— 517 —
de 40 mm de long, et dans les mers tropicales, à 2000 et même 3000 m, une forme géante,
Bathocordeus charon, coloré en rouge-orange, dont la taille peut atteindre, la queue
comprise, 95 mm. La taille de nos espèces épiplanctoniques oscille généralement entre
5 et 10 mm et n’atteint 14-15 mm que chez Stegosoma magnum.
On a voulu considérer les Appendiculaires comme très anciens, et Lohmann rapporte
à eux une forme géante, problématique, Oesia disjuncta, découverte dans le Cambrien
moyen de la Colombie britannique.
PARASITES DES APPENDICULAIRES
Les parasites des Appendiculaires sont nombreux et plusieurs parmi eux sont encore
imparfaitement connus. Les uns sont externes, tels que les Oodiniuni, Apodinium et
Parapodinium, du groupe des Blastodinides, Dinoflagellés aberrants, qui ont été décrits
dans le chapitre consacré aux Péridiniens. D’autres sont internes, tels que les Neresheimeria, considérées également comme des Blastodinides aux affinités douteuses, encore
mal connues, ainsi d’ailleurs que quelques Grégarines du tube digestif, qui restent
indéterminées.
SYSTÉMATIQUE
La classification actuelle des Appendiculaires est basée sur les caractères morphologiques et anatomiques, tels que la forme du tronc et de la queue, la présence ou l’absence
de l’endostyle, les contours de l’estomac et la position de ses cæcum, le nombre et la
disposition des cellules sub-cordales et amphi-cordales, la présence ou l’absence de
groupements pharyngiens, la forme et l’emplacement des organes génitaux, etc. En
tenant compte de ces caractères, dont certains sont parfois difficiles à déceler, on divise
les Appendiculaires en 3 familles.
1. Famille des Oikopleuridae (Lahille). Chez les représentants de cette famille,
la plus nombreuse en genres et espèces, le tronc est généralement globuleux, ovoïde,
la bouche est munie de lèvres. Les oikoplastes, diversement localisés et principalement
sur la face ventrale au-dessus de l’anus, sécrètent des maisonnettes cloisonnées (PJ. 192,
fig. 6, 7), à l’intérieur desquelles est logé l’Appendiculaire tout entier. L’endostyle est
court, droit et massif, souvent quadrangulaire, et sa gouttière est ouverte sur toute
sa longueur. Les spiracles sont situés loin de la bouche, dans la région du rectum.
L’œsophage ascendant aborde généralement par la face dorsale l’estomac pourvu de
2 cæcum, droit et gauche. L’intestin sans cæcum aboutit directement au rectum. La
queue est assez étroite, jamais bifurquée à son extrémité distale.
4 genres de cette famille sont représentés dans la Méditerranée.
g. Oikopleura Mertens, avec de nombreuses espèces épiplanctoniques, dont la
détermination est parfois assez difficile.
g. Stegosoma Chun, dont l’unique espèce magnum est une forme de profondeur
moyenne, souvent ramenée à la surface en automne.
g. Pegalopleura Lohmann, dont l’unique espèce méditerranéenne : haranti a
été décrite par Vernières dans le plancton profond de Villefranche-sur-Mer.
g. Megalocercus Chun, sp. abyssorum, très rare, a été capturé par Chun dans le
plancton de 1000 m de profondeur aux environs de Naplesx.
(1) Mme Bernard, dans une note récente (1954), a signalé la capture dans le plancton d’Alger, à faible
profondeur, de 5 exemplaires de Megalocercus, amenés, probablement, près de la surface à la suite de la
remontée des couches profondes.
de 40 mm de long, et dans les mers tropicales, à 2000 et même 3000 m, une forme géante,
Bathocordeus charon, coloré en rouge-orange, dont la taille peut atteindre, la queue
comprise, 95 mm. La taille de nos espèces épiplanctoniques oscille généralement entre
5 et 10 mm et n’atteint 14-15 mm que chez Stegosoma magnum.
On a voulu considérer les Appendiculaires comme très anciens, et Lohmann rapporte
à eux une forme géante, problématique, Oesia disjuncta, découverte dans le Cambrien
moyen de la Colombie britannique.
PARASITES DES APPENDICULAIRES
Les parasites des Appendiculaires sont nombreux et plusieurs parmi eux sont encore
imparfaitement connus. Les uns sont externes, tels que les Oodiniuni, Apodinium et
Parapodinium, du groupe des Blastodinides, Dinoflagellés aberrants, qui ont été décrits
dans le chapitre consacré aux Péridiniens. D’autres sont internes, tels que les Neresheimeria, considérées également comme des Blastodinides aux affinités douteuses, encore
mal connues, ainsi d’ailleurs que quelques Grégarines du tube digestif, qui restent
indéterminées.
SYSTÉMATIQUE
La classification actuelle des Appendiculaires est basée sur les caractères morphologiques et anatomiques, tels que la forme du tronc et de la queue, la présence ou l’absence
de l’endostyle, les contours de l’estomac et la position de ses cæcum, le nombre et la
disposition des cellules sub-cordales et amphi-cordales, la présence ou l’absence de
groupements pharyngiens, la forme et l’emplacement des organes génitaux, etc. En
tenant compte de ces caractères, dont certains sont parfois difficiles à déceler, on divise
les Appendiculaires en 3 familles.
1. Famille des Oikopleuridae (Lahille). Chez les représentants de cette famille,
la plus nombreuse en genres et espèces, le tronc est généralement globuleux, ovoïde,
la bouche est munie de lèvres. Les oikoplastes, diversement localisés et principalement
sur la face ventrale au-dessus de l’anus, sécrètent des maisonnettes cloisonnées (PJ. 192,
fig. 6, 7), à l’intérieur desquelles est logé l’Appendiculaire tout entier. L’endostyle est
court, droit et massif, souvent quadrangulaire, et sa gouttière est ouverte sur toute
sa longueur. Les spiracles sont situés loin de la bouche, dans la région du rectum.
L’œsophage ascendant aborde généralement par la face dorsale l’estomac pourvu de
2 cæcum, droit et gauche. L’intestin sans cæcum aboutit directement au rectum. La
queue est assez étroite, jamais bifurquée à son extrémité distale.
4 genres de cette famille sont représentés dans la Méditerranée.
g. Oikopleura Mertens, avec de nombreuses espèces épiplanctoniques, dont la
détermination est parfois assez difficile.
g. Stegosoma Chun, dont l’unique espèce magnum est une forme de profondeur
moyenne, souvent ramenée à la surface en automne.
g. Pegalopleura Lohmann, dont l’unique espèce méditerranéenne : haranti a
été décrite par Vernières dans le plancton profond de Villefranche-sur-Mer.
g. Megalocercus Chun, sp. abyssorum, très rare, a été capturé par Chun dans le
plancton de 1000 m de profondeur aux environs de Naplesx.
(1) Mme Bernard, dans une note récente (1954), a signalé la capture dans le plancton d’Alger, à faible
profondeur, de 5 exemplaires de Megalocercus, amenés, probablement, près de la surface à la suite de la
remontée des couches profondes.
