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L’imprégnation au nitrate d’argent a révélé, en outre, l’existence dans le périplaste
d’un réseau argyrophile (argyrome), dont les mailles ont la disposition et la forme
variable suivant les régions du corps, et sont surtout différentes dans les sillons (PL 19,
fig. 2). Grâce à cette méthode, Hovasse a pu mettre en évidence chez Oodinium poucheti, Péridinien nu parasite externe, une tabulation du périplaste qui ressemble aux
limites des champs et des plaques des Péridiniens cuirassés (PL 18, fig. 3). Il est certain, qu’appliquée à l’étude générale de tous les Dinoflagellés nus, cette méthode, en
révélant les détails de structure, non décelables sans elle, permettra de combler le fossé
classique entre les 2 groupes des Dinoflagellés.
ii. Dinoflagellés cuirassés. — Chez les Péridiniens cuirassés existe, à la périphérie du périplaste, une membrane fondamentalement cellulosique, imprégnée de
diverses substances et surtout de pectine et de callose, et qui est la membrane sécrétrice de la thèque. Cette dernière, qui n’est continue qu’exceptionnellement chez des
formes primitives, se montre généralement différenciée. Dans le cas le plus simple,
comme chez des représentants de l’ordre des Thécatales, elle a la forme d’une coque
bivalve avec une ligne de suture sagittale, sans trace de sillons à la surface (PL 20,
fig. 2). Ces derniers sont accusés plus nettement dans les thèques, également bivalves
avec suture sagittale, des Dinophysales (PL 20, fig. 8-18), tandis que chez les Péridiniales la thèque est une vraie cuirasse, constituée par des plaques distinctes, soudées
entre elles, sans suture sagittale, et avec des sillons généralement bien développés
(PL 19, fig. 6). Les plaques, sécrétées par voie centrifuge, sont ornementées de
pores et d’aréoles et certaines parmi elles peuvent présenter des excroissances en
relief : épines ou spicules angulaires, cornes pleines ou creuses, lames aliformes, etc.
Chez les individus jeunes, les plaques de la cuirasse paraissent être confluentes, n’étant
séparées que par des lignes de sutures; mais chez les individus âgés existent entre les
plaques des bandes intercalaires scalariformes, avec des lames de suture, susceptibles
d’accroissement (PL 19, fig. 4).
Les plaques de la cuirasse des Péridiniales, généralement nombreuses, dont la forme,
la disposition et le nombre sont variables, sont utilisées comme caractères spécifiques distinctifs et ont reçu des dénominations particulières suivant leur emplacement
par rapport à l’apex et à la ceinture équatoriale, laquelle est désignée chez eux sous le
nom de cingulum. Sur l’épisome, ou épithèque ou épivalve, on distingue ainsi les plaques
apicales (ap), dont une, d’une grande importance taxonomique, porte le nom de
plaque rhomboïdale (rh) ou losangique; les plaques intermédiaires ou accessoires (a),
parmi lesquelles la médiane (2 a) est utilisée également en systématique comme
caractère spécifique secondaire, et les plaques prééquatoriales ou précingulaires (pr).
La ceinture ou cingulum peut être constituée soit par une seule pièce (PL 19, fig. 5),
soit être pavée de plusieurs petites, dites cingulaires (g-g). Parmi les plaques de l’hyposome, ou de l’hypothèque, ou hypovalve, généralement moins nombreuses, on distingue : les plaques postéquatoriales (pst), les plaques antapicales (at), les plaques accessoires postérieures (p), ainsi que les plaques du sillon longitudinal, dans lequel existe
une fente (ombilic) pour la sortie des flagelles. Etant donné leur grand nombre, les
plaques de chaque catégorie sont désignées par des NN°, de sorte que la description
d’un Péridinien cuirassé dans la systématique moderne se résume par la formule de
sa tabulation, établie d’après les nomenclatures proposées soit par Lindemann (lettres),
soit par Kofoid. Ce dernier, ayant admis que les diverses catégories des plaques des
Péridiniens sont disposées en verticilles autour de l’apex, les désigne par des chiffres
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