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entre elles les diverses parties du squelette et délimitent ainsi un certain nombre de
fenestrations médianes latérales. Enfin, il existe encore chez Ebria de courtes baguettes,
dites connectives (bc), qui réunissent les extrémités de 2 synclades opposés, antérieurs
et postérieurs.
Chez Hermesinum (PI. 18, fig. 15), le spicule initial est un triaene à 4 branches
(Tr), dont la branche verticale porte le nom de rhabde (r) et se termine par une corne
postérieure (cp). Les opisthoclades se fixent sur le rhabde immédiatement au-dessus de
la corne antapicale. Il existe également une corne apicale antérieure (ca), formée par
la coalescence des synclades antérieurs.
STRUCTURE INTERNE
Corps cytoplasmique et ses inclusions. — Le corps plasmatique des Ebriacés
semble être dépourvu de membrane périphérique différenciée. Le cytoplasme, incolore
ou rosâtre, rempli de globules graisseuses, ne contient pas de plastes et ne forme pas
de pseudopodes.
Le noyau est tout à fait apical et sa structure diffère chez les 2 genres. Chez Hermesinum (PI. 18, fig. 16, 17), il a l’aspect d’un dinocaryon typique, tandis que chez
Ebria (PI. 18, fig. 14) le noyau n’est ni un protocaryon, ni un dinocaryon et montre
un nucléole central et de nombreuses granulations chromatiques périphériques.
Les Ebriacés sont pourvus de 2 flagelles apicaux, longs et filiformes chez Ebria,
courts et inégaux, probablement hétérodynames, chez Hermesinum. Chez ce dernier,
ils sont fixés par un court rhizoplaste à la surface du noyau, mais les détails de la structure de la cinétide probable n’ont pu être élucidés.
MULTIPLICATION
On admet généralement que le seul mode de la multiplication des Ebriacés est la
division binaire, dont les détails n’ont pas été étudiés toutefois jusqu’à présent. On
trouve fréquemment les Ebriacés au stade de la prédivision, ayant sécrété dans leur
intérieur des squelettes-fils. D’après quelques stades, décrits par Hovasse (1932), il
semblerait que le clivage du corps cytoplasmique se ferait par une sorte de bourgeonnement latéral, l’individu-fils emportant à la séparation son squelette non entièrement
formé (PI. 18, fig. 17). On connaît également les stades des Ebriacés avec 2 ou plusieurs noyaux et avec les squelettes doubles ou multiples, parfois soudés ensemble,
caractérisés généralement par la silicification exagérée des éléments squelettiques,
se manifestant par la formation abondante d’épines et de petits spicules.
BIOLOGIE
Les Ebriacés, dépourvus de plastes, sont holozoïques et se nourrissent surtout de
Diatomées qu’ils ingèrent grâce à la labilité de la partie périphérique de leur corps.
Ils sont mobiles, et leurs déplacements sont si particuliers que Borgert avait tiré
même de ce caractère leur nom d’Ebriacés (ebrius, en latin, veut dire ivre). En effet,
en plus du mouvement progressif, accompagné d’une rotation autour de l’axe du corps,
semblable à celui des Dinoflagellés, ils font des bonds désordonnés et se jettent à droite
ou à gauche, retombant tantôt sur un côté, tantôt sur l’autre. D’après Hovasse, cette
marche saccadée et irrégulière serait due à la fixation probable non symétrique de leurs
flagelles.
entre elles les diverses parties du squelette et délimitent ainsi un certain nombre de
fenestrations médianes latérales. Enfin, il existe encore chez Ebria de courtes baguettes,
dites connectives (bc), qui réunissent les extrémités de 2 synclades opposés, antérieurs
et postérieurs.
Chez Hermesinum (PI. 18, fig. 15), le spicule initial est un triaene à 4 branches
(Tr), dont la branche verticale porte le nom de rhabde (r) et se termine par une corne
postérieure (cp). Les opisthoclades se fixent sur le rhabde immédiatement au-dessus de
la corne antapicale. Il existe également une corne apicale antérieure (ca), formée par
la coalescence des synclades antérieurs.
STRUCTURE INTERNE
Corps cytoplasmique et ses inclusions. — Le corps plasmatique des Ebriacés
semble être dépourvu de membrane périphérique différenciée. Le cytoplasme, incolore
ou rosâtre, rempli de globules graisseuses, ne contient pas de plastes et ne forme pas
de pseudopodes.
Le noyau est tout à fait apical et sa structure diffère chez les 2 genres. Chez Hermesinum (PI. 18, fig. 16, 17), il a l’aspect d’un dinocaryon typique, tandis que chez
Ebria (PI. 18, fig. 14) le noyau n’est ni un protocaryon, ni un dinocaryon et montre
un nucléole central et de nombreuses granulations chromatiques périphériques.
Les Ebriacés sont pourvus de 2 flagelles apicaux, longs et filiformes chez Ebria,
courts et inégaux, probablement hétérodynames, chez Hermesinum. Chez ce dernier,
ils sont fixés par un court rhizoplaste à la surface du noyau, mais les détails de la structure de la cinétide probable n’ont pu être élucidés.
MULTIPLICATION
On admet généralement que le seul mode de la multiplication des Ebriacés est la
division binaire, dont les détails n’ont pas été étudiés toutefois jusqu’à présent. On
trouve fréquemment les Ebriacés au stade de la prédivision, ayant sécrété dans leur
intérieur des squelettes-fils. D’après quelques stades, décrits par Hovasse (1932), il
semblerait que le clivage du corps cytoplasmique se ferait par une sorte de bourgeonnement latéral, l’individu-fils emportant à la séparation son squelette non entièrement
formé (PI. 18, fig. 17). On connaît également les stades des Ebriacés avec 2 ou plusieurs noyaux et avec les squelettes doubles ou multiples, parfois soudés ensemble,
caractérisés généralement par la silicification exagérée des éléments squelettiques,
se manifestant par la formation abondante d’épines et de petits spicules.
BIOLOGIE
Les Ebriacés, dépourvus de plastes, sont holozoïques et se nourrissent surtout de
Diatomées qu’ils ingèrent grâce à la labilité de la partie périphérique de leur corps.
Ils sont mobiles, et leurs déplacements sont si particuliers que Borgert avait tiré
même de ce caractère leur nom d’Ebriacés (ebrius, en latin, veut dire ivre). En effet,
en plus du mouvement progressif, accompagné d’une rotation autour de l’axe du corps,
semblable à celui des Dinoflagellés, ils font des bonds désordonnés et se jettent à droite
ou à gauche, retombant tantôt sur un côté, tantôt sur l’autre. D’après Hovasse, cette
marche saccadée et irrégulière serait due à la fixation probable non symétrique de leurs
flagelles.
