dont l’extrémité n’atteint pas, vers
l’arrière, le bout des pectorales (dépasse largement l’extrémité des pectorales chez la lingue espagnole).
Elle se différencie de la lingue
franche par sa mandibule proéminente et par la grande taille de son
œil dont le diamètre est presque
égal à la longueur du museau (mâchoire supérieure proéminente et
diamètre de l’œil égal environ à la
moitié de la longueur du museau
chez la lingue franche).
■ Biologie
Mœurs : la vie de cette espèce qui
fréquente le versant escarpé du talus
du plateau continental est mal
connue.
Reproduction : la lingue bleue acquiert sa première maturité sexuelle
vers 75 cm (9 ans) chez le mâle,
vers 88 cm (11 ans) chez la femelle.
La reproduction a lieu en avril-mai
entre 500 et 1 000 m de profondeur
de l’ouest de l’Écosse à la côte Norvégienne, aux îles Féroé et au sud
de l’Islande.
Croissance : la lingue bleue atteint
40 cm dès sa troisième année. Ensuite, jusqu’à 135 cm de long (19 ans)
sa taille augmentera de 5 à 6 cm par
an, un peu plus rapidement chez la
femelle que chez le mâle (respectivement 58 cm et 53 cm à 5 ans, 82 et
81 cm à 10 ans, 114 et 105 cm à 15
ans. La longévité de la femelle, qui
atteint 155 cm, est supérieure à 20
ans, celle du mâle, dont la taille
maximale est voisine de 115 cm, est
d’au-moins 17 ans. Les chiffres indiqués sur le graphique concernent
des lingues bleues d’Islande dont la
croissance est plus lente que celles
des îles Féroé et des îles Shetland.
■ Pêche
La lingue bleue est dans notre pays
capturée au chalut de fond. Dans
d’autres pays européens, elle est prise
également aux palangres. Les captures françaises proviennent essentiellement de l’ouest de l’Ecosse, des
Iles Féroé, et un peu du nord de la
mer du Nord.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 14000 tonnes en 1974,
de 6000 tonnes en 1979 et de 3000
tonnes en 1994.
Lingue
bleue
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