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Le noyau unique, invisible in vivo, apparaît, après la coloration, comme-un protocaryon avec un nucléole et les grains chromatiques périphériques. La cinétide du flagelle, la division nucléaire et le clivage du corps cytoplasmique au cours de la division
binaire, qu’on croit être le seul moyen de la multiplication des Silicoflagellés, n’ont
pas été ni mis en évidence, ni observés en détail. Quant aux individus « plurinucléés »,
signalés par Borgert et interprétés par lui comme des stades de la sporulation, ils
semblent résulter, en réalité, de la présence de parasites de nature inconnue.
BIOLOGIE
Les Silicoflagellés, qui paraissent avoir joué un rôle très important dans le plancton
des mers tertiaires, sont actuellement en régression nette, aussi bien quantitativement
que qualitativement. D’après les évaluations de Gran, le nombre de cellules d’une espèce
commune, Dictyocha speculum, serait, dans le fjord d’Oslo, seulement de 54.400 par litre
d’eau. Le rôle effacé que les Silicoflagellés actuels jouent dans l’économie de la mer
n’a pas été établi avec précision. On sait seulement que, d’après Brinkman, ils constituent la nourriture exclusive de certaines larves d’Echinodermes nordiques. Leurs
squelettes se trouvent dans les tubes digestifs et les excreta de divers planctontes, tels
que les Copépodes et les Thaliacés, et on les rencontre en abondance agglomérés à la
surface des corps plasmatiques des Radiolaires Phaeodariés à squelette hétérogène,
notamment des Cementelles et des Miracelles.
Ecologie. — D’après les observations de Rampi (1948), les Silicoflagellés sont abondants dans la Méditerranée surtout en automne, saison pendant laquelle semble avoir
lieu une forte poussée de leurs divisions végétatives nocturnes. Certaines espèces,
comme Dictyocha fibula, préfèrent les eaux chaudes, ne se rencontrent à la surface de
la mer qu’en été et disparaissent dès que la température descend au-dessous de 18°C.
D’autres, comme Dictyocha speculum et D. octonaria, affectionnent les eaux froides,
et on les trouve à la surface uniquement en hiver; enfin, quelques variétés de D. fibula
sont pérennantes.
Il est très possible que les diverses variétés des Silicoflagellés ne représentent que
les formes saisonnières et que leurs variations squelettiques soient occasionnées, comme
chez les Dinoflagellés, par la température du milieu ambiant. Les Silicoflagellés supportent les variations très fortes de la salinité, comme l’avait constaté Hovasse dans le
Bosphore, où cette dernière varie entre 18 et 36°/OoCLASSIFICATION
La systématique des Silicoflagellés, basée uniquement sur les caractères squelettiques,
était compliquée au début, car depuis Ehrenberg on érigeait en genres et espèces
distincts toutes les variétés qu’on rencontrait dans le plancton. Elle reste complexe
pour les formes fossiles, car elle fait cas des séries des genres éteints, considérés par des
micropaléontologistes comme des étapes évolutives ou des tentatives d’évolution fixes,
mais restées sans lendemain, au cours des quelques 80 millions d’années, avant le Crétacé supérieur, époque à laquelle ces derniers placent l’apparition du type initial des
Silicoflagellés, lequel s’est conservé, tel quel, jusqu’à nos jours sous forme de l’unique
genre actuel Dictyocha Ehrenberg.
La systématique des Silicoflagellés actuels est simple. Ils ne constituent qu’une seule
famille, celle des Dictyochidae Lemmermann avec l’unique genre Dictyocha Ehrenberg,
Le noyau unique, invisible in vivo, apparaît, après la coloration, comme-un protocaryon avec un nucléole et les grains chromatiques périphériques. La cinétide du flagelle, la division nucléaire et le clivage du corps cytoplasmique au cours de la division
binaire, qu’on croit être le seul moyen de la multiplication des Silicoflagellés, n’ont
pas été ni mis en évidence, ni observés en détail. Quant aux individus « plurinucléés »,
signalés par Borgert et interprétés par lui comme des stades de la sporulation, ils
semblent résulter, en réalité, de la présence de parasites de nature inconnue.
BIOLOGIE
Les Silicoflagellés, qui paraissent avoir joué un rôle très important dans le plancton
des mers tertiaires, sont actuellement en régression nette, aussi bien quantitativement
que qualitativement. D’après les évaluations de Gran, le nombre de cellules d’une espèce
commune, Dictyocha speculum, serait, dans le fjord d’Oslo, seulement de 54.400 par litre
d’eau. Le rôle effacé que les Silicoflagellés actuels jouent dans l’économie de la mer
n’a pas été établi avec précision. On sait seulement que, d’après Brinkman, ils constituent la nourriture exclusive de certaines larves d’Echinodermes nordiques. Leurs
squelettes se trouvent dans les tubes digestifs et les excreta de divers planctontes, tels
que les Copépodes et les Thaliacés, et on les rencontre en abondance agglomérés à la
surface des corps plasmatiques des Radiolaires Phaeodariés à squelette hétérogène,
notamment des Cementelles et des Miracelles.
Ecologie. — D’après les observations de Rampi (1948), les Silicoflagellés sont abondants dans la Méditerranée surtout en automne, saison pendant laquelle semble avoir
lieu une forte poussée de leurs divisions végétatives nocturnes. Certaines espèces,
comme Dictyocha fibula, préfèrent les eaux chaudes, ne se rencontrent à la surface de
la mer qu’en été et disparaissent dès que la température descend au-dessous de 18°C.
D’autres, comme Dictyocha speculum et D. octonaria, affectionnent les eaux froides,
et on les trouve à la surface uniquement en hiver; enfin, quelques variétés de D. fibula
sont pérennantes.
Il est très possible que les diverses variétés des Silicoflagellés ne représentent que
les formes saisonnières et que leurs variations squelettiques soient occasionnées, comme
chez les Dinoflagellés, par la température du milieu ambiant. Les Silicoflagellés supportent les variations très fortes de la salinité, comme l’avait constaté Hovasse dans le
Bosphore, où cette dernière varie entre 18 et 36°/OoCLASSIFICATION
La systématique des Silicoflagellés, basée uniquement sur les caractères squelettiques,
était compliquée au début, car depuis Ehrenberg on érigeait en genres et espèces
distincts toutes les variétés qu’on rencontrait dans le plancton. Elle reste complexe
pour les formes fossiles, car elle fait cas des séries des genres éteints, considérés par des
micropaléontologistes comme des étapes évolutives ou des tentatives d’évolution fixes,
mais restées sans lendemain, au cours des quelques 80 millions d’années, avant le Crétacé supérieur, époque à laquelle ces derniers placent l’apparition du type initial des
Silicoflagellés, lequel s’est conservé, tel quel, jusqu’à nos jours sous forme de l’unique
genre actuel Dictyocha Ehrenberg.
La systématique des Silicoflagellés actuels est simple. Ils ne constituent qu’une seule
famille, celle des Dictyochidae Lemmermann avec l’unique genre Dictyocha Ehrenberg,
