papilles très longues, leurs sommets
étant accolés les uns aux autres. De
plus, elle présente, en arrière des
yeux, 5 à 7 pores muqueux bien développés et irrégulièrement disposés
(bords des spiracles dépourvus de
franges de papilles ou de boutons
chez la torpille noire ; papilles des spiracles peu développées et mal visibles
et seulement une paire de pores muqueux situés côte à côte en arrière des
yeux chez la torpille ocellée).
B Biologie
Mœurs : La torpille marbrée vit sur
le fond. Le jour, elle est immobile,
enfouie souvent jusqu’aux yeux dans
le sable ou la vase. Elle serait active
la nuit. Comme les autres torpilles,
elle peut produire de l’électricité.
Elle utilise pour cela deux grands organes électriques en forme de haricot disposés de part et d’autre de la
tête. Ces organes sont formés d’un
grand nombre de colonnes prismatiques, chacune d’elles étant composée d’une douzaine de disques empilés les uns sur les autres et isolés par
une substance gélatineuse. La surface ventrale de ces disques porte une
charge électrique négative et la dorsale une positive. Étant reliés en série, ils peuvent provoquer une différence de potentiel assez importante
(jusqu’à 45 volts). L’intensité de la
décharge augmente avec la taille de
l’individu; elle diminue fortement
lorsque les décharges se succèdent.
Les torpilles mettent un temps fort
iong à recharger. Grâce à ces organes
électriques ce Sélacien peut paralyser
une proie passant à sa proximité ou
se défendre contre un éventuel ennemi. Ainsi lorsqu’un poisson passe à
moins de 15 cm de la torpille marbrée, elle l’attaque arrivant sur lui
très rapidement, sans émettre alors
d’électricité. Puis, redressant son
corps, elle commence à décharger à
haute fréquence. Elle avale la proie
paralysée sans cesser de décharger.
D’autre part, si on touche la queue
d’une torpille au repos, en aquarium, elle se retourne aussitôt vers
l’agresseur au lieu de fuir comme les
autres poissons. Les torpilles effectuent des migrations saisonnières.
Ainsi dans le bassin d’Arcachon,
elles entrent vers la fin du mois de
mai et en ressortent au début d’octobre. Il s’agit essentiellement de femelles gravides, les mâles et les immatures y étant rares.
Reproduction : cette espèce acquiert
la maturité sexuelle pour les femelles
vers 45 cm (de 39 à 47 cm) dans le
golfe de Gascogne et de 40 à 50 cm
en Méditerranée, pour les mâles respectivement à partir de 24 cm et
28 cm. Vivipare, elle a un cycle de
reproduction s’étalant sur deux ans.
La durée de la gestation serait de 10
mois (6 à 12 mois) dans le golfe de
Gascogne et de 10 à 12 mois en Méditerranée. La mise à bas se situe de
novembre à mai en Atlantique, d’octobre à décembre en Méditerranée.
La torpille marbrée met au monde 2
à 10 petits. Il y en a d’autant plus
que la femelle est grande.
Croissance : les femelles atteignent
des tailles nettement plus élevées
(63 cm dans le golfe de Gascogne)
(58 cm en Méditerranée) que les
mâles (40 cm).
Alimentation : elles se nourrit presque
exclusivement de poissons. Des observations effectuées en Méditerranée ont
montré que les espèces les plus fréquemment rencontrées dans les estomacs étaient par ordre de fréquence :
les chinchards (19 % de proies reconnaissables), le merlu (13 %), les gobies, les mulets, la mendole, les surmulets, la feuille, les argentines, le serran écriture, la cépole, le congre, la
sole. Il y avait aussi quelques seiches et
une crevette (pénéidés).
Alimentation de la torpille marbrée
Torpille
m arbrée
■ Pêche
Il n’existe pas de statistiques les
concernant.
53
étant accolés les uns aux autres. De
plus, elle présente, en arrière des
yeux, 5 à 7 pores muqueux bien développés et irrégulièrement disposés
(bords des spiracles dépourvus de
franges de papilles ou de boutons
chez la torpille noire ; papilles des spiracles peu développées et mal visibles
et seulement une paire de pores muqueux situés côte à côte en arrière des
yeux chez la torpille ocellée).
B Biologie
Mœurs : La torpille marbrée vit sur
le fond. Le jour, elle est immobile,
enfouie souvent jusqu’aux yeux dans
le sable ou la vase. Elle serait active
la nuit. Comme les autres torpilles,
elle peut produire de l’électricité.
Elle utilise pour cela deux grands organes électriques en forme de haricot disposés de part et d’autre de la
tête. Ces organes sont formés d’un
grand nombre de colonnes prismatiques, chacune d’elles étant composée d’une douzaine de disques empilés les uns sur les autres et isolés par
une substance gélatineuse. La surface ventrale de ces disques porte une
charge électrique négative et la dorsale une positive. Étant reliés en série, ils peuvent provoquer une différence de potentiel assez importante
(jusqu’à 45 volts). L’intensité de la
décharge augmente avec la taille de
l’individu; elle diminue fortement
lorsque les décharges se succèdent.
Les torpilles mettent un temps fort
iong à recharger. Grâce à ces organes
électriques ce Sélacien peut paralyser
une proie passant à sa proximité ou
se défendre contre un éventuel ennemi. Ainsi lorsqu’un poisson passe à
moins de 15 cm de la torpille marbrée, elle l’attaque arrivant sur lui
très rapidement, sans émettre alors
d’électricité. Puis, redressant son
corps, elle commence à décharger à
haute fréquence. Elle avale la proie
paralysée sans cesser de décharger.
D’autre part, si on touche la queue
d’une torpille au repos, en aquarium, elle se retourne aussitôt vers
l’agresseur au lieu de fuir comme les
autres poissons. Les torpilles effectuent des migrations saisonnières.
Ainsi dans le bassin d’Arcachon,
elles entrent vers la fin du mois de
mai et en ressortent au début d’octobre. Il s’agit essentiellement de femelles gravides, les mâles et les immatures y étant rares.
Reproduction : cette espèce acquiert
la maturité sexuelle pour les femelles
vers 45 cm (de 39 à 47 cm) dans le
golfe de Gascogne et de 40 à 50 cm
en Méditerranée, pour les mâles respectivement à partir de 24 cm et
28 cm. Vivipare, elle a un cycle de
reproduction s’étalant sur deux ans.
La durée de la gestation serait de 10
mois (6 à 12 mois) dans le golfe de
Gascogne et de 10 à 12 mois en Méditerranée. La mise à bas se situe de
novembre à mai en Atlantique, d’octobre à décembre en Méditerranée.
La torpille marbrée met au monde 2
à 10 petits. Il y en a d’autant plus
que la femelle est grande.
Croissance : les femelles atteignent
des tailles nettement plus élevées
(63 cm dans le golfe de Gascogne)
(58 cm en Méditerranée) que les
mâles (40 cm).
Alimentation : elles se nourrit presque
exclusivement de poissons. Des observations effectuées en Méditerranée ont
montré que les espèces les plus fréquemment rencontrées dans les estomacs étaient par ordre de fréquence :
les chinchards (19 % de proies reconnaissables), le merlu (13 %), les gobies, les mulets, la mendole, les surmulets, la feuille, les argentines, le serran écriture, la cépole, le congre, la
sole. Il y avait aussi quelques seiches et
une crevette (pénéidés).
Alimentation de la torpille marbrée
Torpille
m arbrée
■ Pêche
Il n’existe pas de statistiques les
concernant.
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