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ticulier, propre aux Péridiniens, appelé « la cyclose circulaire ». Le clivage du corps
cytoplasmique passe toujours par le plan de l’insertion de la cinétide et suit généralement de près la mitose. On connaît cependant quelques Dinoflagellés de la famille
des Polykrikidae qui sont coloniaux, provisoires ou permanents, et résultent de la fusion
en un organisme unique, une somatelle, des éléments énergétiques de plusieurs individus
(2 à 16), issus de divisions végétatives répétées (PI. 22, fig. 18).
Chez les Dinoflagellés cuirassés, la division binaire par scissiparité, quand elle a lieu
à l’état mobile, implique le partage de la thèque entre les 2 produits de la division.
Chez les Thecatales et les Dinophysales, dont les coques sont bivalves avec une ligne de
suture sagittale, le clivage se fait suivant le plan sagittal et chaque individu, issu de la
division, emporte une valve et sécrète ensuite la deuxième. Chez les Péridiniales, dont
la cuirasse est constituée par des plaques nombreuses, le partage de la thèque peut
avoir lieu soit le long de la ceinture ^Glenodinium, certains Peridinium), un individu
emportant l’épithèque et l’autre l’hypothèque, soit suivant une ligne oblique par rapport à l’axe longitudinal, en passant par les sutures de certaines plaques {Ceratium,
PI. 19, fig. 13 A). Les 2 individus, issus de la division, doivent sécréter les parties manquantes (PI. 19, fig. 13 B, C), lesquelles sont chez eux, aussitôt après la division, d’âge,
de structure, et parfois de tabulation, différents de l’individu maternel. Chez les Ceratium les produits de la division restent souvent attachés l’un à l’autre par la corne
antérieure de l’individu postérieur qui s’insère dans un petit entonnoir particulier de
la cuirasse de l’individu antérieur, en formant ainsi des chaînes de plusieurs individus
(PI. 19, fig. 14; PI. 25, fig. 13 C).
Chez les diverses espèces du genre Peridinium, la division binaire est souvent accompagnée de l’abandon de la thèque maternelle, de sorte que les produits de la division
réforment entièrement leurs cuirasses. Le même processus a lieu chez Pyrophacus horologium, mais chez cette forme le noyau se divise à plusieurs reprises, et les 4-8 individus
formés, une fois libérés, sécrètent leurs coques en entier.
La multiplication à l’abri d’un kyste a été observée surtout chez les Ceratium. Le
corps cytoplasmique s’entoure d’une membrane épaisse et peut rester au repos pendant
plusieurs années (observations de Huber et de Nipkow sur Ceratium hirundinella).
Au réveil a lieu la division binaire, les 2 individus quittent la thèque maternelle et
sécrètent leurs nouvelles cuirasses.
Reproduction sexuée. — On a été tenté d’admettre, pendant quelque temps,
que la reproduction sexuée des Dinoflagellés pouvait se faire au moyen de leurs « dinospores », c’est-à-dire de zoospores biflagellées du type généralement gymnodinien,
fréquentes chez les Péridiniens surtout parasites, qui auraient eu ainsi, théoriquement,
la valeur des gamètes. Mais jusqu’à présent on n’a jamais observé la copulation des
dinospores des Dinoflagellés vrais, libres. Les seules observations se rapportant à la
sexualité des Péridiniens concernent les zoospores de Noctiluca, forme aberrante, qui
ne sont pas des dinospores typiques, étant pourvues d’un seul flagelle, d’un sillon longitudinal bien formé et d’un demi-sillon transversal (PI. 22, fig. 17 B). Gross a pu
observer dans ses cultures leur copulation et la formation des zygotes. La copulation
des zoospores a été signalée également par Duboscq et Collin chez Duboscquella tintinnicola, Péridinien parasite de divers Tintinnides. Dans ce cas encore les zoospores
sont aberrantes, du type Oxyrrhis, avec le flagelle longitudinal dirigé vers l’avant et
le transversal enroulé autour du corps, sans sillons apparents (PL 28, fig. 10 B, C).
La copulation des dinospores anisogames a été signalée par Grasse chez un parasite
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