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Les Ebriacés soul répandus dans toutes les mers, mais surtout dans les eaux tempérées et froides. Dans la Méditerranée, ils sont relativement plus abondants à la surface
en automne et en hiver que pendant la saison chaude; on suppose que leur apparition
automnale doit coïncider avec l’arrivée à cette époque, par le détroit de Gibraltar, de
divers autres planctontes, tels que les Tintinnides, certains Dinoflagellés, etc.
L’étude des Ebriacés sur le vivant n’est pas aisée à cause de leur rareté relative et
de leurs dimensions exiguës. Par contre, on rencontre assez souvent leurs squelettes
dans les excreta de Copépodes, ainsi qu’incrustés sur les parois des lorica de divers Tintinnides ou agglomérés, comme les Silicoflagellés, à la surface des corps cytoplasmiques
des Radiolaires Phaeodariés à squelette hétérogène.
CLASSIFICATION
Les affinités des Ebriacés sont, pour le moment, incertaines. On a tenté de les rapprocher des Radiolaires, en se basant sur une certaine analogie de la forme de leurs
spicules initiaux avec ceux de certains Cyrtellaires, mais ce rapprochement ne peut
pas se justifier à cause du mode de la formation des squelettes chez les Ebriacés, tout
à fait particulier et bien différent de celui des Radiolaires. Leur incorporation parmi les
Dinoflagellés, proposée par Hovasse, basée sur les caractères cytologiques des noyaux,
semble être, pour le moment prématurée, étant donné l’insuffisance de nos connaissances de leur structure interne. Aussi, comme pour les Silicoflagellés, on a été obligé
de les ériger en une classe distincte de la super-classe des Flagellés.
La classification la plus récente des Ebriacés, proposée par Deflandre (1952),
qui tient compte surtout de l’évolution squelettique des formes fossiles, d’après l’auteur
lui-même, n’est que provisoire et susceptible de modifications ultérieures. Elle n’intéresse, d’ailleurs que relativement peu les formes actuelles, qui sont réduites à 2 familles,
2 genres et 2 espèces. Leurs diagnoses sont résumées dans le tableau suivant.
Clef pour familles
,
Espèces
Familles et leurs diagnoses
Genres et leurs caractères
°
méditerranéennes
1 Squelette à triode initial.
Fam. des EBRIIDAE
g. Ebria Borgert.
tripartita
(Schu(Lemm.) Deflandre.
Caractères squelettiques de la mann). R., à la surProclades simples, réunis par famille. Corps cytoplasmique face en hiver et en
des synclades antérieurs en ovoïdal, flagelles filiformes, automne. (PL 18,
1 anneau apical (nucléaire), longs et sub-égaux. Noyau fig. 13, 14).
Opisthoclades bifurqués près- avec caryosome central du
que aussitôt, généralement type intermédiaire entre prolargement étalés, réunis par tocaryon et dinocaryon.
des synclades postérieurs. Ba- । espèce
guettes connectives courtes,
réunissant les synclades opposés correspondants, antérieurs et postérieurs.
1 genre.
2 Squelette à triaene initial.
Fam. des EBRIOPSIDAE g. Hermesinum Zaccharias. adriaticum Zacch. R.,
Deflandre.
Caractères squelettiques de la à la surface pendant
Rhabde du triaene initial, famille. Corps cytoplasmique la saison froide. (PL
avec 2 cornes aux extrémités ovoïdal, légèrement aplati du 18, fig. 15-17).
du corps, à peu près axial, côté ventral. Flagelles courts,
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