Griset
pour une taille de 46 cm et un poids
de 1,8 kg. Les valeurs données à titre
indicatif dans la figure concernent le
griset du golfe de Gascogne.
0
rencie de la première espèce (13 à 15
rayons mous à l'anale et pectorales
n’atteignant pas l’anus chez la saupe). La présence de 9 à 11 rayons
mous à l'anale et la forme élevée de
son corps la distinguent de la seconde (14 à 16 rayons mous et corps allongé chez le bogue). L’absence de
tache noire sur le pédoncule caudal
empêche la confusion avec l’oblade
(une bande transversale noire sur le
pédoncule caudal chez cette dernière). Enfin l’absence de fortes canines
ou de molaires différencie le griset
des autres Sparidés.
Attention, le griset est appelé dorade
en Normandie ce qui peut provoquer des confusions soit avec la dorade royale, soit avec la dorade rose.
De même l’appellation brème en
Normandie et sur les côtes méditerranéennes peut être la source de méprises avec le poisson d’eau douce de
même nom.
■ Biologie
Mœurs : le griset est un poisson grégaire, semi-pélagique côtier, c’est-àdire que ses bancs se trouvent près
du fond et en pleine eau dans la
zone littorale en été. En hiver, les
bancs sont sur les plateaux rocheux
du large par 50-100 m de profondeur, à l’exception des juvéniles qui
pendant leurs deux ou trois premières années restent dans les nourriceries en zone côtière.
Reproduction : le griset est hermaphrodite, c’est-à-dire qu’il est pourvu à la fois de glandes femelles et
mâles. Il acquiert sa première maturité sexuelle au cours de sa deuxième année (20 cm). Il est alors de
sexe femelle. Puis il deviendra mâle
au cours de sa huitième année
(35 cm). La ponte a lieu au printemps en Méditerranée, en maijuin à la côte à proximité de fonds
rocheux dans le golfe de Gascogne.
La femelle porte selon sa taille de
10 000 à 100 000 ovules. Il y a nidification, le mâle préparant un nid.
Les œufs benthiques, de 1 mm de
diamètre, y sont pondus sur une ou
deux couches. Le mâle les aère et les
protège des prédateurs pendant leur
incubation qui dure 9 à 10 jours à
une température de l’eau de 13 °C.
La larve est pélagique pendant environ 2 mois.
Alimentation : le griset est un
poisson omnivore. Parfois son régime alimentaire est composé essentiellement d’algues (algues entéromorphes) ; parfois surtout de crustacés (copépodes et amphipodes)
mais également d’hydraires. Il
mange également des poissons
(lançons, anchois) et leurs œufs,
d’autres crustacés (mysidacés,
crabes, ostracodes), des polychètes
et des plantes (zostères). C’est une
espèce capable de s’adapter aux disponibilités du milieu.
Croissance : la croissance du griset
est assez lente. Elle est un peu plus
rapide dans le golfe de Gascogne
que dans la Manche. Ainsi, nous
avons respectivement 18 et 16 cm à
1 an, 34 et 30 cm à 5 ans, 41 et
36 cm à 10 ans et 44 et 41 cm à 14
ans. Sa longévité serait de 17 ans
■ Pêche
Le griset est actuellement surtout
capturé au chalut pélagique. Il est
pêché à la ligne par les professionnels de l’ouest et du sud de la Bretagne. C’est une espèce recherchée
par les amateurs. De petites quantités sont prises au chalut de fond. Les
principaux lieux de pêche sont situés
en Manche ouest, en Nord-Gascogne et en Sud-Gascogne. Sa chair
assez molle est assez peu estimée. Il
est commercialisé à l'état frais.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 3 000 à 6 000 tonnes
entre 1974 et 1979, de 2400 à 2900
tonnes entre 1992 et 1994.
Principales zones de capture
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