cipales ont été dénombrées dans l’Atlantique nord dont 14 pour l’Eu
rope : celle d’Islande, de l’Arctique
nord-est, du plateau des Féroé, du
banc Féroé, de l’ouest de l’Ecosse, du
Moray Firth, de Flamborough, du
nord de la mer du Nord, du centre et
du sud de la mer du Nord, du détroit
de Douvres, de Trévose, de Carlington, de la Baltique et de Rockall. Les
individus des races nordiques (du Labrador, de l’ouest du Groenland, de
l’est du Groenland, d’Islande, de l’Arctique nord-est) effectuent des migrations génétiques (ou de reproduction)
ou trophiques (ou de nutrition) de
grande ampleur : plus de 1 000 km
pour la morue du Groenland, de 800
à 900 km pour celle de l’Arctique
nord-est. Les races boréales (mer du
Nord, Manche, mer d’Irlande) ont des
migrations de faible amplitude.
Reproduction : la morue acquiert sa
première maturité sexuelle au cours de
sa 2 ou 3e année chez le mâle (53 cm),
de sa 3 ou 4e année chez la femelle
(59 cm). La reproduction a lieu en
mer du Nord, de février à avril, pendant 13 à 15 semaines, la morue
s’étant rendue préalablement sur son
aire de ponte généralement située sur
des fonds inférieurs à 50 m et toujours
à moins de 200 m. Comme chez
l’églefin, le mâle émet des sons au moment de la reproduction ce qui stimulerait la femelle. II y a une parade nuptiale. Il se forme également des couples
et une certaine reconnaissance sexuelle. La femelle porte un grand nombre
d’ovules : 2,5 millions chez un exemplaire de 5 kg, 5 millions à 10 kg,
7,5 millions à 15 kg.
La reproduction s’effectue dans des
eaux dont la température est comprise
entre 4 et 6 °C. La flottaison des œufs
est dépendante de la salinité. Les œufs
mesurent de 1,3 à 1,5 mm. Pélagiques,
ils sont transportés par les courants.
L’éclosion a lieu après 12 jours d’incubation à 5,5 °C, les larves mesurant
alors 4 mm. Elles auront un mode de
vie pélagique pendant 2 à 5 mois selon
les régions, puis elles iront sur le fond.
Croissance : à l’arrivée sur le fond l’alevin mesure de 2 à 6 cm. Sa croissance
est rapide, il atteint 20 cm à la fin de sa
première année. La femelle grandit légèrement plus vite que le mâle : respectivement 59 et 56 cm à 3 ans, 85 et
81 cm à 5 ans. La croissance des morues de la mer Celtique, de la Manche
et du sud de la mer du Nord est plus
rapide que celle des poissons plus nordiques. La longévité de la morue serait
d’une vingtaine d’années. Les valeurs
données à titre indicatif correspondent
à des animaux capturés dans le sud de
la mer du Nord.
Alimentation : pendant leur vie pélagique, les larves se nourrissent tout
d’abord de larves de copépodes et
d’œufs de poissons, puis de copépodes
adultes et de larves de crustacés. Les
alevins mangent des euphausiacés, des
amphipodes, des copépodes, des mysidacés, des décapodes, des annélides polychètes, puis des poissons de petite
taille (gobies). Adulte, la morue ingère
des poissons (tacauds, sprats, callionymes, lançons, merlan bleu, soles,
grondins, merlans), des crustacés décapodes (crabes nageurs et de fond, galathées, pagures, crevettes, des annélides
(aphrodite), quelques mollusques céphalopodes, des ophiures. Le régime
alimentaire de la morue est peu spécialisé, elle consomme aussi bien des
proies benthiques rampantes que des
organismes nageurs. Ce poisson s alimente pendant toute l’année avec des
périodes de forte intensité : octobrenovembre, janvier-février et mai à
juillet, la période de nutrition maximale étant juin-juillet. Il mange moins en
septembre, décembre et mars-avril, ces
deux derniers mois correspondant à la
période de reproduction.
Alimentation de la morue commune
■ Pêche
La morue est une des espèces commerciales les plus importantes. Elle est
capturée au chalut de fond, au chalut
pélagique et un peu à la ligne. Nos
captures proviennent, en Europe, de
la mer du Nord, de la mer Celtique et
de la Manche, de la mer d’Irlande, de
l’ouest de l’Ecosse et de la mer de
Norvège. Il s’en pêche également dans
l’Atlantique nord-ouest.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture annuelle entre 1974 et 1979 de 17000 à
22000 tonnes de cabillaud frais, de
14000 tonnes de cabillaud congelé,
les apports étant passés de 21000
tonnes en 1974 à 8 500 tonnes en
1979, et de 2 500 tonnes de morue salée, les tonnages étant également passés, avec la crise de la grande pêche, de
5 000 à 1 000 tonnes. Entre 1992 et
1994 les captures annuelles ne sont
plus que de 15000 à 16000 tonnes.
