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Péridinien, l’apex en avant. Ce mode de progression a paru si singulier aux anciens
auteurs qu’ils avaient supposé l’existence chez les Péridiniens, à la place du flagelle
transversal, d’une couronne de cils vibratiles, et leur avaient donné, en conséquence,
le nom de Cilioflagellés.
La flottaison dans la mer, facilitée par la présence dans le cytoplasme des réserves
d’huile et de graisse, est favorisée chez de nombreux Dinoflagellés cuirassés par le
développement, aux dépens de certaines plaques de la thèque, soit d’excroissances
foliacées ou aliformes, de forme diverse (collerettes et ailerons chez des Dinophysales),
soit de spicules ou de cornes creuses (Ceratium), ou par la formation de chaînes linéaires
à la suite de divisions binaires répétées.
Nutrition. — Les botanistes, qui revendiquent les Dinoflagellés comme étant des
Phytoflagellés, considéraient tous les Péridiniens pourvus de chromoplastes comme
autotrophes, capables de vivre, grâce à la photosynthèse, aux dépens d’éléments
simples, du CO2, des sels minéraux et de l’eau. Or, cette nutrition prototrophe holophytique n’est pas exclusive, car les Péridiniens à chromoplastes capturent également
les proies vivantes (Ciliés, petits Péridiniens, etc.) à l’aide de leurs pseudopodes, qui se
forment principalement dans la zone phagocytaire sulcale (PL 19, fig. 11), et les ingèrent ensuite en totalité, sans qu’il se forme un orifice buccal quelconque (PI. 19, fig. 12).
Les Dinoflagellés à chromoplastes doivent être considérés, en conséquence, comme
mixotrophes, faisant passage aux Péridiniens hétérotrophes, n’ayant que des plastes
incolores et obligés de ce fait d’absorber les matières organiques qui leur sont nécessaires.
Quelques Dinoflagellés, peu nombreux d’ailleurs, sont saprophytes et présentent
généralement un fort développement de leur appareil pusulaire.
Les Péridiniens fortement annualisés comme les Noctiluques sont dépourvus de
plastes, possèdent un cytostome rudimentaire et sont holozoïques, en se nourrissant
de Diatomées, de Ciliés ou de petits Péridiniens.
En ce qui concerne les Dinoflagellés parasites, leur mode de nutrition aux dépens
de leurs hôtes varie suivant le degré du parasitisme. Les ectoparasites sont histotrophes,
les parasites internes sont osmotrophes ou chylotrophes quand ils vivent soit dans les
cavités cœlomiques, soit dans les tubes digestifs. On doit signaler toutefois que chez
des Blastodinides, parasites internes des Copépodes, se sont conservés les plastes colorés,
imprégnés de chlorophylle, et qu’ils sont ainsi également mixotrophes.
Phosphorescence. — Plusieurs espèces des genres Gonyaulax et Peridinium, ainsi
que les Gymnodiniens Noctiluques sont luminiscents et, en produisant la nuit par
oxydation des graisses phosphorées qu’ils contiennent, une vive lumière, rendent
la mer phosphorescente.
MULTIPLICATION
Reproduction agame. — La multiplication asexuée des Dinoflagellés présente
plusieurs modalités et peut avoir lieu soit à l’état végétatif mobile, soit sous la protection d’un kyste.
Chez les Dinoflagellés nus la division binaire, par scissiparité, se fait généralement
dans le sens longitudinal, comme c’est la règle chez les Flagellés, et suit celle du noyau.
Cette dernière, désignée sous le nom de dinomitose ou de mitose syndinienne, suivant
les cas, peut présenter plusieurs variantes et être accompagnée, à l’intérieur du noyau,
au stade de la fin de la prophase et du clivage des chromosomes, d’un phénomène par
Péridinien, l’apex en avant. Ce mode de progression a paru si singulier aux anciens
auteurs qu’ils avaient supposé l’existence chez les Péridiniens, à la place du flagelle
transversal, d’une couronne de cils vibratiles, et leur avaient donné, en conséquence,
le nom de Cilioflagellés.
La flottaison dans la mer, facilitée par la présence dans le cytoplasme des réserves
d’huile et de graisse, est favorisée chez de nombreux Dinoflagellés cuirassés par le
développement, aux dépens de certaines plaques de la thèque, soit d’excroissances
foliacées ou aliformes, de forme diverse (collerettes et ailerons chez des Dinophysales),
soit de spicules ou de cornes creuses (Ceratium), ou par la formation de chaînes linéaires
à la suite de divisions binaires répétées.
Nutrition. — Les botanistes, qui revendiquent les Dinoflagellés comme étant des
Phytoflagellés, considéraient tous les Péridiniens pourvus de chromoplastes comme
autotrophes, capables de vivre, grâce à la photosynthèse, aux dépens d’éléments
simples, du CO2, des sels minéraux et de l’eau. Or, cette nutrition prototrophe holophytique n’est pas exclusive, car les Péridiniens à chromoplastes capturent également
les proies vivantes (Ciliés, petits Péridiniens, etc.) à l’aide de leurs pseudopodes, qui se
forment principalement dans la zone phagocytaire sulcale (PL 19, fig. 11), et les ingèrent ensuite en totalité, sans qu’il se forme un orifice buccal quelconque (PI. 19, fig. 12).
Les Dinoflagellés à chromoplastes doivent être considérés, en conséquence, comme
mixotrophes, faisant passage aux Péridiniens hétérotrophes, n’ayant que des plastes
incolores et obligés de ce fait d’absorber les matières organiques qui leur sont nécessaires.
Quelques Dinoflagellés, peu nombreux d’ailleurs, sont saprophytes et présentent
généralement un fort développement de leur appareil pusulaire.
Les Péridiniens fortement annualisés comme les Noctiluques sont dépourvus de
plastes, possèdent un cytostome rudimentaire et sont holozoïques, en se nourrissant
de Diatomées, de Ciliés ou de petits Péridiniens.
En ce qui concerne les Dinoflagellés parasites, leur mode de nutrition aux dépens
de leurs hôtes varie suivant le degré du parasitisme. Les ectoparasites sont histotrophes,
les parasites internes sont osmotrophes ou chylotrophes quand ils vivent soit dans les
cavités cœlomiques, soit dans les tubes digestifs. On doit signaler toutefois que chez
des Blastodinides, parasites internes des Copépodes, se sont conservés les plastes colorés,
imprégnés de chlorophylle, et qu’ils sont ainsi également mixotrophes.
Phosphorescence. — Plusieurs espèces des genres Gonyaulax et Peridinium, ainsi
que les Gymnodiniens Noctiluques sont luminiscents et, en produisant la nuit par
oxydation des graisses phosphorées qu’ils contiennent, une vive lumière, rendent
la mer phosphorescente.
MULTIPLICATION
Reproduction agame. — La multiplication asexuée des Dinoflagellés présente
plusieurs modalités et peut avoir lieu soit à l’état végétatif mobile, soit sous la protection d’un kyste.
Chez les Dinoflagellés nus la division binaire, par scissiparité, se fait généralement
dans le sens longitudinal, comme c’est la règle chez les Flagellés, et suit celle du noyau.
Cette dernière, désignée sous le nom de dinomitose ou de mitose syndinienne, suivant
les cas, peut présenter plusieurs variantes et être accompagnée, à l’intérieur du noyau,
au stade de la fin de la prophase et du clivage des chromosomes, d’un phénomène par
