B Confusions possibles
Le jeune congre peut être confondu
avec l’anguille. Il s’en différencie par
sa mâchoire supérieure saillante et
par la position de l’origine de sa dorsale située juste en arrière de l’extrémité des pectorales (mâchoire inférieure saillante et origine de la dorsale située nettement en arrière des
pectorales chez l’anguille).
A cause de la présence des pectorales, le congre ne peut être confondu avec la murène chez qui ces nageoires sont totalement absentes.
Congre
Anguille
Congre commun
Murène
absence
de nageoires pectorales
■ Biologie
Mœurs : le congre est un poisson essentiellement marin. Il n’a jamais été
capturé en eau douce. De mœurs
nocturnes, il chasse la nuit et se réfugie le jour dans les anfractuosités des
fonds rocheux, des épaves... où il vit.
Il a une grande vitalité, survivant assez longtemps à sa capture et ceci
malgré parfois de profondes blessures, ou à l’émersion dans les roches
de l’estran.
La répartition des très grands exemplaires est assez curieuse. Ils vivent
en effet soit près de la côte, soit au
large sur le bord du talus du plateau
continental vers 200 à 300 m de
profondeur. Il semble exister plusieurs populations distinctes de
congre avec chacune leur zone de
reproduction spécifique : une en
Méditerranée, une sur la côte Atlantique américaine, une sur la côte
Atlantique européenne et, peutêtre, une le long de l’Afrique du
nord-ouest.
Reproduction : le congre atteindrait sa maturité sexuelle vers 5 à
15 ans. Il subit alors de profondes
transformations. Certains organes
régressent : le tube digestif s’atrophie, les dents tombent, le squelette
se décalcifie... Notons qu’il mourra
après s’être reproduit. A l’opposé,
les gonades prennent une importance considérable, jusqu’à représenter le tiers du poids du poisson.
Ces transformations ont été observées sur des exemplaires vivant en
aquarium, mais jamais sur des individus pris en mer. Il est probable
que le congre commence sa migration de reproduction avant d’être
mature. Le frai s’effectue vers le milieu de l’été, pour nos côtes soit en
Méditerranée, soit entre Gibraltar et
les Açores. La ponte doit avoir lieu
en pleine eau au-dessus des grands
fonds (-2 000 à -4 000 m). La femelle pond de 3 à 8 millions d’œufs,
d’où éclosent des larves leptocéphales. Celles-ci dériveront vers le
nord-est, pendant un ou deux ans,
entre -100 à -200 m de profondeur.
La métamorphose doit avoir lieu à
leur arrivée à la côte. L’alevin qui
mesure 14 à 16 cm est alors un peu
plus petit que la larve leptocéphale
dont il est issu. Il vit alors sur le
fond dans les eaux littorales.
Croissance : elle n’est connue que
par les observations en aquarium.
Elle doit être rapide, le poisson pouvant peser de 0,9 à 1,3 kg au cours
de sa troisième année et atteindre
40,5 kg à 5 ans.
Alimentation : très vorace sa nourriture se compose en majeure partie
de poissons de fond (mostelles, poissons plats, petite roussette), mais
également de lieu jaune, hareng... Il
mange de nombreux crustacés
(crabes, tourteau, langoustes, homard...). Il peut en briser les carapaces grâce à ses mâchoires puissantes dont la morsure est redoutée.
Il ingère aussi des céphalopodes
comme les pieuvres et les élédones.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle moyenne de 4 000 tonnes
entre 1974 et 1979, de 4 000 à 6 000
tonnes entre 1992 et 1994.
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Le jeune congre peut être confondu
avec l’anguille. Il s’en différencie par
sa mâchoire supérieure saillante et
par la position de l’origine de sa dorsale située juste en arrière de l’extrémité des pectorales (mâchoire inférieure saillante et origine de la dorsale située nettement en arrière des
pectorales chez l’anguille).
A cause de la présence des pectorales, le congre ne peut être confondu avec la murène chez qui ces nageoires sont totalement absentes.
Congre
Anguille
Congre commun
Murène
absence
de nageoires pectorales
■ Biologie
Mœurs : le congre est un poisson essentiellement marin. Il n’a jamais été
capturé en eau douce. De mœurs
nocturnes, il chasse la nuit et se réfugie le jour dans les anfractuosités des
fonds rocheux, des épaves... où il vit.
Il a une grande vitalité, survivant assez longtemps à sa capture et ceci
malgré parfois de profondes blessures, ou à l’émersion dans les roches
de l’estran.
La répartition des très grands exemplaires est assez curieuse. Ils vivent
en effet soit près de la côte, soit au
large sur le bord du talus du plateau
continental vers 200 à 300 m de
profondeur. Il semble exister plusieurs populations distinctes de
congre avec chacune leur zone de
reproduction spécifique : une en
Méditerranée, une sur la côte Atlantique américaine, une sur la côte
Atlantique européenne et, peutêtre, une le long de l’Afrique du
nord-ouest.
Reproduction : le congre atteindrait sa maturité sexuelle vers 5 à
15 ans. Il subit alors de profondes
transformations. Certains organes
régressent : le tube digestif s’atrophie, les dents tombent, le squelette
se décalcifie... Notons qu’il mourra
après s’être reproduit. A l’opposé,
les gonades prennent une importance considérable, jusqu’à représenter le tiers du poids du poisson.
Ces transformations ont été observées sur des exemplaires vivant en
aquarium, mais jamais sur des individus pris en mer. Il est probable
que le congre commence sa migration de reproduction avant d’être
mature. Le frai s’effectue vers le milieu de l’été, pour nos côtes soit en
Méditerranée, soit entre Gibraltar et
les Açores. La ponte doit avoir lieu
en pleine eau au-dessus des grands
fonds (-2 000 à -4 000 m). La femelle pond de 3 à 8 millions d’œufs,
d’où éclosent des larves leptocéphales. Celles-ci dériveront vers le
nord-est, pendant un ou deux ans,
entre -100 à -200 m de profondeur.
La métamorphose doit avoir lieu à
leur arrivée à la côte. L’alevin qui
mesure 14 à 16 cm est alors un peu
plus petit que la larve leptocéphale
dont il est issu. Il vit alors sur le
fond dans les eaux littorales.
Croissance : elle n’est connue que
par les observations en aquarium.
Elle doit être rapide, le poisson pouvant peser de 0,9 à 1,3 kg au cours
de sa troisième année et atteindre
40,5 kg à 5 ans.
Alimentation : très vorace sa nourriture se compose en majeure partie
de poissons de fond (mostelles, poissons plats, petite roussette), mais
également de lieu jaune, hareng... Il
mange de nombreux crustacés
(crabes, tourteau, langoustes, homard...). Il peut en briser les carapaces grâce à ses mâchoires puissantes dont la morsure est redoutée.
Il ingère aussi des céphalopodes
comme les pieuvres et les élédones.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle moyenne de 4 000 tonnes
entre 1974 et 1979, de 4 000 à 6 000
tonnes entre 1992 et 1994.
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