M orue commune
123
rope : celle d’Islande, de l’Arctique
nord-est, du plateau des Féroé, du
banc Féroé, de l’ouest de l’Ecosse, du
Moray Firth, de Flamborough, du
nord de la mer du Nord, du centre et
du sud de la mer du Nord, du détroit
de Douvres, de Trévose, de Carlington, de la Baltique et de Rockall. Les
individus des races nordiques (du Labrador, de l’ouest du Groenland, de
l’est du Groenland, d’Islande, de l’Arctique nord-est) effectuent des migrations génétiques (ou de reproduction)
ou trophiques (ou de nutrition) de
grande ampleur : plus de 1 000 km
pour la morue du Groenland, de 800
à 900 km pour celle de l’Arctique
nord-est. Les races boréales (mer du
Nord, Manche, mer d’Irlande) ont des
migrations de faible amplitude.
Reproduction : la morue acquiert sa
première maturité sexuelle au cours de
sa 2 ou 3e année chez le mâle (53 cm),
de sa 3 ou 4e année chez la femelle
(59 cm). La reproduction a lieu en
mer du Nord, de février à avril, pendant 13 à 15 semaines, la morue
s’étant rendue préalablement sur son
aire de ponte généralement située sur
des fonds inférieurs à 50 m et toujours
à moins de 200 m. Comme chez
l’églefin, le mâle émet des sons au moment de la reproduction ce qui stimulerait la femelle. II y a une parade nuptiale. Il se forme également des couples
et une certaine reconnaissance sexuelle. La femelle porte un grand nombre
d’ovules : 2,5 millions chez un exemplaire de 5 kg, 5 millions à 10 kg,
7,5 millions à 15 kg.
La reproduction s’effectue dans des
eaux dont la température est comprise
entre 4 et 6 °C. La flottaison des œufs
est dépendante de la salinité. Les œufs
mesurent de 1,3 à 1,5 mm. Pélagiques,
ils sont transportés par les courants.
L’éclosion a lieu après 12 jours d’incubation à 5,5 °C, les larves mesurant
alors 4 mm. Elles auront un mode de
vie pélagique pendant 2 à 5 mois selon
les régions, puis elles iront sur le fond.
Croissance : à l’arrivée sur le fond l’alevin mesure de 2 à 6 cm. Sa croissance
est rapide, il atteint 20 cm à la fin de sa
première année. La femelle grandit légèrement plus vite que le mâle : respectivement 59 et 56 cm à 3 ans, 85 et
81 cm à 5 ans. La croissance des morues de la mer Celtique, de la Manche
et du sud de la mer du Nord est plus
rapide que celle des poissons plus nordiques. La longévité de la morue serait
d’une vingtaine d’années. Les valeurs
données à titre indicatif correspondent
à des animaux capturés dans le sud de
la mer du Nord.
Alimentation : pendant leur vie pélagique, les larves se nourrissent tout
d’abord de larves de copépodes et
d’œufs de poissons, puis de copépodes
adultes et de larves de crustacés. Les
alevins mangent des euphausiacés, des
amphipodes, des copépodes, des mysidacés, des décapodes, des annélides polychètes, puis des poissons de petite
taille (gobies). Adulte, la morue ingère
des poissons (tacauds, sprats, callionymes, lançons, merlan bleu, soles,
grondins, merlans), des crustacés décapodes (crabes nageurs et de fond, galathées, pagures, crevettes, des annélides
(aphrodite), quelques mollusques céphalopodes, des ophiures. Le régime
alimentaire de la morue est peu spécialisé, elle consomme aussi bien des
proies benthiques rampantes que des
organismes nageurs. Ce poisson s alimente pendant toute l’année avec des
périodes de forte intensité : octobrenovembre, janvier-février et mai à
juillet, la période de nutrition maximale étant juin-juillet. Il mange moins en
septembre, décembre et mars-avril, ces
deux derniers mois correspondant à la
période de reproduction.
Alimentation de la morue commune
■ Pêche
La morue est une des espèces commerciales les plus importantes. Elle est
capturée au chalut de fond, au chalut
pélagique et un peu à la ligne. Nos
captures proviennent, en Europe, de
la mer du Nord, de la mer Celtique et
de la Manche, de la mer d’Irlande, de
l’ouest de l’Ecosse et de la mer de
Norvège. Il s’en pêche également dans
l’Atlantique nord-ouest.
Les statistiques des pêches maritimes
françaises font état d’une capture annuelle entre 1974 et 1979 de 17000 à
22000 tonnes de cabillaud frais, de
14000 tonnes de cabillaud congelé,
les apports étant passés de 21000
tonnes en 1974 à 8 500 tonnes en
1979, et de 2 500 tonnes de morue salée, les tonnages étant également passés, avec la crise de la grande pêche, de
5 000 à 1 000 tonnes. Entre 1992 et
1994 les captures annuelles ne sont
plus que de 15000 à 16000 tonnes.
M orue commune
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