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orifices de sortie de 2 flagelles, dont un est transversal et logé au fond de la ceinture,
tandis que l’autre, longitudinal, suit le sillon longitudinal et dépasse ensuite plus ou
moins longuement la partie antapicale du corps.
Cette disposition typique des sillons et des orifices de sortie des flagelles n’est pas
générale et peut présenter des variations. Ainsi, la ceinture n’est pas toujours circulaire
(fermée) et équatoriale; très souvent elle est hélicoïdale (ouverte), à tours plus ou
moins serrés, et son extrémité antérieure, proximale, peut s’amorcer dans la partie supérieure du corps, faire autour de ce dernier, un et jusqu’à 3 tours, pour se terminer,
par son extrémité postérieure, distale, eu dessous de l’équateur (PI. 22, fig. 8, 9, 11).
L’enroulement du sillon transversal est dans ce cas senestre, son extrémité proximale
gauche étant antérieure par rapport à l’équateur, et le Péridinien est dit lévogyre
(PL 19, fig. 12); il est dextrogyre dans le cas contraire, quand l’extrémité proximale
est au-dessus de la distale, mais droite (PL 23, fig. 12). Le sillon longitudinal n’est
pas toujours droit, court et localisé dans la partie postérieure du corps; il peut s’amorcer
presque sous l’apex, en voisinage de l’extrémité proximale de la ceinture, et se continuer
ensuite vers l’antapex soit en ligne à peu près droite (PL 19, fig. 12), soit en faisant
un tour presque complet autour du corps (PL 22, fig. 11). L’emplacement des orifices
de sortie des flagelles est en rapport avec les variations des trajets des sillons; ils sont
parfois très rapprochés et même contigus dans une fente commune quand la ceinture
est fermée, ou sont éloignés l’un de l’autre quand cette dernière est hélicoïdale; dans
ce dernier cas celui du flagelle transversal se trouve à l’extrémité proximale de la ceinture, en haut du corps, tandis que celui du flagelle longitudinal peut être placé soit à
l’intersection inférieure de 2 sillons, soit même au-dessous (PL 22, fig. il). Le côté
du corps, généralement plus ou moins aplati, sur lequel sont situés les orifices de sortie
des flagelles, est considéré comme ventral.
Dans le corps d’un Péridien nu, il est facile de reconnaître les axes et les plans de
symétrie, utilisés dans la systématique. Ainsi, l’axe qui joint l’apex à l’antapex est
appelé axe longitudinal; l’axe sagittal ou dorsiventral est celui qui traverse le corps
du centre du côté ventral jusqu’à la paroi dorsale, et l’axe transversal est perpendiculaire aux 2 axes précédents. Le plan principal de la symétrie est le plan sagittal;
il contient les axes longitudinal et sagittal et divise, en conséquence, le corps du Péridinien en 2 moitiés : droite et gauche.
Le corps des Péridiniens nus est revêtu à la périphérie d’un périplaste, inséparable
du cytoplasme sous-jacent, qui, in cico, paraît généralement uni et ne présente des
différenciations, telles que la striation longitudinale ou les réseaux délicats de champs
pentagonaux, que chez quelques formes d’eau douce du genre Gymnodinium.
L’emploi de la méthode de l’imprégnation à l’argent de Chatton-Lwoff au cours
des études assez récentes de quelques Péridiniens nus, effectuées par Chatton et
Hovasse, Hovasse et surtout Biecheler (1952), a montré que leur morphologie était
plus complexe que ne le croyaient les anciens auteurs, et a permis de reconnaître ainsi
que le sillon longitudinal se prolonge vers l’avant du corps par un sillon très étroit,
ayant la forme d’un lacet, entoure l’apex et revient vers l’arrière pour se terminer à
droite, en voisinage de son point de départ (PL 19, fig. 1, 12). Ce sillon a été désigné
sous le nom d’acrobase (a), et la partie apicale, circonscrite par lui, sous celui d’acromère (Ac). La partie du corps, située entre l’acrobase et le bord supérieur de la ceinture, appelée probase (pr) porte le nom de prosomère (Pr). A la mésomère (M) correspond la région de la ceinture, et toute la partie antapicale du corps est désignée
sous le nom d’opisthomère (O) (PL 19, fig. 2).
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