Turbot
pleine eau la nuit à la recherche de
nourriture. Le turbot a un pouvoir de
mimétisme remarquable, ayant la propriété d’imiter la coloration du fond,
non seulement dans sa teinte générale
mais également dans ses bigarrures
(fonds de graviers ou de coquilles).
Reproduction : le turbot acquiert sa
première maturité sexuelle au cours de
sa troisième année chez le mâle, au
cours de sa quatrième ou cinquième
année chez la femelle. C’est un poisson
très fécond, une femelle pouvant porter
selon sa taille de 5 à 15 millions
d’ovules. La ponte a lieu vers la fin de
l’hiver et le début du printemps en Méditerranée, de mai à juillet dans le nord
du golfe de Gascogne et de la mi-avril
au début d’août avec une période maximale de mai à juillet dans la mer du
Nord et la mer d’Irlande. La ponte s’effectue sur les fonds de pierre ou de graviers entre -10 et -80 m. Les œufs de
0,9 à 1,2 mm de diamètre sont pélagiques. La larve éclôt après 5 à 10 jours
d’incubation (5 jours à 14,5 °C, 7 jours
à 12 °C, 9 à 10 jours à 10 °C). A l’éclosion, elle mesure 2,7 à 3 mm. Elle est
également pélagique. La métamorphose commence vers 15 mm (1316 mm) et se termine vers 27 à 35 mm.
Le jeune turbot alors âgé de 3 à 6 mois
va mener sur le fond une vie benthique.
Il rejoint alors une plage sableuse qui
sera sa nourricerie. Dans le nord du
golfe de Gascogne, l’arrivée des alevins
commence en juillet. Elle est maximale
en août et se termine en octobre.
Croissance : arrivé dans la nourricerie,
l’alevin de turbot a une croissance rapide de juillet à octobre. Il mesure en
moyenne 6 cm à l’arrivée du premier
hiver. Sa croissance s’arrête de novembre à mars pour reprendre au mois
de mai suivant. Le taux de croissance
est élevé pendant les 5 ou 6 premières
années. Il atteint la taille commerciale
(30 cm) à 3 ou 4 ans. Jusqu’à 6 ans la
croissance est alors à peu près identique
chez le mâle et la femelle. Puis elle devient plus rapide chez la femelle. Elle se
ralentit très fortement à partir de 11 ans
chez le mâle, de 13 ans chez la femelle.
■■ <3
ANNÉES
Croissance du turbot
A 5 ans le mâle mesure de 27 à 46 cm,
la femelle de 25 à 47 cm, à 10 ans respectivement de 42 à 66 cm et de 51 à
70 cm, à 15 ans de 57 à 69 cm et de 54
à 77 cm. La longévité de l’espèce est
d’au moins 17 ans pour le mâle avec
une taille maximale de 63 cm et de 27
ans pour la femelle avec une taille maximale de 82 cm. Il a toutefois été signalé
des individus d’un mètre et des âges de
50 ans. Les valeurs indiquées à titre indicatif dans la figure concernent le turbot des eaux écossaises.
Alimentation : en mer du Nord, la
larve pélagique se nourrit de phytoplancton (surtout lorsque sa taille est
de 3,5 à 4 mm et puis de moins en
moins jusqu’à 7 mm), de larves de
copépodes (de 3,5 mm où ces larves
constituent l’essentiel de la nourriture
jusqu’à 11 mm), de copépodes
adultes (de 4 mm à 17 mm, les espèces ingérées changeant avec la
taille), de cladocères (de 4 mm à
17 mm, dont l’importance devient
grande à partir de 6 mm), de larves
de mollusques, d’œufs de poissons et
de larves de décapodes.
Pendant les premiers mois de sa vie,
l’alevin chasse les amphipodes et les
mysidacés puis, à partir de la seconde moitié de sa première année, il
consommera des poissons et des
crevettes grises.
En mer du Nord, l’adulte de 20 à
40 cm mange surtout des poissons qui
représentent 90 % des proies. Ce sont
par ordre d’importance surtout des
lançons puis des gobies, du hareng, du
merlan, de la souris de mer, de la limande, de l’églefin, de la morue, du
sprat et de la petite sole jaune. Il se
nourrit également de crustacés (9 %
des proies : crabes, crevettes et mysidacés), de mollusques céphalopodes
(0,5 %) et d’ophiures (0,5 %).
L’adulte de plus de 40 cm mange encore plus de poissons (99 % : lançons
hareng, merlan, églefin, tacaud norvégien, balai, limande, limande-sole,
morue, souris de mer, lingue),
quelques mollusques céphalopodes,
quelques polychètes et crustacés. Le
turbot chasse à vue.
Alimentation du turbot
■ Pêche
Dans notre pays, le turbot est essentiellement pêché au chalut de fond, et à
un moindre degré à la palangre. Plus
de la moitié de nos captures proviennent de la mer Celtique et de la
Manche. Il en est pris également dans
le golfe de Gascogne, en mer du Nord
et en Méditerranée.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 500 à 700 tonnes
entre 1974 et 1979, de presque 900
tonnes en 1994.
