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vivant dans les eaux généralement profondes, sont considérées par Rampi comme
constituant un complexe aux affinités nettement indo-pacifiques.
Au point de vue saisonnier, les Dinoflagellés prédominent quantitativement dans le
plancton de surface pendant l’été, en remplaçant ainsi, en quelque sorte, les Diatomées,
qui tendent à disparaître pendant la saison chaude. Mais au point de vue qualitatif,
c’est surtout en Décembre-Février qu’on capture le plus grand nombre d’espèces. Les
travaux de Pavillard, de Rampi et de Margalef ont permis de distinguer parmi
les Dinoflagellés les formes pérennantes, qu’on rencontre en quantités variables pendant toute l’année, les formes hivernales et les formes estivales. Certains Péridiniens
sont ombrophiles et vivent normalement au-dessous du niveau de 70 m, d’autres le
deviennent seulement pendant l’été. Les Dinoflagellés sont d’ailleurs mieux adaptés
à la vie pélagique que les Diatomées et présentent des variations spécifiques plus
nombreuses que ces dernières, qui se manifestent surtout chez les formes tropicales.
De ce fait, la classification des Dinoflagellés est difficile, et parfois confuse, car à côté
des espèces bien déterminées existent d’autres, dont les limites ne sont pas nettement
définies, car elles présentent des variétés soit locales, soit saisonnières, et montrent ainsi
une véritable alternance de types métagénétiques temporaires.
Quoique producteurs bien moindres que les Diatomées de la matière organique
dans la mer, les Dinoflagellés représentent néanmoins une partie non négligeable de
la biomasse marine et, à ce titre, jouent un rôle assez important dans l’économie générale de la mer en servant d’aliment à tous les planctontes hétérotrophes ou holozoïques,
à partir des Protistes et jusqu’aux Poissons pélagiques, tels que les Anchois, les Sardines, etc.
On doit mentionner cependant que certaines espèces tropicales des genres Gonyaulax,
Cochlodinium, Amphidinium, colorées généralement en rouge, sont vénéneuses pour les
Mollusques benthiques, les Crustacés et les Poissons, peuvent provoquer parmi eux de
véritables hécatombes, et occasionnent des empoisonnements graves ou mortels parmi
les hommes, quand ces derniers consomment les produits de pêches, qui en avaient
absorbé en grande quantité.
CLASSIFICATION
La systématique des Dinoflagellés, adoptée généralement par les spécialistes du
phytoplancton, est celle de Schiller (1931-1937); basée sur les caractères morphologiques ou squelettiques pour les groupes où existe la thèque, elle a été formulée par
lui au point de vue purement botanique, dans le cadre de la classification générale de
l’ensemble des Algues, établie pas Pascher. Dans son article posthume sur les Dinoflagellés dans le Traité de Zoologie de Grasse (1952), Chatton, ayant montré les
inconvénients de la systématique de Schiller, a proposé une, très sommaire et provisoire, inspirée en partie par celles préconisées naguère par Bergh et Bütschli, comprenant, en plus, tous les Péridiniens parasites, dont la découverte lui était due presque
entièrement.
Dans ce Manuel, ne traitant que les Dinoflagellés méditerranéens planctoniques,
libres ou parasites de divers planctontes, sera adoptée la classification mixte, combinant celles de Schiller et de Chatton.
Les Dinoflagellés seront divisés en 2 sous-classes :
i. Sous-classe Adinida Bergh, comprenant 2 ordres : Athecatales Lindemann et
Thecatales Lindemann.
vivant dans les eaux généralement profondes, sont considérées par Rampi comme
constituant un complexe aux affinités nettement indo-pacifiques.
Au point de vue saisonnier, les Dinoflagellés prédominent quantitativement dans le
plancton de surface pendant l’été, en remplaçant ainsi, en quelque sorte, les Diatomées,
qui tendent à disparaître pendant la saison chaude. Mais au point de vue qualitatif,
c’est surtout en Décembre-Février qu’on capture le plus grand nombre d’espèces. Les
travaux de Pavillard, de Rampi et de Margalef ont permis de distinguer parmi
les Dinoflagellés les formes pérennantes, qu’on rencontre en quantités variables pendant toute l’année, les formes hivernales et les formes estivales. Certains Péridiniens
sont ombrophiles et vivent normalement au-dessous du niveau de 70 m, d’autres le
deviennent seulement pendant l’été. Les Dinoflagellés sont d’ailleurs mieux adaptés
à la vie pélagique que les Diatomées et présentent des variations spécifiques plus
nombreuses que ces dernières, qui se manifestent surtout chez les formes tropicales.
De ce fait, la classification des Dinoflagellés est difficile, et parfois confuse, car à côté
des espèces bien déterminées existent d’autres, dont les limites ne sont pas nettement
définies, car elles présentent des variétés soit locales, soit saisonnières, et montrent ainsi
une véritable alternance de types métagénétiques temporaires.
Quoique producteurs bien moindres que les Diatomées de la matière organique
dans la mer, les Dinoflagellés représentent néanmoins une partie non négligeable de
la biomasse marine et, à ce titre, jouent un rôle assez important dans l’économie générale de la mer en servant d’aliment à tous les planctontes hétérotrophes ou holozoïques,
à partir des Protistes et jusqu’aux Poissons pélagiques, tels que les Anchois, les Sardines, etc.
On doit mentionner cependant que certaines espèces tropicales des genres Gonyaulax,
Cochlodinium, Amphidinium, colorées généralement en rouge, sont vénéneuses pour les
Mollusques benthiques, les Crustacés et les Poissons, peuvent provoquer parmi eux de
véritables hécatombes, et occasionnent des empoisonnements graves ou mortels parmi
les hommes, quand ces derniers consomment les produits de pêches, qui en avaient
absorbé en grande quantité.
CLASSIFICATION
La systématique des Dinoflagellés, adoptée généralement par les spécialistes du
phytoplancton, est celle de Schiller (1931-1937); basée sur les caractères morphologiques ou squelettiques pour les groupes où existe la thèque, elle a été formulée par
lui au point de vue purement botanique, dans le cadre de la classification générale de
l’ensemble des Algues, établie pas Pascher. Dans son article posthume sur les Dinoflagellés dans le Traité de Zoologie de Grasse (1952), Chatton, ayant montré les
inconvénients de la systématique de Schiller, a proposé une, très sommaire et provisoire, inspirée en partie par celles préconisées naguère par Bergh et Bütschli, comprenant, en plus, tous les Péridiniens parasites, dont la découverte lui était due presque
entièrement.
Dans ce Manuel, ne traitant que les Dinoflagellés méditerranéens planctoniques,
libres ou parasites de divers planctontes, sera adoptée la classification mixte, combinant celles de Schiller et de Chatton.
Les Dinoflagellés seront divisés en 2 sous-classes :
i. Sous-classe Adinida Bergh, comprenant 2 ordres : Athecatales Lindemann et
Thecatales Lindemann.
