A rgentines
• Petite argentine : elle vit entre
-20 et -600 m mais surtout entre
-50 et -200 m.
• Argentine à nez brun : elle vit entre
-150 et -1 000 m mais surtout à plus
de -200 m.
■ Caractères distinctifs
Les argentines possèdent une. petite
nageoire adipeuse (dépourvue de
rayons), des nageoires pelviennes situées sur le ventre (c’est-à-dire en position abdominale), des mâchoires de
petite taille se terminant vers l’arrière
nettement en avant de l’œil.
• La grande argentine possède des
yeux dont le diamètre est supérieur à la
longueur du museau. Elle présente 11
à 15 branchicténies assez courtes sur la
branche inférieure du premier arc
branchial et 64 à 70 écailles sur la ligne
latérale.
• La petite argentine possède des
yeux dont le diamètre est à peu près
égal à la longueur du museau. Elle
présente 7 à 10 branchicténies assez
courtes sur la branche inférieure du
premier arc branchial et 50 à 56
écailles sur la ligne latérale.
• L’argentine à nez brun possède environ 20 branchicténies longues et fines
sur la branche inférieure du premier
arc branchial et 48 à 50 écailles sur la
ligne latérale.
Taille maximale :
- grande argentine : 60 cm
- petite argentine : 32 cm
- argentine à nez brun : 16 cm.
■ Confusions possibles
Les argentines pourraient être confondues soit avec l’éperlan qui fréquente
nos estuaires, soit avec les petits poissons à corps allongés comme l’anchois
ou les athérines. Elles se distinguent de
l’anchois et l’éperlan par la petite taille
de leur bouche qui n’atteint pas l’œil
vers l’arrière (se terminant derrière l’œil
chez l’anchois et l’éperlan). Elles se distinguent de l’anchois et des athérines
par la présence de la nageoire adipeuse
(absente chez les autres).
■ Biologie
Mœurs :
• La grande argentine est un poisson
grégaire se rassemblant en bancs
denses à de grandes profondeurs.
• La petite argentine se trouve le plus
souvent à proximité du fond dans les
zones sableuses ou sablo-vaseuses. Fréquente sur tout le plateau continental,
elle vit en petits groupes formant rarement de grandes concentrations.
Reproduction :
• La grande argentine acquiert sa
maturité sexuelle entre 8 et 15 ans.
Elle se reproduit de mai à septembre.
Les œufs pélagiques et les larves se
trouvent de -300 à -900 m, mais surtout de -300 à -400 m.
• La petite argentine est mature à
partir de 3 ans (12 cm) pour les mâles
et de 4 ans (13 cm) pour les femelles.
L’époque de la reproduction s’étend
de décembre à avril en Méditerranée,
de mars à juillet, avec un maximum
en avril, au large des Iles Britanniques. Les œufs et les larves, pélagiques, flottent entre -50 et -80 m.
• L’argentine à nez brun, dans le golfe du Lion, est en état de ponte au
mois de novembre.
Croissance :
• Le taux de croissance de la grande
argentine est faible. En Islande, un
spécimen de 40 cm aurait de 10 à 15
ans. Il a été attribué 24 années à un
exemplaire de 51 cm.
• La petite argentine atteint 7 à
9 cm la première année, 18 cm au
bout de 5 à 6 ans. La croissance des
femelles serait un peu plus rapide
que celle des mâles. Sa longévité serait d’au moins 16 ans.
TAILLE
20
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1
2
3
4
5
6
ANNÉES
Croissance de la petite argentine
Alimentation :
• La grande argentine se nourrit de
petits poissons (dont certaines espèces bathypélagiques), de crustacés amphipodes planctoniques,
d’euphausiacés, de salpes, de ptéropodes et de petits mollusques céphalopodes. Elle s’alimente moins
pendant l’hiver et la période de reproduction. Les organismes dont
elle se nourrit sont des espèces pélagiques ou bathypélagiques, vivant
soit en surface, soit entre deux eaux
en profondeur.
• La petite argentine, en Méditerranée, mange surtout des crustacés,
euphausiacés décapodes brachyoures
(crabes), amphipodes caprelliens,
mais
également
des
débris
d’ophiures, des polychètes errantes.
En Atlantique, sa nourriture se compose également en majorité de crustacés, crevettes euphausiacés, copépodes, cumacés, cladocères, amphipodes. La petite argentine absorbe
également des mollusques, surtout
des lamellibranches, mais aussi
quelques gastéropodes, des vers polychètes, des petits poissons (gobies),
de jeunes sardines et sprats. La présence de ces deux poissons, de tuniciers pélagiques et de chaetognathes
dans les estomacs de la petite argentine indique quelle va se nourrir
parfois vers la surface. Toutefois, la
presque totalité des espèces ingérées
sont des organismes benthiques,
c’est-à-dire vivant sur le fond.
■ Pêche
Les statistiques des pêches maritimes françaises font état d’une capture annuelle moyenne de 20
tonnes (1 à 40 tonnes entre 1974
et 1979). Elles ne figurent plus
dans les statistiques en 1994.
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