acajou et la courbure de sa ligne latérale au niveau de la pectorale (coloration gris-brun-noir et ligne latérale
droite chez la plie cynoglosse).
Elle se différencie des autres Pleuronectidés par le faible développement
de son pédoncule caudal (bien dégagé
chez les autres Pleuronectidés) et des
Soléidés par sa bouche terminale (située ventralement chez les Soléidés).
■ Biologie
Mœurs : la limande-sole est un poisson benthique vivant principalement sur les fonds durs (plateaux rocheux), de graviers ou coquilliers.
Reproduction : la limande-sole acquiert la première maturité sexuelle
au cours de la 3 ou 4e année chez le
mâle, de la 4e à la 6e année chez la
femelle. La reproduction a lieu de
janvier à mars dans le golfe de Gascogne, d’avril à juillet à l'ouest des
Iles Britanniques, de mai à août aux
îles Féroé et en Islande, de mai à
septembre dans le nord de la mer du
Nord, vers 100 m de profondeur.
Les œufs de 1,1 à 1,5 mm de diamètre sont pélagiques et flottent à la
surface. A une température de l’eau
de 8° à 9,5 °C, l'éclosion s’effectue
après 8 jours d’incubation, la larve
mesurant alors de 4,5 à 5,5 mm de
long. Pélagique, elle dérive avec les
courants de surface, puis s’enfonce
au cours de son développement
pour flotter en pleine eau entre 50 et
100 m de profondeur. Elle subit la
métamorphose entre 15 et 20 mm.
L’alevin ira alors vivre sur le fond.
Croissance : la limande-sole à 3 ans
mesure de 9 à 15 cm, à 4 ans 12 à
22 cm, à 5 ans 15 à 25 cm, à 6 ans 18
à 30 cm, à 7 ans 20 à 33 cm, à 8 ans
23 à 35 cm, à 9 ans 25 à 36 cm. La
croissance de la femelle est légèrement
plus rapide que celle du mâle. La longévité de cette espèce serait de 17 ans.
Alimentation : le régime alimentaire
de la larve pélagique est composé de
larves de copépodes lorsqu’elle mesure de 3 à 13 mm (80 % des contenus
stomacaux entre 3 et 4 mm), d’œufs
d’invertébrés (de 3 à 9 mm), de copépodes (de 3 à 14 mm mais surtout à
partir de 5 mm), de larves de lamellibranches (de 4 à 9 mm). L’adulte se
nourrit principalement d’annélides
polychètes, de petits crustacés (amphipodes, petites crevettes, petits pagures), de mollusques (chitons,
jeunes gastéropodes, bivalves, surtout
les pieds et les siphons) d’échinodermes (ophiures) et de cœlentérés.
La limande-sole cesse complètement
de s’alimenter pendant l’hiver.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 1 400 à 1 700 tonnes
entre 1974 et 1979, de 1 700 tonnes
en 1994.
Lim ande-sole commune
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