10 épines à la première dorsale chez
le maquereau espagnol).
■ Biologie
Mœurs : le maquereau commun est
un poisson grégaire pélagique, vivant
en bancs compacts parfois énormes
en pleine eau, souvent près de la surface. Excellent nageur il est très rapide (environ 10 km à l’heure). Il existe deux principales populations dans
le nord de l’Europe : celle de la mer
du Nord qui hivernerait sur la fosse
norvégienne et celle de la mer Celtique passant l’hiver d’une part au
sud-ouest de la Cornouailles anglaise
et d’autre part au bord du plateau
continental à l'entrée de la Manche.
Au printemps, les maquereaux de la
fosse norvégienne se dispersent dans
toutes les directions. Certains vont
jusqu’à l'ouest des Shetland où ils se
mélangent à ceux venus de la mer
Celtique. Une bonne partie va se reproduire de juin à août au nord du
Danemark dans le Skagerrak puis retourne en mer du Nord. Les maquereaux de la mer Celtique se déplacent
au printemps soit vers le sud le long
des côtes françaises, soit jusqu’aux
îles Shetland (nord de l’Ecosse) passant surtout à l'ouest de l’Irlande,
soit au sud de la mer du Nord en
passant par la Manche.
Reproduction : le maquereau commun acquiert, en majorité, sa première
maturité sexuelle vers 29 cm à l'âge de
3 ans. Celui de la mer Celtique se reproduit au mois de mars (parfois dès
fin février) sur le bord du plateau
continental du golfe de Gascogne en
mars-avril au sud de l’Irlande, en maijuin à l'ouest de l’Irlande et un peu au
nord-ouest de l’Ecosse. Dans le golfe
de Gascogne et le sud de l’Irlande, la
reproduction a lieu jusqu’en juin, mais
sur des fonds plus faibles sur le plateau
continental. La population de la fosse
norvégienne se reproduit en juin-juillet
dans presque toute la mer du Nord
(surtout dans sa partie centrale et le
long des côtes Scandinaves) et un peu
dans la Manche. En Méditerranée, la
ponte a lieu dans le golfe du Lion de la
fin décembre à la mi-mai, un peu plus
précocement sur les côtes du Roussillon que dans la région de Marseille.
Le frai y a lieu sur le fond ou un peu
au-dessus entre 80 et 120 m de profondeur à une température de 12° à
13 °C, et une salinité de 37,5 à 38 %o.
Une femelle de taille moyenne porte
de 400000 à 500000 ovules. Les œufs
de 1 à 1,4 mm de diamètre flottent
vers 7 à 9 m en dessous de la surface.
Après environ 5 jours d’incubation
entre 11 ° et 13 °C une larve, mesurant
en moyenne 3,5 mm de long, éclôt. Le
vitellus est presque entièrement résorbé
au bout de 48 heures. Les jeunes vont
alors à la côte dont ils ne s’éloigneront
qu’à l'automne, sauf dans les eaux côtières de Cornouailles où ils restent
pendant leurs deux premiers hivers.
Zone de reproduction du maquereau commun
Croissance : au cours de sa première
année la croissance du maquereau
commun est fonction de l’époque de
son éclosion, le frai s’étalant depuis le
début de l’année en Méditerranée et
dans le golfe de Gascogne jusqu’en
juillet en mer du Nord. Elle est rapide
la première année (22 cm en Méditerranée, 18 cm en mer Celtique) puis
décroît vite, le taux de croissance annuel étant de 6 cm en Méditerranée et
Maquereau espagnol
7 cm en mer Celtique pour la seconde
année, 3 cm en Méditerranée et 5 cm
en mer Celtique pour la troisième année. La longévité maximale de cette
espèce serait supérieure à 20 ans. Les
valeurs données à titre indicatif dans
la figure concernent les maquereaux
de la mer Celtique.
Alimentation : en mer du Nord, la larve du maquereau commun se nourrit
en fonction de sa taille, surtout de
larves de copépodes dès son éclosion
(2 mm) jusqu’à une longueur de
8 mm. Ces larves de copépodes constituent 70 % de son régime alimentaire
entre 2 et 3 mm, 85 % de 3 à 4 mm,
puis leur importance diminue. La larve
mange aussi des dinoflagellés (de 2 à
3 mm), des œufs d’invertébrés (de 2 à
7 mm), de larves de lamellibranches
(de 2 à 9 mm), des cladocères (de 4 à
11 mm mais surtout à partir de 6 mm
et surtout de 9 à 10 mm), des appendiculaires (de 5 à 11 mm) et des petits
copépodes. Les adultes se nourrissent
de crustacés pélagiques, principalement de copépodes pendant le printemps mais également d’euphausiacés,
de larves de crabes, d’amphipodes et de
chaetognathes. Le maquereau nage
alors la bouche ouverte et les ouïes
gonflées. Tous les organismes de plus
d’1,5 mm sont arrêtés par ses branchicténies qui sont très serrées, puis
seront mangés. Au cours de l’été, et
pendant l’automne le maquereau ingère de petits poissons pélagiques
(sprats, sardines, harengs, lançons.).
Lorsqu’il hiverne, le maquereau ne
se nourrit pas.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 30 000 à 40 000 tonnes
entre 1974 et 1979, de 18 000 à
27000 tonnes entre 1982 et 1994.
