3 rayons épineux; 2 narines de
chaque côté de la tête ; des lèvres
charnues ; un préopercule à bord
non crénelé; de fortes dents présentes non seulement sur les mâchoires mais aussi sur les os du
pharynx.
Taille maximale : 60 cm.
Taille commune : 20- 50 cm.
■ Confusions possibles
La vieille commune a une forme un
peu comparable à celle d’un serran
ou d’un mérou. Elle se distingue de
ces poissons par la présence de 2
narines de chaque côté de la tête et
par un nombre d’épines à la nageoire dorsale plus élevé que celui des
rayons mous (une seule narine et
épines dorsales moins nombreuses
que les rayons mous chez le serran
et le mérou).
Attention, l’appellation de « demoiselle » à Lorient pour la vieille commune est identique à celle donnée
au crabe étrille à Saint-Brieuc et
dans le Finistère.
■ Biologie
Mœurs : la vieille commune est un
poisson sédentaire habitant les régions rocheuses, la zone des laminaires et les herbiers. Elle affectionne particulièrement les failles et les
cavités où elle peut se retirer la nuit
ou se mettre le jour à l’abri des intrus. Elle présente de grandes variations de coloration, en fonction de
l’âge, de la profondeur de son habitat et de la période de l’année. Ainsi
dans les herbiers le jeune peut être
vert clair sur tout le corps ou avec le
dos plus sombre, ou avec une bande
argentée de l’œil à la caudale. Les
adultes ont soit le dos vert foncé et
le ventre blanc roux, soit le dos rouge brique et le ventre blanc, soit le
corps jaune bistre ou vert-brun marbré de noir. Dans la zone des laminaires la vieille commune adulte a le
dos rouge à orangé et le ventre doré.
Celle qui vit près des fonds sableux
peut être beige clair et marbrée.
Reproduction : la ponte a lieu en
mai-juin parfois en juillet. La vieille
commune arrache avec sa gueule des
fragments d’une algue (cystoseires)
et en tapisse une crevasse avant d’y
pondre. Les œufs blanc crème sont
petits (0,7 à 0,8 mm de diamètre) et
nombreux. Ils sont fixés sur les rameaux de cystoseires surtout à l'aisselle des branches auxquelles ils adhèrent par un mucus secrété au moment de la ponte.
Les œufs fécondés sont recouverts
de nouveaux morceaux d’algues. La
larve pélagique mesure 3,8 mm de
long à l’éclosion. Dès septembre-octobre, l’alevin mesurant 2,5 à 5 cm
rejoint le fond.
Croissance : elle n’a pas été étudiée
mais elle doit être lente. Un poisson
de 40 cm serait âgé d’une dizaine
d’années.
Alimentation : la vieille commune
se nourrit de patelles, de moules, de
crustacés (divers crabes, crevettes),
de vers encroûtants (spirorbes). Elle
broie coquilles, carapaces et tests
avec ses dents pharyngiennes en forme de molaires.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une
capture annuelle de 20 à 150
tonnes entre 1974 et 1979, de 160
tonnes en 1994.
V ie ille commune
209
chaque côté de la tête ; des lèvres
charnues ; un préopercule à bord
non crénelé; de fortes dents présentes non seulement sur les mâchoires mais aussi sur les os du
pharynx.
Taille maximale : 60 cm.
Taille commune : 20- 50 cm.
■ Confusions possibles
La vieille commune a une forme un
peu comparable à celle d’un serran
ou d’un mérou. Elle se distingue de
ces poissons par la présence de 2
narines de chaque côté de la tête et
par un nombre d’épines à la nageoire dorsale plus élevé que celui des
rayons mous (une seule narine et
épines dorsales moins nombreuses
que les rayons mous chez le serran
et le mérou).
Attention, l’appellation de « demoiselle » à Lorient pour la vieille commune est identique à celle donnée
au crabe étrille à Saint-Brieuc et
dans le Finistère.
■ Biologie
Mœurs : la vieille commune est un
poisson sédentaire habitant les régions rocheuses, la zone des laminaires et les herbiers. Elle affectionne particulièrement les failles et les
cavités où elle peut se retirer la nuit
ou se mettre le jour à l’abri des intrus. Elle présente de grandes variations de coloration, en fonction de
l’âge, de la profondeur de son habitat et de la période de l’année. Ainsi
dans les herbiers le jeune peut être
vert clair sur tout le corps ou avec le
dos plus sombre, ou avec une bande
argentée de l’œil à la caudale. Les
adultes ont soit le dos vert foncé et
le ventre blanc roux, soit le dos rouge brique et le ventre blanc, soit le
corps jaune bistre ou vert-brun marbré de noir. Dans la zone des laminaires la vieille commune adulte a le
dos rouge à orangé et le ventre doré.
Celle qui vit près des fonds sableux
peut être beige clair et marbrée.
Reproduction : la ponte a lieu en
mai-juin parfois en juillet. La vieille
commune arrache avec sa gueule des
fragments d’une algue (cystoseires)
et en tapisse une crevasse avant d’y
pondre. Les œufs blanc crème sont
petits (0,7 à 0,8 mm de diamètre) et
nombreux. Ils sont fixés sur les rameaux de cystoseires surtout à l'aisselle des branches auxquelles ils adhèrent par un mucus secrété au moment de la ponte.
Les œufs fécondés sont recouverts
de nouveaux morceaux d’algues. La
larve pélagique mesure 3,8 mm de
long à l’éclosion. Dès septembre-octobre, l’alevin mesurant 2,5 à 5 cm
rejoint le fond.
Croissance : elle n’a pas été étudiée
mais elle doit être lente. Un poisson
de 40 cm serait âgé d’une dizaine
d’années.
Alimentation : la vieille commune
se nourrit de patelles, de moules, de
crustacés (divers crabes, crevettes),
de vers encroûtants (spirorbes). Elle
broie coquilles, carapaces et tests
avec ses dents pharyngiennes en forme de molaires.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une
capture annuelle de 20 à 150
tonnes entre 1974 et 1979, de 160
tonnes en 1994.
V ie ille commune
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