôle considérable. Partout où elles sont
présentes, ce sont des bâtisseurs d'écosystèmes majeurs.
Les écosystèmes à Phanérogames marines ont en commun un ensemble de
caractéristiques :
(i) Leurs racines (elles descendent au moins à 70 cm de profondeur chez
Posidonia oceanicd) sont capables de remettre en circulation des nutrients
plus ou moins démobilisés dans l'épaisseur du sédiment.
(ii) La matière végétale produite par les Phanérogames marines, riche en
cellulose et en composés phénoliques, est difficilement utilisable par des
consommateurs directs, de telle sorte que la voie majeure de transfert de
l'énergie est celle des détritivores.
(iii) La juxtaposition d'une production végétale à recyclage lent (la
phanérogame elle-même) et d'une production végétale à recyclage
rapide (les algues épiphytes des feuilles) réalise un type d'écosystème
unique dans la biosphère et explique son exceptionnelle richesse. On
remarque en effet que, dans les écosystèmes marins dominés par des
algues, seul existe le recyclage rapide, avec pour conséquence de fortes
variations saisonnières de la ressource. Inversement, dans les
écosystèmes terrestres dominés par des Phanérogames, seul existe le
recyclage lent.
(iv) L'exportation, sous forme de feuilles mortes, de quantités importantes
de détritus organiques vers d'autres écosystèmes.
En Méditerranée, cinq espèces de Phanérogames marines peuvent se
rencontrer en mer ouverte : Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile, Cymodocea
nodosa (Ucria) Ascherson, Zostera noltii Hornemann, Z. marina L. et l'immigrant
lessepsien Halophïla stipulacea (Forsskal) Ascherson. Les quatre premières se
rencontrent sur les côtes françaises ; la dernière se rencontre en Méditerranée
orientale (HARTOG, 1970) et progresse lentement vers la Méditerranée occidentale :
elle a été signalée à Malte (HARTOG, 1972) et en Sicile (BILIOTTI et ABDEL-AHAD,
1990).
B) Les herbiers à Phanérogames marines : Charles-François BOUDOURESQUE,
Alexandre MEINESZ, Michel LEDOYER et Pierre VITIELLO
Les Phanérogames marines constituent un tout petit groupe (une
soixantaine d'espèces) dont les ancêtres, terrestres, sont retournés au milieu marin,
il y a 100 millions d'années environ. Malgré leur petit nombre, les Phanérogames
marines jouent dans le milieu marin un rôle considérable. Partout où elles sont
présentes, ce sont des bâtisseurs d'écosystèmes majeurs.
Les écosystèmes à Phanérogames marines ont en commun un ensemble de
caractéristiques :
(i) Leurs racines (elles descendent au moins à 70 cm de profondeur chez
Posidonia oceanicd) sont capables de remettre en circulation des nutrients
plus ou moins démobilisés dans l'épaisseur du sédiment.
(ii) La matière végétale produite par les Phanérogames marines, riche en
cellulose et en composés phénoliques, est difficilement utilisable par des
consommateurs directs, de telle sorte que la voie majeure de transfert de
l'énergie est celle des détritivores.
(iii) La juxtaposition d'une production végétale à recyclage lent (la
phanérogame elle-même) et d'une production végétale à recyclage
rapide (les algues épiphytes des feuilles) réalise un type d'écosystème
unique dans la biosphère et explique son exceptionnelle richesse. On
remarque en effet que, dans les écosystèmes marins dominés par des
algues, seul existe le recyclage rapide, avec pour conséquence de fortes
variations saisonnières de la ressource. Inversement, dans les
écosystèmes terrestres dominés par des Phanérogames, seul existe le
recyclage lent.
(iv) L'exportation, sous forme de feuilles mortes, de quantités importantes
de détritus organiques vers d'autres écosystèmes.
En Méditerranée, cinq espèces de Phanérogames marines peuvent se
rencontrer en mer ouverte : Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile, Cymodocea
nodosa (Ucria) Ascherson, Zostera noltii Hornemann, Z. marina L. et l'immigrant
lessepsien Halophïla stipulacea (Forsskal) Ascherson. Les quatre premières se
rencontrent sur les côtes françaises ; la dernière se rencontre en Méditerranée
orientale (HARTOG, 1970) et progresse lentement vers la Méditerranée occidentale :
elle a été signalée à Malte (HARTOG, 1972) et en Sicile (BILIOTTI et ABDEL-AHAD,
1990).