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pleine eau la nuit à la recherche de
nourriture. Le turbot a un pouvoir de
mimétisme remarquable, ayant la propriété d’imiter la coloration du fond,
non seulement dans sa teinte générale
mais également dans ses bigarrures
(fonds de graviers ou de coquilles).
Reproduction : le turbot acquiert sa
première maturité sexuelle au cours de
sa troisième année chez le mâle, au
cours de sa quatrième ou cinquième
année chez la femelle. C’est un poisson
très fécond, une femelle pouvant porter
selon sa taille de 5 à 15 millions
d’ovules. La ponte a lieu vers la fin de
l’hiver et le début du printemps en Méditerranée, de mai à juillet dans le nord
du golfe de Gascogne et de la mi-avril
au début d’août avec une période maximale de mai à juillet dans la mer du
Nord et la mer d’Irlande. La ponte s’effectue sur les fonds de pierre ou de graviers entre -10 et -80 m. Les œufs de
0,9 à 1,2 mm de diamètre sont pélagiques. La larve éclôt après 5 à 10 jours
d’incubation (5 jours à 14,5 °C, 7 jours
à 12 °C, 9 à 10 jours à 10 °C). A l’éclosion, elle mesure 2,7 à 3 mm. Elle est
également pélagique. La métamorphose commence vers 15 mm (1316 mm) et se termine vers 27 à 35 mm.
Le jeune turbot alors âgé de 3 à 6 mois
va mener sur le fond une vie benthique.
Il rejoint alors une plage sableuse qui
sera sa nourricerie. Dans le nord du
golfe de Gascogne, l’arrivée des alevins
commence en juillet. Elle est maximale
en août et se termine en octobre.
Croissance : arrivé dans la nourricerie,
l’alevin de turbot a une croissance rapide de juillet à octobre. Il mesure en
moyenne 6 cm à l’arrivée du premier
hiver. Sa croissance s’arrête de novembre à mars pour reprendre au mois
de mai suivant. Le taux de croissance
est élevé pendant les 5 ou 6 premières
années. Il atteint la taille commerciale
(30 cm) à 3 ou 4 ans. Jusqu’à 6 ans la
croissance est alors à peu près identique
chez le mâle et la femelle. Puis elle devient plus rapide chez la femelle. Elle se
ralentit très fortement à partir de 11 ans
chez le mâle, de 13 ans chez la femelle.
■■ <3
ANNÉES
Croissance du turbot
A 5 ans le mâle mesure de 27 à 46 cm,
la femelle de 25 à 47 cm, à 10 ans respectivement de 42 à 66 cm et de 51 à
70 cm, à 15 ans de 57 à 69 cm et de 54
à 77 cm. La longévité de l’espèce est
d’au moins 17 ans pour le mâle avec
une taille maximale de 63 cm et de 27
ans pour la femelle avec une taille maximale de 82 cm. Il a toutefois été signalé
des individus d’un mètre et des âges de
50 ans. Les valeurs indiquées à titre indicatif dans la figure concernent le turbot des eaux écossaises.
Alimentation : en mer du Nord, la
larve pélagique se nourrit de phytoplancton (surtout lorsque sa taille est
de 3,5 à 4 mm et puis de moins en
moins jusqu’à 7 mm), de larves de
copépodes (de 3,5 mm où ces larves
constituent l’essentiel de la nourriture
jusqu’à 11 mm), de copépodes
adultes (de 4 mm à 17 mm, les espèces ingérées changeant avec la
taille), de cladocères (de 4 mm à
17 mm, dont l’importance devient
grande à partir de 6 mm), de larves
de mollusques, d’œufs de poissons et
de larves de décapodes.
Pendant les premiers mois de sa vie,
l’alevin chasse les amphipodes et les
mysidacés puis, à partir de la seconde moitié de sa première année, il
consommera des poissons et des
crevettes grises.
En mer du Nord, l’adulte de 20 à
40 cm mange surtout des poissons qui
représentent 90 % des proies. Ce sont
par ordre d’importance surtout des
lançons puis des gobies, du hareng, du
merlan, de la souris de mer, de la limande, de l’églefin, de la morue, du
sprat et de la petite sole jaune. Il se
nourrit également de crustacés (9 %
des proies : crabes, crevettes et mysidacés), de mollusques céphalopodes
(0,5 %) et d’ophiures (0,5 %).
L’adulte de plus de 40 cm mange encore plus de poissons (99 % : lançons
hareng, merlan, églefin, tacaud norvégien, balai, limande, limande-sole,
morue, souris de mer, lingue),
quelques mollusques céphalopodes,
quelques polychètes et crustacés. Le
turbot chasse à vue.
Alimentation du turbot
■ Pêche
Dans notre pays, le turbot est essentiellement pêché au chalut de fond, et à
un moindre degré à la palangre. Plus
de la moitié de nos captures proviennent de la mer Celtique et de la
Manche. Il en est pris également dans
le golfe de Gascogne, en mer du Nord
et en Méditerranée.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 500 à 700 tonnes
entre 1974 et 1979, de presque 900
tonnes en 1994.
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