taille correspond à peu près au diamètre d’un œil.
Taille maximale : 40 cm.
Taille commune : 12-30 cm.
■ Confusions possibles
La sole-pole pourrait être confondue
avec les autres soles. Sa narine en rosette permet de la distinguer aisément (narine antérieure du flanc
aveugle non dilatée chez les autres
soles de nos lieux de pêche).
Attention, cette espèce est appelée
sole- perdrix à Douarnenez et à Lorient. La narine en rosette de la
sole-pole, les rayures verticales de
la sole-perdrix empêchent toute
confusion.
■ Biologie
Mœurs : la sole-pole est une espèce
benthique vivant généralement sur
les sables fins non envasés en eaux
peu profondes. Sédentaire, elle est
capable de supporter d’assez grandes
variations de température.
Reproduction : la sole-pole acquiert
sa première maturité sexuelle en
moyenne au cours de sa quatrième
année. La reproduction a lieu de mai
à septembre dans les eaux côtières
du golfe de Gascogne avec un maximum en juin-juillet. Les femelles les
plus âgées se reproduisent les premières. Celles ayant acquis dans
l’année leur première maturité
sexuelle pondent en août et septembre. Les œufs ayant un diamètre
de 1,2 à 1,3 mm sont pélagiques. La
larve mesure environ 4 mm à l’éclosion. Les jeunes passent leurs deux
premières années sur le rivage.
Croissance : en baie de Douarnenez,
les solettes de l’année mesurent en
moyenne 6 cm pour un poids de 2
ou 3 g. La croissance reprend en
avril de l’année suivante, et en octobre le poisson mesure 12 cm pour
un poids de 18 à 20 g. La croissance
de la femelle est plus rapide que celle
du mâle atteignant respectivement à
3 ans 22 et 20 cm, à 5 ans 28 et
25 cm, à 9 ans 35 et 29 cm. La longévité de l’espèce est de 13 ans chez
la femelle et de 9 ans chez le mâle.
Alimentation : la sole-pole se nourrit essentiellement de crustacés et
principalement d’amphipodes puis
de mysidacés, de cumacés, de petites
crevettes et de jeunes crabes, de mollusques bivalves de petite taille 8 à
10 mm, avalés sans être broyés
(mactre, telline, petit couteau). Elle
mange aussi quelques annélidés polychètes, petits oursins, gastéropodes
et ophiures.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état, en 1994,
d’une capture annuelle d’environ
150 tonnes.
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