neux, à tête un peu aplatie au-dessus, à bouche oblique.
Elles présentent sur leurs flancs une
bande longitudinale argentée caractéristique. Leur chair est translucide. Les trois espèces se trouvant sur
nos côtes se différencient de la façon suivante :
- 59 à 65 écailles en ligne longitudinale : sauclet
- au plus 57 écailles en ligne longitudinale :
- 52 à 57 écailles en ligne longitudinale : prêtre
- 39 à 49 écailles en ligne longitudinale : joël
Tailles maximales :
- prêtre : 20 cm
- joël : 13 cm
- sauclet : 13 cm.
■ Confusions possibles
Les athérines avec leurs deux dorsales
dont une épineuse ne peuvent être
confondues avec les autres petites espèces argentées comme les argentines
et l’éperlan (une dorsale non épineuse et une petite nageoire adipeuse dépourvue de rayons) ou l’anchois (une
seule dorsale non épineuse).
Attention, le prêtre est parfois appelé
capelan sur les côtes normandes et
éperlan en Normandie et en Bretagne.
■ Biologie
Mœurs : ce poisson grégaire vit en
bancs dans les eaux marines côtières,
pénétrant dans les ports, les estuaires, et même les eaux douces
pour A. boyeri, cette espèce étant
bien adaptée au milieu lagunaire.
A. presbyter est abondant sur le littoral du golfe de Gascogne du printemps à l’automne, dans la Gironde,
il remonte jusqu’aux eaux douces.
Reproduction : les athérines acquièrent leur première maturité
Répartition géographique du prêtre
Répartition géographique du joël
Répartition géographique du sauclet
sexuelle à la fin de leur première
année. Le frai a lieu chez A. presbyter et A. boyeri une première fois en
avril et mai et une seconde fois en
septembre, chez A. hepsetus de décembre à mai. Les œufs ont de 1,9
à 2 mm de diamètre chez A. presbyter, 1,5 mm chez A. boyeri, 2 mm
chez A. hepsetus. Ils possèdent un
grand nombre de filaments qui les
font adhérer à la fois les uns aux
autres en une masse compacte et
aux algues ou à d’autres substrats.
Dès la seconde quinzaine d’avril, les
premiers A. boyeri naissent. A
l’éclosion la larve d’A. presbyter mesure 7 mm, celle d’A. boyeri 5 à
6 mm et celle d’A. hepsetus 7 à
8 mm. Aussitôt après la naissance
elles s’alimentent.
Croissance : la longévité des athérines est très brève. Elles ne vivent
que deux ans, atteignant 7 cm dès la
fin de leur première année. Pendant
les premiers mois après la naissance,
le poisson, mangeant des organismes
microscopiques, a une croissance rapide. A la fin de l'été les conditions
de milieu défavorables liées au changement de régime alimentaire
(l’athérine s’attaque à des proies plus
grosses) provoquent une forte mortalité et un ralentissement de la
croissance. Celle-ci reprend en automne. Dans les grandes tailles, le
nombre des femelles est plus élevé
que celui des mâles.
Alimentation : le régime alimentaire
des athérines n’est pas spécialisé. Ses
variations sont liées à la dimension
du poisson et des proies et aux disponibilités du milieu. Ainsi dans le bassin d’Arcachon, les A. boyeri de 5 à
14 mm se nourrissent surtout de rotiferes, puis de larves véligères de
mollusques et de nauplii de copépodes ; celles de 15 à 29 mm surtout
de larves de mollusques et de copépodes, puis de petits copépodes, de
quelques amphipodes et de larves de
diptères chironomides ; celles de 30 à
49 mm principalement de copépodes adultes, puis de chironomides
et d’amphipodes ; celles de 50 à
79 mm d’amphipodes puis de chironomides et de quelques copépodes.
La taille des proies augmente avec
celle des poissons. Notons qu’en Méditerranée la nutrition est faible en
hiver et nulle pendant la ponte.
■ Pêche
Les athérines sont pêchées en Bretagne méridionale entre le Croisic et
Quiberon soit au carrelet à partir de
bateaux au mouillage, soit au chalut
(engin spécifique appelé « pétrolette »
en baie de la Vilaine), en Méditerranée aux filets, : aux nasses et sur
toutes nos côtes par les amateurs à la
ligne. Leur chair est assez estimée
comme petite friture
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une capture annuelle de 100 à 400 tonnes
entre 1974 et 1979, de 150 tonnes
en 1994.
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