zones de reproduction
hareng de la mer d’Irlande, le hareng
de la mer Celtique, le hareng de la
mer du Nord qui comprend trois
grands groupes (du nord, du centre et
du sud) correspondant aux lieux de
ponte du Buchan, du Dogger et des
Downs. En outre, il existe des populations côtières bien différenciées
mais de moindre importance.
Reproduction : les harengs acquièrent leur maturité sexuelle, en grande
majorité, au cours de leur troisième
année. Ils fraient, selon les régions,
depuis le printemps jusqu’en automne-début de l’hiver. Les aires de ponte se situent le plus souvent dans les
eaux peu profondes (de -15à-10m).
Selon sa taille une femelle porte de
20000 à 100000 ovules. Une fois fécondés les œufs, mesurant de 0,9 à
1,5 mm, tombent sur le fond adhérant aux fonds durs ou sableux, aux
coquillages, aux algues. A une température de 9 °C l’incubation dure 2
semaines, entre 4° à 7 °C une vingtaine de jours. A l’éclosion l’alevin
mesurant 7 à 9 mm est entraîné à la
surface. Jusqu’à 12 mm il est passivement emporté par les courants.
Au-delà de cette taille, il se met à nager à la poursuite de ses proies. Vers
40 mm sa livrée devient argentée.
Croissance : la croissance indiquée
sur la figure ci-après, correspond à des
études faites en 1981 sur des harengs
capturés dans le sud de la mer du
Nord et dans la Manche orientale.
POIDS
Alimentation : Peu après l’éclosion,
avant d’avoir résorbé son sac vitellin,
l'alevin se nourrit d’algues planctoniques (diatomées) puis d’œufs et de
larves de copépodes harpacticoïdes.
Une fois le sac vitellin absorbé, il
mange également des copépodes,
puis des crustacés mysidacés, des
larves de décapodes et d’amphipodes.
Les adultes ingèrent beaucoup de copépodes, des amphipodes et des mysidacés; des poissons (lançons, gobies, jeunes merlans, harengs et poissons plats) et divers invertébrés. Ils
suivent les migrations verticales du
plancton, du fond, le jour, à la surface, la nuit. L’eau entrant par la
bouche et sortant par les ouïes, ces
petits organismes sont filtrés par les
branchicténies du poisson.
■ Pêche
Le hareng est pêché près du fond au
chalut pélagique, en surface au filet
dérivant ou à la senne coulissante.
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une capture annuelle moyenne supérieure à
20 000 tonnes entre 1974 et 1976,
seulement de 3 000 à 4 000 tonnes
de 1977 à 1979. Cette baisse considérable des apports a été provoquée
par la pêche intensive des harengs
de la mer du Nord, surexploités par
certains pays pour la fabrication
d’huile et de farine. De 1992 à
1994 les captures annuelles ont augmenté, se situant entre 14 000 et
29 000 tonnes.
Hareng commun
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