B alai de
l'A tla n tiq u e
■ Confusions possibles
Le balai peut être confondu soit avec
d’autres Pleuronectidés comme la limande ou le flet soit avec les cardines.
Il se distingue de la limande et du
flet par la grandeur de sa bouche
atteignant vers l’arrière le centre de
l’œil et la forme angulaire du bord
postérieur de sa caudale (œil n’atteignant pas vers l’arrière le centre
de l’œil et caudale à bord postérieur arrondi ou droit chez la limande et le flet).
Il se distingue des cardines par la
présence des yeux sur le côté droit et
par l’origine de sa nageoire dorsale
située au niveau de l’œil (yeux sur le
côté gauche et origine de la dorsale
située nettement en avant des yeux
chez les cardines).
■ Biologie
Mœurs : le balai est un poisson benthique. Il est surtout abondant sur le
sable fin et les sables grossiers. Il fréquente parfois les graviers et débris
coquilliers et rarement les vases fines
et les cailloux ettgalets. Notons que
les individus présents sur les fonds
durs ou grossiers sont des adultes de
grande taille, sur les fonds mous et
fins des juvéniles. Le balai est un
poisson des mers froides arctiques
mais assez eurytherme, c’est-à-dire
supportant de fortes variations de
température, de - 1,5 °C à + 12 °C.
En Europe il vit dans des eaux de
- 1 °C à + 7 °C. Il est également euryhalin supportant de fortes variations de salinité.
Reproduction : le balai acquiert sa
première maturité sexuelle au cours
de sa deuxième ou troisième année
vers 15 cm. La ponte a lieu en mer
du Nord de janvier à mai, dans les
eaux écossaises du début de mars à la
mi-avril, dans les eaux islandaises en
mai et juin. Elle s’effectue sur les
fonds de plus de 40 m, surtout de
60 à 90 m. Une femelle mesurant
15 cm et pesant 20 g porte 25 000
ovules, une de 30 cm et de 200 g :
250 000. Les grandes femelles pondent les premières, suivies ultérieurement par les plus jeunes. L’œuf a
une taille moyenne de 2,3 mm. Il
flotte entre la surface et 15 à 20 m
de profondeur. L’éclosion aura lieu
après 11 à 14 jours d’incubation à
4 °C. La larve sortant de l’œuf mesure de 4 à 6 mm. La vie larvaire
dure 3 à 4 mois, la métamorphose
commençant à 15 mm. A 25 mm
(de 20 à 35 mm selon les conditions
du milieu) l'alevin rejoint le fond.
Croissance : la femelle a une croissance plus rapide que celle du
mâle : à 5 ans respectivement
23 cm et 16 cm. La longévité du
balai européen semble beaucoup
plus faible (10 ans) que celle du balai américain où à 10 ans nous
avons 37 cm pour le mâle et 39 cm
pour la femelle, à 15 ans 48 cm et
52 cm, à 20 ans 52 cm et 60 cm,
les femelles atteignant de 64 à
66 cm à 26 ans. Les valeurs données à titre indicatif dans la figure
concernent le balai européen.
TAILLE
cm
■■
années
Croissance du balai de l'Atlantique
Alimentation : le balai se nourrit
principalement d’invertébrés benthiques : surtout des échinodermes
(principalement des ophiures, puis
des petits oursins) mais également
des mollusques (surtout de petits lamellibranches et quelques rares gastéropodes), des crustacés, amphipodes, euphausiacés, mysidacés, cumacés, isopodes, crevettes, petits
crabes), des annélides polychètes. Il
mange également des poissons (lançons, gobies, petits Gadidés, petits
sébastes, jeunes plies cynoglosses),
des cnidaires et des ascidies.
■ Pèche
Les statistiques de pêches maritimes
françaises font état de 17 tonnes de
ce poisson en 1994.
248
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■ Confusions possibles
Le balai peut être confondu soit avec
d’autres Pleuronectidés comme la limande ou le flet soit avec les cardines.
Il se distingue de la limande et du
flet par la grandeur de sa bouche
atteignant vers l’arrière le centre de
l’œil et la forme angulaire du bord
postérieur de sa caudale (œil n’atteignant pas vers l’arrière le centre
de l’œil et caudale à bord postérieur arrondi ou droit chez la limande et le flet).
Il se distingue des cardines par la
présence des yeux sur le côté droit et
par l’origine de sa nageoire dorsale
située au niveau de l’œil (yeux sur le
côté gauche et origine de la dorsale
située nettement en avant des yeux
chez les cardines).
■ Biologie
Mœurs : le balai est un poisson benthique. Il est surtout abondant sur le
sable fin et les sables grossiers. Il fréquente parfois les graviers et débris
coquilliers et rarement les vases fines
et les cailloux ettgalets. Notons que
les individus présents sur les fonds
durs ou grossiers sont des adultes de
grande taille, sur les fonds mous et
fins des juvéniles. Le balai est un
poisson des mers froides arctiques
mais assez eurytherme, c’est-à-dire
supportant de fortes variations de
température, de - 1,5 °C à + 12 °C.
En Europe il vit dans des eaux de
- 1 °C à + 7 °C. Il est également euryhalin supportant de fortes variations de salinité.
Reproduction : le balai acquiert sa
première maturité sexuelle au cours
de sa deuxième ou troisième année
vers 15 cm. La ponte a lieu en mer
du Nord de janvier à mai, dans les
eaux écossaises du début de mars à la
mi-avril, dans les eaux islandaises en
mai et juin. Elle s’effectue sur les
fonds de plus de 40 m, surtout de
60 à 90 m. Une femelle mesurant
15 cm et pesant 20 g porte 25 000
ovules, une de 30 cm et de 200 g :
250 000. Les grandes femelles pondent les premières, suivies ultérieurement par les plus jeunes. L’œuf a
une taille moyenne de 2,3 mm. Il
flotte entre la surface et 15 à 20 m
de profondeur. L’éclosion aura lieu
après 11 à 14 jours d’incubation à
4 °C. La larve sortant de l’œuf mesure de 4 à 6 mm. La vie larvaire
dure 3 à 4 mois, la métamorphose
commençant à 15 mm. A 25 mm
(de 20 à 35 mm selon les conditions
du milieu) l'alevin rejoint le fond.
Croissance : la femelle a une croissance plus rapide que celle du
mâle : à 5 ans respectivement
23 cm et 16 cm. La longévité du
balai européen semble beaucoup
plus faible (10 ans) que celle du balai américain où à 10 ans nous
avons 37 cm pour le mâle et 39 cm
pour la femelle, à 15 ans 48 cm et
52 cm, à 20 ans 52 cm et 60 cm,
les femelles atteignant de 64 à
66 cm à 26 ans. Les valeurs données à titre indicatif dans la figure
concernent le balai européen.
TAILLE
cm
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Croissance du balai de l'Atlantique
Alimentation : le balai se nourrit
principalement d’invertébrés benthiques : surtout des échinodermes
(principalement des ophiures, puis
des petits oursins) mais également
des mollusques (surtout de petits lamellibranches et quelques rares gastéropodes), des crustacés, amphipodes, euphausiacés, mysidacés, cumacés, isopodes, crevettes, petits
crabes), des annélides polychètes. Il
mange également des poissons (lançons, gobies, petits Gadidés, petits
sébastes, jeunes plies cynoglosses),
des cnidaires et des ascidies.
■ Pèche
Les statistiques de pêches maritimes
françaises font état de 17 tonnes de
ce poisson en 1994.
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