L’éclosion est d’autant plus précoce
que la température est élevée : 23
jours après la ponte à 3 °C, 20
jours à 4 °C, 18 jours à 5 °C, 15
jours à 6 °C et 13 jours à 8 °C (et
même 9 jours à 14 °C). A l’éclosion la larve mesure 3,5 mm. Pélagique, elle se trouve entre la surface
et 40 m de profondeur dérivant
avec les courants. La durée de la vie
pélagique est d’environ 3 mois, à la
fin de laquelle l’églefin mesure environ 40 mm. Vers la fin de juillet,
il tombe sur le fond. En septembre,
les alevins dont la taille varie entre
5 et 15 cm vivent entre 40 et 80 m
de profondeur. Vers 6 à 18 mois, ils
gagneront les fonds de -100 à -
200 m. Notons que selon les années, il y a de très fortes variations
dans le recrutement, c’est-à-dire
dans le nombre d’alevins arrivant
sur le fond.
Croissance : la première année
l’églefin atteint, selon les régions et
les années, de 17 à 19 cm, la seconde
de 25 à 36 cm, la cinquième de 37 à
58 cm, la dixième de 71 à 76 cm, la
treizième de 75 à 82 cm. Sa longévité serait de 14 ans. Les valeurs données à titre indicatif pour la croissance en taille et en poids dans le tableau concernent des églefins de la
mer de Barents.
Alimentation : les premiers temps
après l’éclosion, la larve pélagique,
c est-à-dire vivant dans les eaux superficielles, se développera à partir
de ses réserves vitellines. Vers 4 à
5 mm de long, avant l’absorption
totale de son sac vitellin, elle commencera à se nourrir de larves de
copépodes, qui constitueront la maEglefin de 31 à 51 cm
de la mer Baltique
Eglefin de 17 à 70 cm
du canal de Bristol
Poissons
Crustacés
Vers
Mollusques
Echinodermes
Alimentation de l'églefin
jeure partie de son régime alimentaire, jusqu’à une taille de 13 mm
(environ 75 % de 9 à 13 mm). Puis
les copépodes adultes prendront de
plus en plus d’importance dans les
contenus stomacaux (de 50 % à 14-18
mm jusqu’à 90% à 34-38 mm). A
partir de 14 mm, la larve de l’églefin
ingère également des euphausiacés,
à partir de 29 mm des amphipodes.
Vers 40 mm elle va sur le fond où il
restera toute sa vie se nourrissant de
tous les animaux présents au niveau
des sédiments. Plus de 200 espèces
d’invertébrés (mollusques, échinodermes, annélides...) et de poissons
ont été observés dans ses contenus
stomacaux. Même adulte, étant
donné sa petite bouche il n’ingère
que de petites proies ophiures, crinoïdes, petits oursins pour les échinodermes, petits bivalves (vanneaux) et gastéropodes pour les
mollusques, amphipodes, isopodes,
crabes nageurs pour les crustacés,
annélides polychètes.
Il mange peu à la fois (les quantités
présentes dans les estomacs étant
toujours faibles), mais presque
continuellement. Toutefois, il se
nourrit moins pendant la période
de reproduction.
■ Pêche
L’églefin se capture essentiellement
au chalut de fond. Les principaux
fonds de pêche se trouvent au sud
de l’Islande, en mer de Barents, autour des îles Féroé, à 1 ouest de la
Norvège, au centre de la mer du
Nord, à l’ouest de l’Écosse. Il s’en
prend également en mer Celtique
et un peu en mer d’Irlande, au sud
de la mer du Nord et dans la
Manche. Les captures françaises
proviennent en majorité de la mer
du Nord, mais également de l’ouest
de l’Écosse et de la mer Celtique.
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une capture annuelle de 9 000 à 15 000
tonnes de poisson frais entre 1974
et 1979 et de 100 à 1 000 kg de
poisson congelé, de 2 500 à 4 000
tonnes entre 1992 et 1994.
