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L’anneau apical peut être orné en outre d’épines secondaires, dites surnuméraires,
situées souvent dans le plan axial de la coupole. D’après Deflandre, la partie superficielle des éléments squelettiques des Silicoflagellés présenterait une ornementation
réticulée, constituée par de petits boutons, reliés par de fines côtes (PL 18, fig. 1 B),
dont la disposition varierait suivant les espèces.
Les squelettes des Silicoflagellés sont sujets à de grandes variations. Hovasse et
Frenguelli ont montré qu’on peut rencontrer dans le plancton des dizaines de variétés,
appartenant à la même espèce, les variations portant soit sur la forme de l’anneau
basal et le nombre de ses cornes et de ses épines, soit sur celle de l’appareil apical,
qui peut être réduit et parfois même absent.
A certaines saisons de l’année, et notamment en automne, on trouve des Silicoflagellés avec un squelette double. Stor (1880), et ensuite Haeckel, les avaient considérés comme les stades normaux des formes nouvelles, pour lesquelles ils avaient créé
le genre particulier de Distephanus. Borgert et Schulz les avaient interprétés comme
résultant de la copulation de 2 individus. C’est Hovasse (1932) qui a montré qu’il
s’agissait, en réalité, des stades de la prédivision et que le deuxième squelette, squelettefils, était sécrété à l’intérieur du Silicoflagellé antérieurement au clivage cytoplasmique.
La sécrétion du nouveau squelette, qui se fait en un ou deux temps, commence par celle
de l’anneau basal, qui apparaît généralement comme une réplique énantiomorphe de
l’anneau paternel (PI. 18, fig. 10) ; l’appareil apical se forme en second lieu et peut
être souvent différent de celui du père (PL 18, fig. 11). Hovasse a constaté toutefois
que par suite soit du déboublement, soit de l’absence d’un pseudopode, auxquels semble
être révolu le rôle de premier plan dans la sécrétion squelettique, même l’anneau basal
néoformé est sujet à des modifications, ce qui expliquerait, d’après lui, les variations
squelettiques si nombreuses et fréquentes chez les Silicoflagellés.
STRUCTURE INTERNE
Corps cytoplasmique et ses inclusions. — La cytologie des Silicoflagellés n’est
pas encore complètement élucidée. En plus des observations anciennes de Borgert,
on ne possède que les travaux de Hovasse (1932) et de Marshall (1934), qui se contredisent sur plusieurs points importants. Le corps cytoplasmique d’un Silicoflagellé serait
logé, normalement, à l’intérieur du squelette, lequel est ainsi typiquement externe.
Mais d’après Marshall, le corps ne serait pas entouré d’une membrane métaplasmique
et il existerait à sa périphérie une couche de cytoplasme hyalin, l’exoplasme, qui déborderait ainsi le squelette et formerait les pseudopodes, le flagelle étant présent en même
temps que ces derniers (PL 18, fig. 7). D’après Hovasse, les Silicoflagellés présenteraient, au contraire, 2 stades distincts : l’un pseudopodial, caractérisé par l’absence du
flagelle et par la présence des pseudopodes seuls, qui n’apparaîtraient qu’au moment
de la formation du nouveau squelette et qui ne semblent pas être utilisés dans un autre
but; l’autre flagellé, la présence du flagelle excluant la possibilité de la formation des
pseudopodes. Le flagelle, très long, sort à l’extérieur le long d’une corne radiale, considérée comme apicale, se montre rigide dans sa partie proximale et mobile à son extrémité libre, et c’est par des battements de cette dernière que se fait la progression du
Flagellé.
Le cytoplasme contient de nombreux petits chromoplastes de couleur brun-jaunâtre
ou verdâtre, ainsi qu’une quantité de granulations, dont certaines semblent être de la
leucosine.
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