M aq u ereau commun
217
le maquereau espagnol).
■ Biologie
Mœurs : le maquereau commun est
un poisson grégaire pélagique, vivant
en bancs compacts parfois énormes
en pleine eau, souvent près de la surface. Excellent nageur il est très rapide (environ 10 km à l’heure). Il existe deux principales populations dans
le nord de l’Europe : celle de la mer
du Nord qui hivernerait sur la fosse
norvégienne et celle de la mer Celtique passant l’hiver d’une part au
sud-ouest de la Cornouailles anglaise
et d’autre part au bord du plateau
continental à l'entrée de la Manche.
Au printemps, les maquereaux de la
fosse norvégienne se dispersent dans
toutes les directions. Certains vont
jusqu’à l'ouest des Shetland où ils se
mélangent à ceux venus de la mer
Celtique. Une bonne partie va se reproduire de juin à août au nord du
Danemark dans le Skagerrak puis retourne en mer du Nord. Les maquereaux de la mer Celtique se déplacent
au printemps soit vers le sud le long
des côtes françaises, soit jusqu’aux
îles Shetland (nord de l’Ecosse) passant surtout à l'ouest de l’Irlande,
soit au sud de la mer du Nord en
passant par la Manche.
Reproduction : le maquereau commun acquiert, en majorité, sa première
maturité sexuelle vers 29 cm à l'âge de
3 ans. Celui de la mer Celtique se reproduit au mois de mars (parfois dès
fin février) sur le bord du plateau
continental du golfe de Gascogne en
mars-avril au sud de l’Irlande, en maijuin à l'ouest de l’Irlande et un peu au
nord-ouest de l’Ecosse. Dans le golfe
de Gascogne et le sud de l’Irlande, la
reproduction a lieu jusqu’en juin, mais
sur des fonds plus faibles sur le plateau
continental. La population de la fosse
norvégienne se reproduit en juin-juillet
dans presque toute la mer du Nord
(surtout dans sa partie centrale et le
long des côtes Scandinaves) et un peu
dans la Manche. En Méditerranée, la
ponte a lieu dans le golfe du Lion de la
fin décembre à la mi-mai, un peu plus
précocement sur les côtes du Roussillon que dans la région de Marseille.
Le frai y a lieu sur le fond ou un peu
au-dessus entre 80 et 120 m de profondeur à une température de 12° à
13 °C, et une salinité de 37,5 à 38 %o.
Une femelle de taille moyenne porte
de 400000 à 500000 ovules. Les œufs
de 1 à 1,4 mm de diamètre flottent
vers 7 à 9 m en dessous de la surface.
Après environ 5 jours d’incubation
entre 11 ° et 13 °C une larve, mesurant
en moyenne 3,5 mm de long, éclôt. Le
vitellus est presque entièrement résorbé
au bout de 48 heures. Les jeunes vont
alors à la côte dont ils ne s’éloigneront
qu’à l'automne, sauf dans les eaux côtières de Cornouailles où ils restent
pendant leurs deux premiers hivers.
Zone de reproduction du maquereau commun
Croissance : au cours de sa première
année la croissance du maquereau
commun est fonction de l’époque de
son éclosion, le frai s’étalant depuis le
début de l’année en Méditerranée et
dans le golfe de Gascogne jusqu’en
juillet en mer du Nord. Elle est rapide
la première année (22 cm en Méditerranée, 18 cm en mer Celtique) puis
décroît vite, le taux de croissance annuel étant de 6 cm en Méditerranée et
Maquereau espagnol
7 cm en mer Celtique pour la seconde
année, 3 cm en Méditerranée et 5 cm
en mer Celtique pour la troisième année. La longévité maximale de cette
espèce serait supérieure à 20 ans. Les
valeurs données à titre indicatif dans
la figure concernent les maquereaux
de la mer Celtique.
Alimentation : en mer du Nord, la larve du maquereau commun se nourrit
en fonction de sa taille, surtout de
larves de copépodes dès son éclosion
(2 mm) jusqu’à une longueur de
8 mm. Ces larves de copépodes constituent 70 % de son régime alimentaire
entre 2 et 3 mm, 85 % de 3 à 4 mm,
puis leur importance diminue. La larve
mange aussi des dinoflagellés (de 2 à
3 mm), des œufs d’invertébrés (de 2 à
7 mm), de larves de lamellibranches
(de 2 à 9 mm), des cladocères (de 4 à
11 mm mais surtout à partir de 6 mm
et surtout de 9 à 10 mm), des appendiculaires (de 5 à 11 mm) et des petits
copépodes. Les adultes se nourrissent
de crustacés pélagiques, principalement de copépodes pendant le printemps mais également d’euphausiacés,
de larves de crabes, d’amphipodes et de
chaetognathes. Le maquereau nage
alors la bouche ouverte et les ouïes
gonflées. Tous les organismes de plus
d’1,5 mm sont arrêtés par ses branchicténies qui sont très serrées, puis
seront mangés. Au cours de l’été, et
pendant l’automne le maquereau ingère de petits poissons pélagiques
(sprats, sardines, harengs, lançons.).
Lorsqu’il hiverne, le maquereau ne
se nourrit pas.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 30 000 à 40 000 tonnes
entre 1974 et 1979, de 18 000 à
27000 tonnes entre 1982 et 1994.
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