râtre ou vert sombre sensiblement
incurvée au niveau des pectorales
(ligne latérale de coloration claire
et droite au niveau des pectorales
chez le lieu noir).
Il se différencie du merlan par sa
mandibule proéminente et par l’absence de tache noire à la pectorale
(mâchoire supérieure proéminente
et une tache noire à la base de la pectorale chez le merlan).
Attention, le lieu jaune est parfois
appelé merlu en Picardie.
■ Biologie
Mœurs : le lieu jaune en dehors de
la période de reproduction ne forme
pas de grands bancs. Toutefois, il est
rarement solitaire, vivant en petits
groupes dispersés en pleine eau ou
près du fond.
Il est plus fréquent sur les fonds rocheux ou recouverts d’algues. Il est
parfois abondant dans les épaves.
Les jeunes vivent à la côte, au moins
au cours de leurs 2 premières années, puis migrent vers le large (-40
à -100 m) vers 3 ans.
Reproduction : la ponte a lieu en
mars dans le golfe de Gascogne (début février en Espagne à mai en
Norvège) lorsque l’eau atteint
10 °C. L’aire de ponte s’étend du
Portugal à la Norvège sur des fonds
inférieurs à 150 m. Les lieus jaunes
se rassemblent alors en formations
denses. Les œufs, petits (1 mm) et
les larves, mesurant 3 à 4 mm à
l’éclosion, sont pélagiques. La vie
larvaire ne doit durer que quelques
mois, car les alevins sont présents
dans les eaux littorales des côtes bretonnes et normandes au printemps
et au début de l’été.
Croissance : la croissance du lieu
jaune est assez rapide. Toutefois, elle
est plus lente dans les régions septentrionales de son aire de répartition. A 5 ans, un lieu jaune provenant des côtes d’Espagne mesure en
moyenne 65 cm, du golfe de Gascogne 63 cm, de la mer Celtique
59 cm et de l’Ouest-Irlande 52 cm.
Les chiffres indiqués sur la figure
concernent des exemplaires du golfe
de Gascogne.
ANNÉES
Croissance du lieu jaune
Alimentation : le lieu jaune se
nourrit principalement de poissons et accessoirement de céphalopodes et de crustacés. Les proies
les plus fréquentes sont les tacatids, le chinchard, les lançons, le
hareng, le sprat, des vieilles, des
motelles, des gobies. Les crustacés
ingérés sont des crevettes, des bouquets, et divers crabes.
■ Pêehe
Le lieu jaune est pêché soit au chalut
de fond ou pélagique, soit au filet
maillant, soit aux palangres. Il en est
également pris, en assez grand
nombre, à la ligne traînante dans la
zone côtière rocheuse bretonne. Nos
captures proviennent essentiellement de la mer Celtique et de la
Manche. Il en est pris également
dans le nord du golfe de Gascogne.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 4 000 à 6 000 tonnes
entre 1974 et 1979, de 3 000 à 4 000
tonnes entre 1992 et 1994.
Lieu
jaune
125
incurvée au niveau des pectorales
(ligne latérale de coloration claire
et droite au niveau des pectorales
chez le lieu noir).
Il se différencie du merlan par sa
mandibule proéminente et par l’absence de tache noire à la pectorale
(mâchoire supérieure proéminente
et une tache noire à la base de la pectorale chez le merlan).
Attention, le lieu jaune est parfois
appelé merlu en Picardie.
■ Biologie
Mœurs : le lieu jaune en dehors de
la période de reproduction ne forme
pas de grands bancs. Toutefois, il est
rarement solitaire, vivant en petits
groupes dispersés en pleine eau ou
près du fond.
Il est plus fréquent sur les fonds rocheux ou recouverts d’algues. Il est
parfois abondant dans les épaves.
Les jeunes vivent à la côte, au moins
au cours de leurs 2 premières années, puis migrent vers le large (-40
à -100 m) vers 3 ans.
Reproduction : la ponte a lieu en
mars dans le golfe de Gascogne (début février en Espagne à mai en
Norvège) lorsque l’eau atteint
10 °C. L’aire de ponte s’étend du
Portugal à la Norvège sur des fonds
inférieurs à 150 m. Les lieus jaunes
se rassemblent alors en formations
denses. Les œufs, petits (1 mm) et
les larves, mesurant 3 à 4 mm à
l’éclosion, sont pélagiques. La vie
larvaire ne doit durer que quelques
mois, car les alevins sont présents
dans les eaux littorales des côtes bretonnes et normandes au printemps
et au début de l’été.
Croissance : la croissance du lieu
jaune est assez rapide. Toutefois, elle
est plus lente dans les régions septentrionales de son aire de répartition. A 5 ans, un lieu jaune provenant des côtes d’Espagne mesure en
moyenne 65 cm, du golfe de Gascogne 63 cm, de la mer Celtique
59 cm et de l’Ouest-Irlande 52 cm.
Les chiffres indiqués sur la figure
concernent des exemplaires du golfe
de Gascogne.
ANNÉES
Croissance du lieu jaune
Alimentation : le lieu jaune se
nourrit principalement de poissons et accessoirement de céphalopodes et de crustacés. Les proies
les plus fréquentes sont les tacatids, le chinchard, les lançons, le
hareng, le sprat, des vieilles, des
motelles, des gobies. Les crustacés
ingérés sont des crevettes, des bouquets, et divers crabes.
■ Pêehe
Le lieu jaune est pêché soit au chalut
de fond ou pélagique, soit au filet
maillant, soit aux palangres. Il en est
également pris, en assez grand
nombre, à la ligne traînante dans la
zone côtière rocheuse bretonne. Nos
captures proviennent essentiellement de la mer Celtique et de la
Manche. Il en est pris également
dans le nord du golfe de Gascogne.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture
annuelle de 4 000 à 6 000 tonnes
entre 1974 et 1979, de 3 000 à 4 000
tonnes entre 1992 et 1994.
Lieu
jaune
125
