CHAPITRE IX
EBRIIDEAE
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Comme les Silicoflagellés, avec lesquels ils ont été confondus d’ailleurs pendant
longtemps, les Ebriacés constituent un groupe isolé, nettement délimité, sans affinités
précises, de petits Flagellés à squelette siliceux, et font partie du nanoplancton, leurs
dimensions n’étant que de quelques dizaines de y seulement. Abondants dans les mers
tertiaires, ils ne sont représentés dans le plancton marin actuel que par 2 genres : Ebria
Borgert et Hermesinum Zaccharias. Différents l’un de l’autre aussi bien par la conformation de leurs squelettes que par leurs caractères cytologiques connus, ces 2 genres,
classés dans 2 familles distinctes, doivent être décrits séparément.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Squelette. — Le squelette interne des Ebriacés, plus ou moins continu, constitué
par des baguettes siliceuses pleines, s’agence autour d’un spicule initial par la voie
centrifuge sur un mode particulier, qui ne se rencontre nulle part ailleurs que chez
eux. Si les squelettes adultes des formes actuelles sont relativement simples, ils ne le
sont pas chez les formes fossiles, chez lesquelles leur complication a amené Deflandre
(1952) à établir le numérotage et la nomenclature de diverses baguettes, dont les dénominations ont été empruntées par lui aux désignations, transposées ou modifiées, des
spicules d’Eponges. Toutefois la connaissance de la plupart de ces termes n’est pas
indispensable pour l’étude des squelettes des formes vivantes.
Chez Ebria (PL 18, fig. 13) le spicule initial est un triode (T), formé par 3 branches,
divergentes sous des angles à 120°, munies de crêtes et d’épines, appelées actines (a).
Les extrémités des actines se prolongent par des baguettes siliceuses, dirigées les
unes vers l’avant, les proclades (p), les autres vers l’arrière du corps, les opisthoclades (o). Les proclades, qui peuvent être bifurqués, sont reliés entre eux par des
baguettes, appelées les synclades antérieurs (sa), qui forment ainsi un anneau apical
ou nucléaire, de l’intérieur duquel sortent en dehors les flagelles. Les opisthoclades
soit se terminent librement dans la partie postérieure du corps, soit sont réunis aux
extrémités par des synclades postérieurs (sp), qui délimitent également, dans ce dernier
cas, un anneau antapical. Dans la partie médiane du corps, au niveau des actines,
peuvent exister les petites baguettes secondaires ou mésoclades (m), qui relient
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EBRIIDEAE
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Comme les Silicoflagellés, avec lesquels ils ont été confondus d’ailleurs pendant
longtemps, les Ebriacés constituent un groupe isolé, nettement délimité, sans affinités
précises, de petits Flagellés à squelette siliceux, et font partie du nanoplancton, leurs
dimensions n’étant que de quelques dizaines de y seulement. Abondants dans les mers
tertiaires, ils ne sont représentés dans le plancton marin actuel que par 2 genres : Ebria
Borgert et Hermesinum Zaccharias. Différents l’un de l’autre aussi bien par la conformation de leurs squelettes que par leurs caractères cytologiques connus, ces 2 genres,
classés dans 2 familles distinctes, doivent être décrits séparément.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Squelette. — Le squelette interne des Ebriacés, plus ou moins continu, constitué
par des baguettes siliceuses pleines, s’agence autour d’un spicule initial par la voie
centrifuge sur un mode particulier, qui ne se rencontre nulle part ailleurs que chez
eux. Si les squelettes adultes des formes actuelles sont relativement simples, ils ne le
sont pas chez les formes fossiles, chez lesquelles leur complication a amené Deflandre
(1952) à établir le numérotage et la nomenclature de diverses baguettes, dont les dénominations ont été empruntées par lui aux désignations, transposées ou modifiées, des
spicules d’Eponges. Toutefois la connaissance de la plupart de ces termes n’est pas
indispensable pour l’étude des squelettes des formes vivantes.
Chez Ebria (PL 18, fig. 13) le spicule initial est un triode (T), formé par 3 branches,
divergentes sous des angles à 120°, munies de crêtes et d’épines, appelées actines (a).
Les extrémités des actines se prolongent par des baguettes siliceuses, dirigées les
unes vers l’avant, les proclades (p), les autres vers l’arrière du corps, les opisthoclades (o). Les proclades, qui peuvent être bifurqués, sont reliés entre eux par des
baguettes, appelées les synclades antérieurs (sa), qui forment ainsi un anneau apical
ou nucléaire, de l’intérieur duquel sortent en dehors les flagelles. Les opisthoclades
soit se terminent librement dans la partie postérieure du corps, soit sont réunis aux
extrémités par des synclades postérieurs (sp), qui délimitent également, dans ce dernier
cas, un anneau antapical. Dans la partie médiane du corps, au niveau des actines,
peuvent exister les petites baguettes secondaires ou mésoclades (m), qui relient
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