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de Tintinnide Cyttarocylis, classé provisoirement dans le genre Duboscquella (D. anisospora, PL 28, fig. 11, C, D) et par Chatton et Biecheler chez une espèce du genre
Coccidinium, parasite de divers Péridiniens littoraux.
Quant aux nombreuses dinospores, décrites notamment par Chatton chez les Dinoflagellés parasites de l’ordre des Blastodinides, leur vraie signification reste actuellement inconnue; elle pourrait être du même ordre que celle des dinospores gymnodiniformes des kystes flottants dans le plancton, de provenance inconnue, trouvés par
Chatton à Banyuls et par Schütt dans le matériel de la Plankton-Expedition. Les
observations de ces deux auteurs, sans préjuger en rien de la vraie nature des dinospores, semblent indiquer la possibilité d’un autre mode généralisé de multiplication
chez les Dinoflagellés que la simple division binaire par scissiparité.
PARASITES DES DINOFLAGELLES
Le plus répandu et le plus anciennement connu est celui décrit par Koeppen (1899) à
Villefranche-sur-Mer sous le nom de Hyalosaccus ceratii, qui se rencontre à l’état soit
intraplasmique, soit intranucléaire chez de nombreux Péridiniens planctoniques. Son
évolution, restée longtemps énigmatique, a été résumée brièvement par Chatton et
Biecheler (1935) et paraît être semblable, sinon identique d’après ces auteurs, à celle
des Amoebophrya des Acanthaires et de Sticholonche. Elle aboutit à la formation des
flagellispores hémisphériques de 2,5 p, de diamètre, sans sillons apparents, avec 2 flagelles inégaux et dissemblables, dirigés vers l’arrière, et dont le sort ultérieur reste
inconnu. Chatton et Biecheler avaient créé pour Hyalosaccus et Amoebophrya un
ordre particulier de Flagellés, celui des Cœlomastigines, en les plaçant au voisinage
des Dinoflagellés; toutefois il ne semble pas qu’on puisse leur assigner actuellement
une position systématique précise.
Chatton et Biecheler (1934) ont décrit 4 autres parasites de divers Dinoflagellés
littoraux, appartenant tous au genre Coccidinium, créé par eux, chez lesquels les stades
végétatifs sont du type coccidien, tandis que les germes sont des dinospores du type
syndinien et ressemblent à celles des Merodinium, parasites de Radiolaires. Les 4 espècesduboscqui, legeri, punctatum et mesnili, sont des parasites intraplasmiques, et leur
évolution comporte 2 lignées : l’une aboutit directement à la formation des microgamètes, et l’autre, sous un kyste à membrane fine, à celle des macrogamètes. La copulation en croix et la formation des zygotes n’a été observée que chez C. mesnili. Malgré
leurs affinités quelque peu équivoques, puisqu’ils pouvaient prendre place aussi bien
parmi les Sporozoaires, Chatton et Biecheler, les ont rangés dans l’ordre des Blastodiniales, qui englobe tous les Dinoflagellés parasites.
BIOLOGIE
Les Dinoflagellés marins sont surtout abondants dans les mers chaudes. Ils sont
relativement nombreux également dans la Méditerranée, mer sub-tropicale, et comprennent actuellement 347 espèces environ, d’après les recherches de Rampi, effectuées
par cet auteur de 1940 à 1951, principalement à San Remo.
Le cycle annuel des Dinoflagellés est plus difficile à établir que celui des Diatomées
à cause de la diversité de leur provenance. En effet, le nombre d’espèces méditerranéennes endémiques est relativement peu élevé et les formes allogènes proviennent de
la transgression automnale de l’Atlantique. Parmi les formes endémiques 36 espèces,
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