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gitudinaux, communiquant entre eux par leurs extrémités distales, qui délimite ainsi
2 canaux sanguins contigus.
Stolon. — Le stolon, siège de la blastogénèse, situé ventralement au-dessus du cœur,
existe déjà au stade larvaire sous forme d’un petit diverticule ectodermique (st), enfoui
dans la tunique; dans les stades ultérieurs il perce la tunique et fait saillie à l’extérieur.
Sa constitution, imparfaitement connue, a donné lieu à diverses interprétations
concernant la nature des ébauches des tractus qu’il contient et leurs destinées organogénétiques. D’après celle de Neumann, la plus récente, le stolon contiendrait les 8 tractus
suivants : 2 médians-péricardique et mésodermique; 2 pharyngiens antérieurs et 4 cordons cloacaux latéraux, dont une paire primitive interne et une paire secondaire externe.
Au cours du bourgeonnement des blastozoïdes le cordon mésodermique donnerait le
système nerveux, les cordons pharyngiens — les organes génitaux, les cordons cloacaux
internes — le pharynx et le cœur, et les cordons cloacaux externes formeraient les
muscles, le cloaque se formant par invagination ectodermique.
bourgeonnement de l’oozoïde
En s’allongeant, le stolon strobilise à son extrémité distale des éléments encore non
spécialisés, désignés sous le nom de probourgeons (prb) ou bourgeons migrateurs. Ils
sont transportés, en une procession interrompue (Pl. 203, fig. 2, 3), par des cellules
particulières, appelées les phorocytes, qui ne sont que des cellules ectodermiques de la
base du stolon, devenues libres et amœboïdes. La procession chemine à la surface de
la tunique sur le flanc droit de l’oozoïde jusqu’à la base de l’appendice dorsal, lequel
commence à s’allonger. Les probourgeons premiers arrivés se multiplient par divisions
inégales en 14-20 bourgeons, qui se disposent en 2 files latérales divergeantes sur la
face dorsale de l’appendice. Ils se fixent par un dispositif pédiculaire, appelé placenta
épithélial, qui perce la tunique et les met en communication avec les 2 sinus sanguins
de l’appendice. Ils se transformeront ensuite en blastozoïdes stériles, ayant la forme
d’une cuillère par suite du rejet ventral de leur orifice buccal très dilaté (Pl. 203, fig. 4,
sb). Ils portent le nom de gastérozoïdes, ont une musculature réduite non annulaire,
finissant par disparaître ultérieurement, n’ont pas de statocyste ni de cavité atriale, et
leur branchie à une vingtaine de fentes, s’ouvrant dorsalement directement à l’extérieur.
A l’extérieur également débouche par l’anus dorsal leur appareil digestif, qui prend un
très fort développement, car le rôle des gastérozoïdes consistera à nourrir toute la colonie,
y compris l’oozoïde lui-même. Ce dernier perd, en effet, son caractère primitif de « nourrice », en subissant diverses transformations qui feront de lui un simple véhicule de la
colonie, devenu tributaire, au point de vue de la nutrition, des gastérozoïdes. Le pharynx branchial, l’endostyle et l’appareil digestif subissent chez lui une régression totale;
le cœur et le système nerveux subsistent, tandis que les muscles s’élargissent fortement
à devenir presque contigus et forment un manchon musculaire périphérique, dont les
contractions feront progresser très rapidement, et par saccades, toute la colonie (Pl. 203,
fig- 5).
D’autres éléments de la strobilisation du stolon qui parviennent ultérieurement, à
l’aide de phorocytes, jusqu’à l’appendice dorsal se placent en lignes médianes entre les
rangées latérales de gastérozoïdes (PL 203, fig. 3). Les premiers arrivés portent le nom de
bourgeons du 1er ordre, les suivants ceux du 2e, 3e ordres, et ainsi de suite. Ils se fixent
sur l’épithélium de l’appendice dorsal par un appareil pédiculaire placentaire, semblable
à celui des gastérozoïdes, et sont désignés sous le nom de phorozoïdes. La durée de leur
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