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souvent elles sont au nombre de 2 et débouchent généralement dans le sillon longitudinal, l’une dans l’orifice de sortie du flagelle transversal et l’autre dans celui du flagelle
longitudinal (PI. 19, fig. 9). Leur fonction n’est pas établie avec certitude; Schütt
les considère comme des organes d’excrétion, tandis que Kofoid les interprète comme
des organes assimilateurs de substances organiques.
Un certain nombre d’autres inclusions, non constantes, existe chez les divers Dinoflagellés.
Trichocystes et Trichites. —- A la périphérie de l’ectoplasme de nombreux Péridiniens, nus ou cuirassés, sont situés les trichocystes ou les trichites, analogues à ceux
d’autres Flagellés et de Ciliés, et qui fonctionnent comme mucifères surtout dans le
but défensif, plus rarement offensif. Chez quelques formes particulières, telles que Polykrikos, Nematodinium, existent des nérnatocystes et des cnidocystes, semblables à ceux
des Cœlentérés, munis ou non de filaments spiralés dévaginables.
Stigma et Ocelles. — De nombreux Dinoflagellés, et surtout ceux d’eau douce,
sont pourvus d’organes sensoriels, percepteurs de la lumière, représentés soit par de
simples stigma pigmentés, colorés souvent en rouge et situés en voisinage des pusules
(PI. 22, fig. 9), soit par des ocelles compliqués. Ces derniers sont constitués par une
masse cupuliforme pigmentée (mélanosome), surmontée d’une lentille et d’un cristallin
à nombreux ménisques. L’organe serait entouré d’une invagination de la membrane
bordant l’intérieur et lui conférant ainsi, d’après les observations de Hovasse (1951)
sur Nematodinium, la valeur d’une pusule vacuolaire (PL 19, fig. 10).
Eléments squelettiques internes. — Les représentants de la famille des Gymnosclerotidae, et en particulier Gymnaster pentasterias et Plectodinium nucleovolvatum
possèdent des éléments squelettiques internes, étoilés chez le premier (PI. 22, fig. 14),
en forme d’un spicule aciculé courbé en V chez le second (PI. 22, fig. 13 B). Ils montrent, en outre, une membrane interne périnucléaire, analogue par ses propriétés chimiques et sa structure à celle des capsules centrales des Radiolaires (PL 22, fig. 13 C).
Chez les Dinoflagellés, aussi bien nus que cuirassés, le cytoplasme peut s’épancher
à l’extérieur, comme l’avait constaté déjà Schütt, qui le désignait sous le nom de protoplasme extra-membraneux. Cet épanchement en forme de pédicules ou de pseudopodes, soit dans le but de la fixation, soit dans celui de la préhension, se fait par des
pores de la membrane et de la thèque, par le pore apical existant chez les Péridiniens
cuirassés, et également dans la région postérieure du sillon longitudinal qu’on désigne
sous le nom de la zone phagocytaire sulcale, dans laquelle peut se faire l’ingestion des
proies (PL 19, fig. il, 12).
PHYSIOLOGIE
Motilité. — Les déplacements des Dinoflagellés, très particuliers, sont dus à la dissemblance de leurs flagelles, qui ne sont semblables que chez les formes les plus primitives. Le flagelle transversal, aplati en ruban perpendiculairement à la surface du corps
et maintenu en quelque sorte en place dans l’excavation de la ceinture par ses bords
plus ou moins proéminents, fonctionne comme une membrane ondulante et détermine
la rotation du Péridinien autour de son axe apical et sa progression hélicoïdale, en vis.
Par contre, le flagelle longitudinal, filiforme, dirigé vers l’arrière le long du sillon longitudinal, décrit avec son extrémité distale, dépassant l’antapex, une surface conique et
fonctionne simultanément comme une godille et un gouvernail, en faisant avancer le
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