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notables avec celles des Ascidies. Ainsi, son appareil respiratoire en forme de 2 tubes
est d’origine endodermique et ne montre aucune analogie avec 1 appareil péribranchial
de ces dernières. L’atrium cloacal n’existe pas, et le système nerveux laivaiie subit une
régression considérable. Le ganglion cérébroïde définitif se forme, contrairement à ce
qui a lieu chez les Ascidies, aux dépens de la vésicule cérébrale larvaire à la suite de
l’épaississement de sa paroi du côté droit. Il conserve son statocyste larvaire dans son
intérieur. Par contre, l’organe olfactif, ou la fossette vibratile, perd tout contact avec
lui, se ferme proximalement et s’ouvre distalement dans la cavité pharyngienne.
PHYSIOLOGIE
nutrition. — Par suite de l’immobilité de leur bouche les Appendiculaires sont incapables de capturer directement leur nourriture, laquelle leur parvient par l’intermédiaire de dispositifs spéciaux, désignés sous le nom de maisonnettes, logettes ou coquilles,
de forme et structure diverses. Les maisonnettes sont sécrétées par les oikoplastes, et il
en existe 3 types principaux : celles des Oikopleurides, des Fritillariides et des Kowalewskiides. Elles sont transparentes, extrêmement délicates, constituées par une substance gélatineuse non cellulosique, et, suivant le cas, l’Appendiculaire peut soit être
logé à l’intérieur, soit rester en dehors et être simplement suspendu à la maisonnette
par sa partie buccale. La plus compliquée est certainement la maisonnette d’Oikopleura
albicans (Pl. 192, fig. 7), qui est ovoïde, avec un rostre antérieur (r) et 2 prolongements
filamenteux à l’extrémité postérieure. Son intérieur est creusé de loges ou de chambres,
dont la centrale à 2 compartiments communiquants contient le tronc et la queue d’Oikopleura (chtr et chq), cette dernière dirigée vers l’arrière de la maisonnette. Le compartiment central communique avec 2 autres chambres, situées dorsalement, dites les
chambres du piège, dont les parois externes sont remplacées par des grillages extrêmement fins, faits de fibrilles gélatineuses, et qui se prolongent vers l’intérieur par des
entonnoirs. Celui de la chambre postérieure, une véritable nasse (N), se termine par un
tube (tb), auquel adhère la bouche de l’Appendiculaire. Grâce aux battements de la
queue l’eau de mer pénètre à l’intérieur de la maisonnette par l’orifice d’entrée (ori),
circule suivant les flèches et parvient finalement par le tube buccal de l’entonnoir de la
nasse dans la cavité pharyngienne à.’Oikopleura. L’excès d’eau, ainsi que celle rejetée
à travers les spiracles, est refoulé à l’extérieur par l’orifice de sortie (ors), situé à l’extrémité postérieure du compartiment caudal. Grâce à ce dispositif compliqué l’Appendiculaire reçoit la nourriture qui lui convient, composée principalement de divers éléments
du nanoplancton, subissant un triple triage : à travers le filtre d’accès (ori), les parois
de la nasse (oes) et dans le pharynx. Comme les filtres s’engorgent rapidement, généralement au bout de 2-3 heures, Oikopleura abandonne sa maisonnette en sortant, le
tronc en avant, par une petite chambre dite de sortie (chs), située sous le rostre, dont elle
fend la fine membrane séparatrice. Grâce à l’activité des oikoplastes une nouvelle
maisonnette peut être sécrétée par eux en une heure environ. Les deux autres types de
maisonnettes seront décrits dans la partie systématique.
ÉCOLOGIE
, ,L.es y^PPendlculaires vivent dans toutes les mers et font partie principalement de
1 épiplancton, entre 0 et 200 mètres de profondeur. On a capturé cependant en Méditerranée à 1000 m de profondeur un Appendiculaire rarissime Megalocercus abyssorum
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