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fixation sur l’appendice est éphémère et ils se détacheront de ce dernier dès que sur leurs
pédicules se fixeront les bourgeons du 3e ordre, généralement un seul par phorozoïde.
C’est ce dernier qui donnera, par strobilisation, toute une série (de 25 à 35, en moyenne)
de bourgeons, qui deviendront des gonozoïdes hermaphrodites (PI. 203, fig. 6). Dans le
cycle évolutif des Doliolides existent ainsi 2 stades coloniaux successifs : celui de l’oozoïde, portant sur son appendice dorsal des gastérozoïdes et des phorozoïdes, et celui du
phorozoïde, devenu libre dans la mer, et portant sur son appendice pédicellaire uniquement de futurs gonozoïdes. L’organisation du phorozoïde est plus simple que celle
de l’oozoïde (PI. 203, fig. 7); il n’a que 8 bandes musculaires, est dépourvu de stolon
et d’organes génitaux, et sa branchie n’a que 10-12 fentes ou stigmates. Les jeunes
gonozoïdes (PI. 203, fig. 8), qu’il porte sur son appendice pédicellaire, se détachent de lui
dès qu’ils atteignent le degré de développement suffisant pour pouvoir mener une vie
indépendante.
GONOZOIDE
ORGANISATION GENERALE
Les gonozoïdes adultes (PL 204, fig. 1), tout en ayant une organisation semblable à
celle des oozoïdes, se distinguent de ces derniers par les caractères suivants : leur taille
est moindre, le siphon buccal a 12 lobes et le siphon cloacal seulement 10; le nombre
de leurs muscles est réduit à 8, et ils sont dépourvus de statocyste et d’appendice dorsal.
Leur ganglion cérébroïde médio-dorsal est situé entre III et IV muscles et l’organe
vibratile s’ouvre dans le pharynx en avant du IL La branchie, avec 2 séries de nombreuses
fentes étroites (jusqu’à 200) est tantôt peu bombée vers la cavité atriale, tantôt, au
contraire, elle l’est fortement et prend la forme d’une selle. L’appareil digestif est à peu
près semblable à celui de l’oozoïde, et dans son voisinage, rejetés ventralement du côté
gauche, sont logés les organes génitaux, comprenant un testicule (t) et un ovaire (ov),
s’ouvrant par leurs orifices respectifs dans le cloaque en arrière de l’anus (ra). L’ovaire
est piriforme, tandis que le testicule, en forme de massue, est généralement allongé
contre l’endostyle et peut se prolonger jusqu’à l’extrémité antérieure de ce dernier.
Les gonozoïdes des Doliolides étant protérogynes, les spermatozoïdes ne se développent
dans les testicules qu’après le mûrissement et l’expulsion dans la mer de 1 à 3 œufs,
entourés d’une couche de cellules folliculaires.
EMBRYOGÉNIE
L’œuf émis en liberté descend au fond de la mer où il est fécondé et subit au début
une évolution rapide. Pour ces deux raisons l’évolution initiale de nombreuses espèces
de Doliolides reste encore inconnue à l’heure actuelle.
Après la fécondation l’œuf s’entoure d’une membrane vitelline anhiste, subit une
segmentation totale et régulière, et ses premiers stades évolutifs ressemblent à ceux des
Ascidies, car l’embryon présente une masse globuleuse antérieure et une partie caudale
repliée. Aux stades ultérieurs, assez communs dans le plancton de profondeur moyenne
de 200 à 400 mètres, l’embryon (PL 204, fig. 2) se montre effilé avec un rostre (r) à sa
partie antérieure, homologue probable des papilles adhésives des larves têtards d’Ascidies, et une queue cordee (ch). La partie globuleuse moyenne contient déjà les ébauches
du système nerveux (n), du pharynx et de l’endostyle (end) et 2 amas mésodermiques
(mth et me) ; chez certaines espèces, telles que D. mülleri, la queue est séparée du tronc
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