CHAPITRE X
DINOFLAGELLATA (PERIDINIEAE)
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GÉNÉRAUX
Les Dinoflagellés ou Péridiniens, le deuxième élément essentiel du microplancton
méditerranéen, présentent une variété extraordinaire aussi bien au point de vue de leur
morphologie externe et interne que de leur mode de vie. Si leurs formes planctoniques,
libres, sont en grande majorité des Flagellés unicellulaires, d’autres parmi eux sont
parasites externes ou internes de divers planctontes, et, à l’état végétatif, ne ressemblent en rien aux Dinoflagellés typiques. On connaît également des Dinoflagellés soit
libres, soit sessiles ou rampants sur les Algues marines ou d’eau douce, qui se présentent sous des aspects inattendus : filamenteux, protococcoïdal, tetrasporidial ou même
amoeboïde. L’incorporation dans la classe des Dinoflagellés de formes aussi disparates n’est justifiée que par la présence chez elles, parfois non simultanée, de 3 caractères essentiels des Péridiniens : 1. l’existence de 2 flagelles, généralement orientés
perpendiculairement l’un par rapport à l’autre; 2. la structure particulière et les mitoses
de leurs noyaux, désignés sous le nom de dinocaryons; 3. la multiplication au moyen
des spores biflagellées caractéristiques, dites les dinospores.
La diversité des Dinoflagellés, même en faisant abstraction des formes non marines
ou non pélagiques, nécessite la description de plusieurs types morphologiques.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Les anciens auteurs divisaient les Dinoflagellés en 2 groupes distincts : l’un comprenait les formes « nues », et l’autre les cuirassées, pourvues d’une enveloppe cellulosique périphérique, de conformation diverse et plus ou moins rigide. Quoique cette
division ait été abandonnée depuis, il est indispensable de décrire séparément les
2 types.
i. Dinoflagellés nus. — Un Péridinien nu typique (PI. 19, fig. 1) est globuleux,
avec une extrémité plus ou moins acuminée (apex) et l’autre plus large, arrondie (antapex). Son corps est divisé par un sillon transversal, ou ceinture, à peu près circulaire
et équatoriale, en 2 parties : la supérieure, apicale, appelée épisome ou épicône, et
l’inférieure antapicale, dite hyposome ou hypocône. Un deuxième sillon, longitudinal
et perpendiculaire à la ceinture, s’étend sur l’hyposome de l’extrémité postérieure
distale de la ceinture jusqu’à l’antapex, où il s’élargit généralement et détermine souvent une légère excavation. En voisinage de la jonction des 2 sillons se trouvent les
DINOFLAGELLATA (PERIDINIEAE)
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GÉNÉRAUX
Les Dinoflagellés ou Péridiniens, le deuxième élément essentiel du microplancton
méditerranéen, présentent une variété extraordinaire aussi bien au point de vue de leur
morphologie externe et interne que de leur mode de vie. Si leurs formes planctoniques,
libres, sont en grande majorité des Flagellés unicellulaires, d’autres parmi eux sont
parasites externes ou internes de divers planctontes, et, à l’état végétatif, ne ressemblent en rien aux Dinoflagellés typiques. On connaît également des Dinoflagellés soit
libres, soit sessiles ou rampants sur les Algues marines ou d’eau douce, qui se présentent sous des aspects inattendus : filamenteux, protococcoïdal, tetrasporidial ou même
amoeboïde. L’incorporation dans la classe des Dinoflagellés de formes aussi disparates n’est justifiée que par la présence chez elles, parfois non simultanée, de 3 caractères essentiels des Péridiniens : 1. l’existence de 2 flagelles, généralement orientés
perpendiculairement l’un par rapport à l’autre; 2. la structure particulière et les mitoses
de leurs noyaux, désignés sous le nom de dinocaryons; 3. la multiplication au moyen
des spores biflagellées caractéristiques, dites les dinospores.
La diversité des Dinoflagellés, même en faisant abstraction des formes non marines
ou non pélagiques, nécessite la description de plusieurs types morphologiques.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Les anciens auteurs divisaient les Dinoflagellés en 2 groupes distincts : l’un comprenait les formes « nues », et l’autre les cuirassées, pourvues d’une enveloppe cellulosique périphérique, de conformation diverse et plus ou moins rigide. Quoique cette
division ait été abandonnée depuis, il est indispensable de décrire séparément les
2 types.
i. Dinoflagellés nus. — Un Péridinien nu typique (PI. 19, fig. 1) est globuleux,
avec une extrémité plus ou moins acuminée (apex) et l’autre plus large, arrondie (antapex). Son corps est divisé par un sillon transversal, ou ceinture, à peu près circulaire
et équatoriale, en 2 parties : la supérieure, apicale, appelée épisome ou épicône, et
l’inférieure antapicale, dite hyposome ou hypocône. Un deuxième sillon, longitudinal
et perpendiculaire à la ceinture, s’étend sur l’hyposome de l’extrémité postérieure
distale de la ceinture jusqu’à l’antapex, où il s’élargit généralement et détermine souvent une légère excavation. En voisinage de la jonction des 2 sillons se trouvent les
