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Chadefaud et Feldmann et de Lecal-Schlauder, ils sont hétérodynames, l’un
restant droit et l’autre contourné pendant la progression (PI. 17, fig. 12). 2 chromoplastes de couleur brune ou jaune-verdâtre, volumineux et en forme de haricots, de
calottes ou de croissants, sont situés latéralement, et rendent l’espace vacuolaire
très réduit, sans vacuoles pulsatiles. L’existence des pyrénoïdes, un par chromoplaste,
soupçonnée par Lohmann, semble devoir être confirmée. Tout le corps cytoplasmique,
et même la coque, peuvent être colorés d’une manière intense par des pigments, généralement de couleur brune-rouge, mais pouvant présenter toute une gamme de teintes,
allant de jaune-clair au brun-noir, de nature mélanique, d’après les analyses de LecalSchlauder.
Les réserves de matières nutritives sont représentées par des gouttelettes d’huile,
par des granulations pigmentées et par des sphérules de leucosine.
L’étude cytologique des Coccolithophorides, encore bien incomplète, présente de
grandes difficultés, dues principalement à leurs dimensions exiguës, à l’opacité du
corps cytoplasmique par suite de la présence d’une coque calcaire, de la couche mucilagineuse périphérique, de la forte pigmentation et à leur extrême fragilité, ne permettant
pas souvent les fixations usuelles.
MULTIPLICATION
Le cycle évolutif des Coccolithophorides n’est pas entièrement élucidé, et on ignore
actuellement s’il existe chez eux la reproduction sexuée. On a plus de renseignements
sur leur multiplication végétative, qui peut se faire par des divisions végétatives, par
la sporulation et par la formation de kystes et des associations palmelloïdes.
La division binaire est normalement longitudinale, avec le dédoublement des chromoplastes, sans perte des flagelles, chaque produit de la division emportant une partie
des coccolithes et sécrétant ensuite ceux qui lui manquent. Toutefois, d’après LecalSchlauder, pourrait avoir lieu, dans quelques cas, la division transversale inégale.
La sporulation, signalée chez de nombreuses espèces, a été décrite d’une manière
insuffisante et on ignore, le plus souvent, le sort des spores.
D’après les recherches de Bernard (1948), la multiplication des Coccolithophorides
serait en liaison étroite avec le milieu dans lequel ils vivent. Ainsi, chez Coccolithus
fragilis, l’espèce la plus commune du plancton superficiel méditerranéen, il existerait
dans son cycle évolutif 7 stades, morphologiquement différents. En voisinage des côtes
il n’y a pas de formation de kystes, mais a lieu la production d’un petit nombre (8) de
spores, qui s’agglomèrent, perdent leurs flagelles, s’entourent d’une couche mucilagineuse, se multiplient activement, et constituent des amas palmelloïdes pouvant atteindre
jusqu’à 2 mm de long, visibles à l’œil nu. Par contre, au large, dans le milieu nutritif
plus pauvre, a lieu la formation de kystes exogènes calcifiés et la production de 4 à
64 spores à coques non calcifiées. Le cycle évolutif des Coccolithophorides, formulé
par Bernard, s’il est hypothétique en partie et ne s’applique qu’aux formes de surface,
établit néanmoins, avec certitude, la notion du polymorphisme des Coccolithophorides
en rapport étroit avec les caractères du milieu ambiant.
BIOLOGIE
Écologie. — Les Coccolithophorides sont extrêmement abondants dans les mers
tropicales et subtropicales et moins nombreux dans les mers froides, sauf au moment
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