Eglefin
117
que la température est élevée : 23
jours après la ponte à 3 °C, 20
jours à 4 °C, 18 jours à 5 °C, 15
jours à 6 °C et 13 jours à 8 °C (et
même 9 jours à 14 °C). A l’éclosion la larve mesure 3,5 mm. Pélagique, elle se trouve entre la surface
et 40 m de profondeur dérivant
avec les courants. La durée de la vie
pélagique est d’environ 3 mois, à la
fin de laquelle l’églefin mesure environ 40 mm. Vers la fin de juillet,
il tombe sur le fond. En septembre,
les alevins dont la taille varie entre
5 et 15 cm vivent entre 40 et 80 m
de profondeur. Vers 6 à 18 mois, ils
gagneront les fonds de -100 à -
200 m. Notons que selon les années, il y a de très fortes variations
dans le recrutement, c’est-à-dire
dans le nombre d’alevins arrivant
sur le fond.
Croissance : la première année
l’églefin atteint, selon les régions et
les années, de 17 à 19 cm, la seconde
de 25 à 36 cm, la cinquième de 37 à
58 cm, la dixième de 71 à 76 cm, la
treizième de 75 à 82 cm. Sa longévité serait de 14 ans. Les valeurs données à titre indicatif pour la croissance en taille et en poids dans le tableau concernent des églefins de la
mer de Barents.
Alimentation : les premiers temps
après l’éclosion, la larve pélagique,
c est-à-dire vivant dans les eaux superficielles, se développera à partir
de ses réserves vitellines. Vers 4 à
5 mm de long, avant l’absorption
totale de son sac vitellin, elle commencera à se nourrir de larves de
copépodes, qui constitueront la maEglefin de 31 à 51 cm
de la mer Baltique
Eglefin de 17 à 70 cm
du canal de Bristol
Poissons
Crustacés
Vers
Mollusques
Echinodermes
Alimentation de l'églefin
jeure partie de son régime alimentaire, jusqu’à une taille de 13 mm
(environ 75 % de 9 à 13 mm). Puis
les copépodes adultes prendront de
plus en plus d’importance dans les
contenus stomacaux (de 50 % à 14-18
mm jusqu’à 90% à 34-38 mm). A
partir de 14 mm, la larve de l’églefin
ingère également des euphausiacés,
à partir de 29 mm des amphipodes.
Vers 40 mm elle va sur le fond où il
restera toute sa vie se nourrissant de
tous les animaux présents au niveau
des sédiments. Plus de 200 espèces
d’invertébrés (mollusques, échinodermes, annélides...) et de poissons
ont été observés dans ses contenus
stomacaux. Même adulte, étant
donné sa petite bouche il n’ingère
que de petites proies ophiures, crinoïdes, petits oursins pour les échinodermes, petits bivalves (vanneaux) et gastéropodes pour les
mollusques, amphipodes, isopodes,
crabes nageurs pour les crustacés,
annélides polychètes.
Il mange peu à la fois (les quantités
présentes dans les estomacs étant
toujours faibles), mais presque
continuellement. Toutefois, il se
nourrit moins pendant la période
de reproduction.
■ Pêche
L’églefin se capture essentiellement
au chalut de fond. Les principaux
fonds de pêche se trouvent au sud
de l’Islande, en mer de Barents, autour des îles Féroé, à 1 ouest de la
Norvège, au centre de la mer du
Nord, à l’ouest de l’Écosse. Il s’en
prend également en mer Celtique
et un peu en mer d’Irlande, au sud
de la mer du Nord et dans la
Manche. Les captures françaises
proviennent en majorité de la mer
du Nord, mais également de l’ouest
de l’Écosse et de la mer Celtique.
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une capture annuelle de 9 000 à 15 000
tonnes de poisson frais entre 1974
et 1979 et de 100 à 1 000 kg de
poisson congelé, de 2 500 à 4 000
tonnes entre 1992 et 1994.
Eglefin
117
