avant du bord antérieur de l’œil dorsal, tracé de la ligne latérale semi-circulaire chez les soles).
Attention, le terme céteau est également utilisé pour la sole-perdrix. Le
céteau, avec son corps allongé de
coloration gris brunâtre, diffère de
la sole-perdrix moins allongée et
présentant de larges bandes verticales foncées, certaines étant plus
accusées au niveau des nageoires
dorsale et anale.
■ Biologie
Mœurs : le céteau est un poisson
benthique vivant sur les fonds
meubles depuis les vases jusqu’aux
sables moyens, avec une préférence
pour les sables fins plus ou moins
envasés, dans des eaux de plus de
9 °C peu profondes et calmes (loin
des zones de déferlement). Il se rapproche de la côte au printemps
lorsque les eaux se réchauffent et
s’en éloigne l’hiver.
Reproduction : le céteau acquiert la
maturité sexuelle au cours de sa première année vers 14 cm. Dans le sud
du golfe de Gascogne, la reproduction a lieu de mai à septembre dans
des eaux de plus de 12° à 14 °C vers
25 m de profondeur. La ponte débuterait 4 heures avant le coucher du
soleil et se poursuivrait la nuit.
L’œuf a un diamètre de 0,7 à
0,8 mm. L’éclosion a lieu après 2 à
2,5 jours d’incubation dans des eaux
de 17° à 20 °C en surface et 14 °C
au fond. La larve mesure alors
1,5 mm de long. La métamorphose
débute vers 6 à 7 mm avec l’apparition d’une dissymétrie de la dentition, l’œil ne commençant à migrer
qu’à partir de 7 mm à 7,5 mm. L’alevin arrivant au fond mesure 2 cm.
Croissance : la croissance du céteau
est d’abord rapide car ce petit poisson atteint 10 cm dès sa première
Croissance du céteau
POIDS
80 g
60 g
40 g
20 g
og
année. La femelle grandit légèrement plus vite que le mâle. La longévité de l’espèce n’est que d’environ
8 ans. Les valeurs données à titre indicatif dans la figure concernent le
céteau du golfe de Gascogne.
Alimentation : sur nos côtes, les
principales nourriceries sont situées
au sud et au sud-ouest de l’île d’Oléron. L’hiver le céteau se nourrit essentiellement de crustacés dont
principalement des amphipodes,
puis de petites crevettes et de crabes
nageurs et quelques cumacés et mysidacés. L’été il mange des annélides
polychètes, des fragments de mollusques bivalves et quelques
ophiures. Les contenus stomacaux
renferment parfois en faibles quantités des plantes (zostères), des gastéropodes, des foraminifères et des petits poissons. Le céteau se nourrit la
nuit, toutefois, l’été, la femelle mange jour et nuit.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’un apport annuel de 500 à 700 tonnes
entre 1974 et 1979, de 700 tonnes
en 1994.
Céteau
Sole perdrix
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