CHAPITRE Vlll
SI LICOFLAGELLI DAE
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTERES GENERAUX
Les Silicoflagellés, caractérisés par l’existence chez eux d’un squelette siliceux,
constituent un petit groupe, nettement délimité, des Flagellés et sont nanoplanctoniques,
leurs dimensions oscillant entre 10 et 50 p..
Leurs squelettes, trouvés à l’état fossile dans la craie, ont été décrits, pour la première fois, par Ehrenberg (1838), qui les avait classés dans les Polygastriques. Considérés ensuite comme des Diatomées par Kutzing, comme des Radiolaires par Müller
et Haeckel, comme de simples éléments isolés de squelettes discontinus des Radiolaires Phaeodariés par R. Hertwig, leur nature flagellaire a été démontrée par Borgert (1891), qui avait reconnu chez eux l’existence d’un flagelle, et leur avait donné
leur nom actuel.
A la suite des travaux relativement récents de Gemeinhardt (1930-1931), de
Hovasse (1932) et de Marshall (1934), les Silicoflagellés se sont révélés comme étant
des Phytoflagellés unicellulaires autotrophes, apparentés aux Chrysomonadines, ayant
un squelette siliceux continu, possédant des chromoplastes, pourvus d’un seul flagelle
et pouvant former des pseudopodes.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Squelette. — Le squelette des Silicoflagellés actuels est constitué par des tubes
remplis, semble-t-il, d’eau de mer et non de cytoplasme, agencés en 2 parties : basale
et apicale. La première, appelée anneau basal, est polygonale avec 4-9 côtés, dont les
angles se prolongent en cornes, dites radiales, tandis que les côtés sont ornés chacun
d’une petite épine de soutien (PI. 18, fig. 1 A). L’anneau basal est surmonté sur
l’une de ses faces par un dôme ou une coupole fenestrée, représentant l’appareil apical,
lequel, dans le cas de l’anneau basal quadrangulaire, est constitué par 2 tubes ou
baguettes arquées en forme d’anses, reliés par un tube orné, parfois, d’une épine axiale,
dont l’ensemble a l’aspect d’un pont en FI et présente, vu par le haut, 4 fenêtres basales
(PI. 18, fig. 1 A). Quand l’anneau basal a de 5 à 9 côtés avec, respectivement, autant de cornes radiales et d’épines de soutien que d’angles et de côtés, l’appareil apical
devient annulaire polygonal, semblable à l’anneau basal, mais de dimensions plus
réduites et parfois différemment fenestré, relié à ce dernier par des baguettes arquées,
partant de ses angles et soudées au milieu des côtés de l’anneau basal (PI. 18, fig. 5, 9).
SI LICOFLAGELLI DAE
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTERES GENERAUX
Les Silicoflagellés, caractérisés par l’existence chez eux d’un squelette siliceux,
constituent un petit groupe, nettement délimité, des Flagellés et sont nanoplanctoniques,
leurs dimensions oscillant entre 10 et 50 p..
Leurs squelettes, trouvés à l’état fossile dans la craie, ont été décrits, pour la première fois, par Ehrenberg (1838), qui les avait classés dans les Polygastriques. Considérés ensuite comme des Diatomées par Kutzing, comme des Radiolaires par Müller
et Haeckel, comme de simples éléments isolés de squelettes discontinus des Radiolaires Phaeodariés par R. Hertwig, leur nature flagellaire a été démontrée par Borgert (1891), qui avait reconnu chez eux l’existence d’un flagelle, et leur avait donné
leur nom actuel.
A la suite des travaux relativement récents de Gemeinhardt (1930-1931), de
Hovasse (1932) et de Marshall (1934), les Silicoflagellés se sont révélés comme étant
des Phytoflagellés unicellulaires autotrophes, apparentés aux Chrysomonadines, ayant
un squelette siliceux continu, possédant des chromoplastes, pourvus d’un seul flagelle
et pouvant former des pseudopodes.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Squelette. — Le squelette des Silicoflagellés actuels est constitué par des tubes
remplis, semble-t-il, d’eau de mer et non de cytoplasme, agencés en 2 parties : basale
et apicale. La première, appelée anneau basal, est polygonale avec 4-9 côtés, dont les
angles se prolongent en cornes, dites radiales, tandis que les côtés sont ornés chacun
d’une petite épine de soutien (PI. 18, fig. 1 A). L’anneau basal est surmonté sur
l’une de ses faces par un dôme ou une coupole fenestrée, représentant l’appareil apical,
lequel, dans le cas de l’anneau basal quadrangulaire, est constitué par 2 tubes ou
baguettes arquées en forme d’anses, reliés par un tube orné, parfois, d’une épine axiale,
dont l’ensemble a l’aspect d’un pont en FI et présente, vu par le haut, 4 fenêtres basales
(PI. 18, fig. 1 A). Quand l’anneau basal a de 5 à 9 côtés avec, respectivement, autant de cornes radiales et d’épines de soutien que d’angles et de côtés, l’appareil apical
devient annulaire polygonal, semblable à l’anneau basal, mais de dimensions plus
réduites et parfois différemment fenestré, relié à ce dernier par des baguettes arquées,
partant de ses angles et soudées au milieu des côtés de l’anneau basal (PI. 18, fig. 5, 9).
